Dossier d’œuvre architecture IA11000082 | Réalisé par
Chabbert Roland (Contributeur)
Chabbert Roland

Chercheur partenaire de 2002 à 2008

Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • dossier ponctuel
Cloître de l'abbaye de Fontfroide
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Aude
  • Commune Narbonne
  • Lieu-dit Fontfroide
  • Dénominations
    cloître
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Autres parties constituantes
    salle capitulaire, sacristie

Le cloître de l'abbaye est commencé dans la seconde moitié du 12e siècle pour être terminé dans le premier quart du 14e siècle. Le cloître primitif, dont on peut situer la construction entre 1180 et 1210, de moindre hauteur, était simplement recouvert d'un toit en appentis dont la charpente était apparente. On peut envisager (Galinier, 1975, p. 114) que de simples piliers dépourvus de chapiteaux soutenaient les couverts.

Une reconstruction est entreprise, sans doute dans la seconde moitié du 13e siècle. En témoignent les chapiteaux ornés de feuillages et de fruits, délicatement sculptés sur les 4 faces alors que certaines sont masquées par les puissantes piles qui marquent chaque angle.

La galerie sud qui longe l'église est la plus ancienne (Galinier, 1975, p. 115, Demarthe, 2006, p. 294) : dans la maçonnerie une assise de pierre plus claire signale le niveau de la poutre haute qui soutenait la charpente du toit primitif. Toutes les élévations en conservent la trace et dans la galerie nord s'y ajoutent les vestiges d'ouvertures, aujourd'hui bouchées. La construction ancienne a donc été remaniée. Pourtant, le couvrement à liernes et tiercerons de cette partie, plus complexe que sur le reste du cloître, pourrait attester un second remaniement plus tardif datable de l'époque moderne.

La galerie orientale qui ouvre sur la sacristie et la salle capitulaire est édifiée à la fin du 12e siècle, peu après la salle capitulaire qui peut être comparée à celle de l'abbaye de Flaran (Gers) ou de l'Escaladieu (Hautes-Pyrénées). Les boudins épais qui reposent sur des chapiteaux assez frustes semblent davantage masquer une voûte d'arête de tradition romane que dessiner les ogives d'une voûte gothique.

A cette époque et jusqu'au milieu du 14e siècle, le remplacement de la charpente par des voûtes d'ogives en pierre se poursuit. En conséquence, les baies cintrées qui éclairent le dortoir des moines sont pour partie obturées en partie basse par la construction des voûtes. Il en est de même des ouvertures qui éclairaient la ruelle des convers. Les sources consultées ne font pas mention de modification dans les décennies qui suivent ; cependant il est difficile de comprendre l’épaississement des maçonneries sur les travées les plus méridionales des galeries occidentales et orientales du cloître.

La galerie nord, édifiée en même temps que les 3 autres, est transformée au cours des 17e et 18e siècles, alors que des travaux de restauration et de rénovation de l'abbaye. La galerie est surélevée d'un niveau et les moines venus de Sénanque la modifieront encore au cours du 19e siècle. Le promenoir de l'étage côté nord est établi à cette époque, comme le remarque Jean-Louis Rebière (Occulus, n° 20, p. 15). La galerie a pris appui sur l'ancienne élévation nord du cloître et l'on a alors muré des baies cintrées qui sont encore visibles à chacune des extrémités du promenoir.

Dans un bail à besogne daté du 22 octobre 1679 (AD Aude H 610, n° 8), le prieur et les moines font appel au maître maçon Félix Pradel pour "réparer et entretenir tous les couverts et le dessus du cloître". Il est précisé que le dessus du cloître doit être "garny de bons bâtons" et que les canalisations doivent être refaites. Il est donc certain que le toit en terrasse qui couvre les voûtes du cloître existe à cette époque et que l’on se soucie de son étanchéité. On se préoccupe de son entretien régulier puisque le maître maçon est engagé pour dix ans à cet effet.

