Le site de la Mécanique connaît une implantation industrielle riche et ancienne. Au moins dès 1836, on y trouve la filature de laine de Néri Joffes, veuve Labau. Celle-ci demande en 1844 la régularisation de sa filature de laine comprenant 5 machines et un battoir. La filature utilise le canal du moulin de Joffres. Plus tard, de manière certaine au début du 20e siècle, le site même bâtiment est occupé par une scierie, propriété Merliac, qui fabrique notamment des ornements en bois. En 1946, Louis Barthe, tisserand de Lavelanet, s'associe au négociant Jean Elie Ourliac, propriétaire du magasin de nouveautés « maison Paul » à Narbonne, pour fonder la Société des Tissages de l'Hers. En 1953, l'atelier devient « Tissage de la Mécanique », et Louis Barthe tisse dès lors « à façon » pour les établissements lavelanétiens Dumons (IA09010005) et Roudière (IA09010002 et IA09005108), c'est-à-dire qu'il produit du tissu pour le compte de ces usines, sur la base des modèles qu'elles lui soumettent. Georges Dumons y installe des métiers à tisser très innovants, fabriqués en Suisse (4 couleurs à trame impaire, électroniques), qui en raison de leur fragilité n'ont pas connu le succès attendu : ainsi ces machines appartenaient directement au donneur d'ordre, fait original en pays d'Olmes. M. Ourliac se retire et la société prend le nom de « Tissage de la Mécanique ». Louis Barthe poursuit sa carrière dès 1961 comme directeur technique chez Roudière, à Lavelanet. Par la suite, le site accueille un atelier d'effilochage (société Brillant-Reffle), propriété d'André Reffle. A partir du 1er novembre 1966, le site de la Mécanique abrite les ateliers de la Société Ariégeoise Millet Plastiques (SAMP), desquels sortent citernes, piscines et coques de bateaux, mais aussi le bonhomme de neige Pipo, statue-mascotte de la station des Monts d'Olmes (IM09004105). Ses principaux clients sont Péchiney, Saint-Gobain, Esso, Shell. Deux ateliers sont occupés, de part et d'autre du chemin en impasse (actuellement parcelle AB326 pour le site historique, ancien atelier Barthe, et AB427 pour un autre bâtiment édifié vers 1970). La réglementation de l'entreprise est tardive (après 1970), et l'activité de cette dernière cause des désagréments dans le voisinage du fait notamment du stockage et de l'utilisation de produits chimiques odorants. Une partie du site industriel a disparu dans un incendie dans les années 1980. A la même époque, les lieux accueillent la petite société de bonneterie des Tricotages de l'Hers (SARL, associés Borruel-Vidal-Melin), immatriculée au registre des sociétés le 4 novembre 1982 avec comme gérante Marie-Christine Borruel, ancienne responsable de l'atelier de montage confection bonneterie sous la direction de Claude Vidal.
A la fin des années 1940, une trentaine de personnes travaille à l'usine. Elles sont 8 à la fin des années 1950 (AD09, 705W114). La société des Tricotages de l'Hers emploie 9 salariés en 1984.