Diverses réparations sont opérées par la suite puisque les registres de dépenses de l’abbaye (AD Aude H 610) attestent du paiement de 557 livres 5 sols à Pierre Rocagel pour "divers ouvrages tels que les nouveaux aqueducs, réparation des couverts". On apprend ainsi que les murs du cloître étaient crépis dans le dernier quart du 18e siècle. On trouve trace du paiement de 296 livres à un ouvrier italien "pour crépir et blanchir le cloître" en 1784 dans les mêmes registres.

Vendue comme Bien National en 1790, l’abbaye connaîtra plusieurs propriétaires. On sait (Occulus, n° 3, p. 10) que quelques colonnettes et chapiteaux du cloître furent vendues aux enchères en mai de la même année par le Directoire du District de Narbonne. L'adjudication, prononcée le 24 mai 1791, attribue Fontfroide aux citoyens Guillaume Causse et Jacques Pascal mais cette acquisition contestée fut annulée et l'abbaye cédée en 1797 aux Hospices de Narbonne pour compenser les pertes de l'époque révolutionnaire (Anne Gardey de Soos, op. cit.). Cependant, les revenus étant insuffisants, la municipalité décida de vendre certains éléments sculptés de l'abbaye. Ainsi, le 17 avril 1828, une lettre du vice-président de la Commission des Hospices de Narbonne adressée à Monsieur de Latenay, lui précise le prix de vente de 10 colonnettes qui "composent l'arcade du fond du cloître de l'abbaye de Fontfroide." Les protestations du marquis de Gléon, ancien maire de Narbonne et l'intervention du baron Asselin, préfet de l'Aude, n'arrêteront pas la transaction et ce sont 5 caisses avec 34 pièces (4 impostes, 10 bases, 10 colonnes et 10 chapiteaux) : l'ensemble de la première travée Est de la galerie sud, qui sont adressées à Monsieur de Saint-Priest à Lyon.

Le baron de Saint-Aubin en fait l’acquisition le 3 novembre 1833 pour 151.000 francs et entreprend alors d’importants travaux de restauration qui sont confirmés par Eugène Viollet-le-Duc 10 ans plus tard dans le rapport qui permettra la protection de l’abbaye au titre des monuments historiques.  Non seulement l’architecte fait mention d’un orage en 1839 qui "éleva dans le cloître et l'église les eaux à 9 pieds de haut " nécessitant le déblaiement de la vase déposée par les flots, mais il note aussi "le déblaiement des terres et arbustes sur les voûtes du cloître et le carrelage en brique sur ses voûtes". Viollet-le-Duc signale également que 17 colonnettes manquent : "17 colonnettes du cloître à refaire, ayant été enlevées et remplacées par des piles en moellons mal assujettis au risque de laisser tomber l'arcature. Ces 17 colonnettes se composent chacune : d'un fût, du chapiteau et d'une base, le tout en marbre blanc veiné des Pyrénées. Il établit un devis (Archives de la Commission des Monuments Historiques (Aude, dossier n° 301) et propose une reconstitution à l'identique et l'installation de copies pour remplacer les œuvres disparues. Cette idée est soutenue par Prosper Mérimée et validée par la Commission des Monuments Historiques. Cependant, l'opération sera ajournée jusqu'en 1993 faute de moyens.

Dans son rapport de 1843, Eugène Viollet-le-Duc fait quelques préconisations : "il faudrait sur ces voûtes établir un massif de béton en pente sur lequel on poserait de la tuile neuve sur bain de mortier, avec un chéneau et des gargouilles pour rejeter les eaux loin des murs". Dominique Larpin (Occulus, n° 1, 1989, p. 21) confirme que la solution préconisée par Viollet-le-Duc fut retenue pour l'essentiel par Gustave Fayet. Les sondages réalisés attestent d'un couvert en béton armé sur lequel furent posés des carreaux en terre cuite jointoyés à la chaux et au ciment.  De plus, le chantier de restauration, confié en 1989 aux entreprises Bigot, de Narbonne, et Kientzy, de Périgueux, a permis de comprendre que les raccordements vers les gargouilles évacuant l'eau étaient défectueux mais de découvrir aussi un chéneau en pierre, contemporain de l'époque du voûtement du cloître et peut être de son couvrement en terrasse.

Ainsi, après avoir acquis le domaine, Gustave Fayet procéda à la restauration de l'abbaye. Dans une lettre du 8 mai 1908, le nouveau propriétaire interroge son architecte Joseph Philippe Winckler sur la marche à suivre car le premier projet concerne le cloître (Rougeot, 2011, p. 242) pour un montant de 15.000 francs. Henri Nodet, architecte des Monuments historiques, autorise les travaux prévus et apporte quelques modifications au projet de Winckler (changement de matériaux et conseil sur l’éventuel remplacement de chapiteaux). Les travaux sont lancés au mois de juin 1909 avec l'objectif de redonner au cloître sont aspect originel. L'agenda de Fayet fait mention, à la date du 22 août 1908, du replacement de colonnes et de chapiteaux dans la salle capitulaire et en priorité de l'ouverture des arceaux de la galerie du premier étage. Il prévoit boucher des portes, de consolider les nervures et de rejointoyer les pierres. Il envisage l'installation d'une fontaine lavabo mais le projet est abandonné au profit d'un puits décoratif encore en place. En effet, Fayet fait mettre en place un dolium au-dessus duquel l'entrepreneur Vassal de Moussan pose une margelle en pierre avant que le forgeron Trouilhet, installé à Béziers, ne confectionne le garde-corps (Apports Fayet, p. 28.).

Le 7 novembre 1908, il mentionne ses échanges avec Winkler au sujet des chapiteaux du cloître et note, le 17 mai 1909, qu'il règle 7.500 francs au trésorier payeur général de l'Aude pour s'acquitter de sa participation à la restauration du cloître (Carnets Fayet). Une facture datée du 19 juin 1909 (Rougeot, 2011, p. 246) fait mention de l'installation de deux gargouilles. On comprend donc pourquoi que le rapport de restauration coordonné par Régis Martin en 1994 révèle la présence de résine sur certaines pièces pour recoller des morceaux.

Les carnets de Fayet mentionnent encore, le 19 juin 1910, le règlement de la somme de 237 francs pour les honoraires de l'architecte Winckler, l'achat de chapiteaux provenant du cloître de Saint-Girons (18 novembre 1911) sans que l'on puisse savoir s'ils furent mis en place dans le cloître, d'autant que Fayet note, le 13 février 1912, qu'il vend des chapiteaux pour en acheter une semaine plus tard, pour la somme de 200 francs. Ainsi, bon nombre de colonnettes du cloître sont de provenance incertaine et ont été restaurées.

De même, Fayet s'est porté acquéreur de reliefs sculptés qu'il fit sceller dans les murs sous les galeries, d'une sculpture de la Vierge et de pots à feu. Il fait installer des lanternes de procession et confie le décor peint près de l'entrée de l'église à Marie-Louise Strohl. (Apports Fayet). On peut estimer que la restauration et l'aménagement du cloître sont achevés autour de 1914. Plusieurs photographies anciennes l'attestent (Fontfroide 1908-1914, au temps des Fayet de leurs amis).

Dans les années 1990, Régis Martin, architecte en chef des Monuments historiques dirige le chantier de restauration du cloître conduit par l'entreprise Corréa. On prend le parti de remplacer à l'identique les éléments les plus atteints, de restaurer les maçonneries supérieures (oculus, tympans et voussoirs) en restituant du mieux possible le dessin des arcades. Quelques gargouilles qui rejettent l'eau vers l'intérieur du cloître datent de cette époque. Les recherches menées au début des années 1990 par Hubert Cau (Occulus, n° 3) permirent de retrouver les colonnettes et les chapiteaux achetés par le comte Armand de Saint-Priest pour orner la façade de son château (Occulus n° 6 p. 13 et suiv.). Il fut alors proposé de réaliser des moulages des oeuvres originales, déplacées à Saint Priest pour restituer les chapiteaux manquants à Fontfroide.

Le cloître, de plan trapézoïdal prend appui sur le mur nord de l'église, les galeries mesurent 29 m de long sur 3,90 m de largeur. D'une manière générale, le profil des ogives est torique et elles reposent, vers l’intérieur, sur des culs-de-lampe ornés de crochets ou de feuillages et vers l’extérieur sur un faisceau de trois colonnettes adossées au mur. Les voûtes des galeries ouest, nord et est sont quadripartites alors que le couvrement de la galerie sud est plus complexe : des liernes ont été ajoutées aux ogives, multipliant ainsi les voûtains qui passent au nombre de huit.

La galerie sud, s'appuie sur le mur gouttereau de l'église. Elle est couverte de voûtes sur croisées d'ogives avec liernes et tiercerons qui reposent, vers l'abbatiale, sur des culs-de-lampe ornés de crochets ou de feuillages et vers l’extérieur sur de larges tailloirs placés sur des chapiteaux supportés par des colonnettes. L'appareil des voûtes est fait d'assises concentriques au lieu d'être placé, comme ailleurs, parallèlement à la ligne de faîte. Chaque travée ouvre sur le préau par une série d'arcades en plein cintre reposant sur des colonnettes géminées en marbre veiné dont les chapiteaux sont finement sculptés. L'ensemble, surmonté d'un grand arc de décharge mouluré avec un tympan percé de trois oculi pour les deux travées centrales et d'une rose pour les travées extrêmes et l’ensemble repose sur un mur bahut en pierre de taille. On note la présence de deux bassins rectangulaires destinés à la cérémonie du lavement des pieds (mandatum). Les colonnes et chapiteaux de la travée la plus orientale de cette galerie sont le résultat d’une restitution menée en 1993. Plusieurs clichés anciens (Occulus n° 6, p. 14 ; Fontfroide 1908-1914) montrent l’état antérieur à la restauration avec des supports de plan rectangulaire en pierre de taille.

La galerie occidentale, longue de 6 travées est voûtée sur croisées d’ogives et ouvre sur le préau avec les mêmes arcs brisés que ceux qui rythment les autres galeries. Les vestiges de baies qui éclairaient la ruelle des convers sont encore visibles dans la maçonnerie. Ces ouvertures ont été condamnées lors de la construction des voûtes du cloître. Entre les contreforts, sous l'arc de décharge, l'espace est occupé par un tympan ouvert d'une rose et par une double rangée de colonnettes formant 4 arcades en plein cintre ouverte sur le jardin. Les colonnettes sont en marbre, en grès ou en calcaire, libres ou collées aux piles. On remarque que l’arc formeret le plus méridional est plus large que tous les autres. Il correspond à une étape du chantier, lorsque l’on procéda à la modification des voûtes de la galerie sud avec liernes et tiercerons. Le remplage de la travée nord avait disparu au moment de l’acquisition de l’abbaye par Fayet : plusieurs photographies en attestent, mais il subsiste dans la maçonnerie les vestiges des deux arcatures périphériques avec leurs chapiteaux. Il est presque certain que ces éléments ont disparu lorsque la galerie nord a été refaite au cours du 17e ou du 18e siècle.

La galerie nord, également voûtée d'ogives est longue de 6 travées. Il ne subsiste plus aucun remplage sous les arcs brisés qui ouvrent sur le préau. Les grandes arcades ont été reconstruites en moellon et pierre de taille et leur maçonnerie englobe les anciennes voussures soutenues par les culots feuillagés. Elles sont toujours visibles de même que quelques colonnettes et leurs chapiteaux.

La galerie orientale, avec ses 5 travées inégales, est sans doute la plus régulière (David, 2021). Comme les autres, elles sont ouvertes sur le préau par des arcs brisés qui enserraient chacune un tympan ajouré soutenu par trois arcatures en plein cintre en appui sur des paires de colonnettes en marbre ornées de chapiteaux sculptés ; ce qui a disparu dans deux des cinq travées : d'une part la travée centrale, face à la salle capitulaire, quelque peu plus étroite, dont le mur bahut a été restitué ; d'autre part la travée la plus septentrionale dans la maçonnerie de laquelle subsiste une arcature cintrée avec ses chapiteaux et ses colonnettes. Cette travée est plus large et pourrait avoir été ouverte par une série d’arcatures cintrées surmontées de trois oculi comme celles qui sont encore visibles dans la galerie.

La galerie orientale ouvre sur la salle capitulaire, la sacristie et un passage voûté en berceau qui assurait la communication entre le cloître et les dépendances de l'abbaye et abrita une bibliothèque. La salle capitulaire, de plan rectangulaire (9,50 m de long sur 3,50 m de large), est couverte de neuf voûtes d'ogives toriques qui se terminent en fuseau entre les arcs doubleaux. La voûte repose sur quatre colonnes de marbre ornées de chapiteaux dont la corbeille est sculptée de larges feuilles plates, et l'abaque de délicates volutes. Aux colonnes qui occupent la partie centrale de la salle capitulaire, répondent dix colonnettes engagées surmontées de chapiteaux simplement épanelé qui reposent sur le gradin supérieur du banc de pierre sur lequel s'asseyaient les moines. La salle capitulaire ouvre largement sur le cloître : deux baies cintrées placées de part et d'autre d'une ouverture légèrement surbaissée qui repose sur un ensemble de 10 colonnettes.

Il faut signaler un épaississement de la maçonnerie sur les travées les plus méridionales des galeries ouest et est du cloître. En effet, le parement en pierre de taille au-dessus de l’arcature supérieure fait saillie et des pierres d’attente se remarquent sur l’arcature voisine sans que l’on puisse réellement expliciter la cause de cette "anomalie".

Les colonnettes du cloître, en marbre rouge et blanc veiné de gris pour la plupart, en grès ou en calcaire, sont toutes géminées et polychromes. Leur provenance est incertaine mais elles sont systématiquement placées sur une base sculptée de griffes ou de motifs végétaux et supportent des chapiteaux sculptés. Trois décors dominent : des "feuilles d'eau" dont le relief est assez schématique, des feuillages plus en volume dont le dessin est travaillé et des chapiteaux recouverts de feuillages à crochets.

  • Murs
    • pierre grand appareil
    • marbre
  • Toits
    pierre en couverture
  • Couvrements
  • Couvertures
    • terrasse
  • Typologies
  • État de conservation
    restauré
  • Techniques
    • sculpture
    • peinture
  • Représentations
    • ornement végétal
  • Précision représentations

    Les colonnettes du cloître sont systématiquement placées sur une base sculptée de griffes ou de motifs végétaux et supportent des chapiteaux. Trois décors dominent : des "feuilles d'eau" dont le relief est assez schématique, des feuillages plus en volume dont le dessin est travaillé et des chapiteaux recouvertes de feuillages à crochets. Certains ont une facture plus réaliste que les autres avec un modelé en relief qui permet de distinguer les nervures mais la plupart présente un relief plat avec des feuillages simples avec des formes arrondies et simples. Dans la galerie occidentale, on repère une série de chapiteaux dont les feuillages sont pointus.

  • Statut de la propriété
    propriété d'une société privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1988/09/15
    classé MH, 2001/02/21
  • Précisions sur la protection

    Ancienne sacristie, passage et cage d'escalier situés de part et d'autre de la salle capitulaire ; quatre corps de bâtiments fermant la cour dite cour Louis XIV, y compris la partie qui enjambe le lit du torrent à l'est et le moulin au nord ; éléments décoratifs (immeubles par destination) du corps de bâtiment situé entre le cloître et la cour Louis XIV, à savoir : boiseries du salon vert, stucs et boiseries du grand salon avec les peintures de Burgstaal, vitraux composés de papiers aquarellés entre deux plaques de verre fermant les baies de la salle de musique (ancien dortoir des moines) , panneaux de céramiques historiées et décoratives du grand salon et de l'office, boiseries de la bibliothèque ; portail d'entrée de l'abbaye ; cour d'honneur et décor architectural qui la ferme ; sol de la grande roseraie ; parc et terrasses étagées avec leurs statues et fabriques ; vestiges du corps de bâtiment médiéval qui enjambait le torrent à l'est du cloître ; chapelle du père Jean ; mur de clôture ; puits au sud de l'abbaye ; deux tours cylindriques ouest et nord-est ; ferme avec les deux ponts médiévaux qui la relient à l'abbaye (cad. G 320, 331, 332, 334, 336 à 338, 340) : inscription par arrêté du 15 septembre 1988 - Ensemble des parties bâties situées à l'intérieur de l'enceinte de l'abbaye, y compris le porche d'entrée, l'aire du cloître, les murs d'enceinte et les terrasses étagées, à l'exception - en ce qui concerne le corps de bâtiment situé entre le cloître et la cour dite "Louis XIV" - des éléments décoratifs intérieurs suivants : les boiseries et les toiles peintes du salon vert, les stucs et boiseries du grand salon avec les peintures de Burgstahl, les vitraux de papier aquarellés entre deux plaques de verre fermant les baies de la salle de musique (ancien dortoir des moines) , les panneaux de céramiques historiées et décoratives du parloir et de l'office, les boiseries de la bibliothèque (cad. G 336 à 338) : classement par arrêté du 21 février 2001

  • Référence MH

Documents d'archives

  • d'Andoque de Sériège (Yseult), Apport des Fayet à Fontfroide, archives de l'abbaye, document manuscrit.

    Archives de l'abbaye de Fontfroide

Bibliographie

  • Demarthe (Sylvain), « Autour des cloîtres cisterciens de Valmagne, Fontfroide et Villelongue : de l’esprit de sobriété à la richesse ornementale (seconde moitié XIIIe siècle-début XIVe siècle) », dans Claustros no mundo mediterrânico. Séculos X-XVIII, actes de l’Incontro internacional sobre Claustros … (Lisbonne, Museu Nacional de Arte Antiga, 20-22 juin 2013), Coimbra, Almedina, 2016,

    p. 287-301.
  • David (Léa), Sainte-Marie de Fontfroide, l’exemple d’un cloître cistercien en Languedoc au XIIIe siècle, publié11/10/2021.

  • Cahier de l'association du Musée d'Art-Gustave Fayet à Fontfroide, 2008, non paginé. ISBN : 978-2-84080-180-1

  • Occulus, bulletin de l'association pour l'animation culturelle de l'abbaye de Fontfroide

    Archives Abbaye de Fontfroide
  • Gardey de Soos (Anne), Mémoire de maîtrise d'Histoire de l'Art "L'abbaye N.D. de Fontfroide", étude historique et archéologique du XVIe siècle à nos jours, 1984.

  • Occulus, bulletin de l'association pour l'animation culturelle de l'abbaye de Fontfroide

    Archives Abbaye de Fontfroide
    p. 10
  • Bulletin de la Commission Archéologique de Narbonne

    tome X p. 353 et tome XIII p. 392
  • Martin (Régis), Restauration du cloître, dans Occulus n° 6, bulletin de l'association pour l'animation culturelle de l'abbaye de Fontfroide.

    Archives Abbaye de Fontfroide
    p. 11 à 18
  • Galinier (Jean-François), L'abbaye Notre-Dame de Fontfroide en Languedoc, étude sur le cloître et la salle capitulaire, mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction de Marcel Durliat, 1975.

  • Galinier (Jean-François), L'abbaye Notre-Dame de Fontfroide en Languedoc, étude sur le cloître et la salle capitulaire, mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction de Marcel Durliat, 1975.

Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Abbaye de Fontfroide
Chabbert Roland
Chabbert Roland

Chercheur partenaire de 2002 à 2008

Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers
Dossier d’ensemble