Dossier d’œuvre architecture IA81013850 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur la Communauté de communes du Carmausin-Ségala
  • patrimoine industriel
ancienne cité-jardin de Fontgrande
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Carmausin-Ségala
  • Commune Saint-Benoît-de-Carmaux
  • Lieu-dit Fontgrande
  • Adresse
  • Cadastre

Après la Première Guerre mondiale, la Société des Mines de Carmaux fait appel à une importante main d'oeuvre étrangère et organise la construction de cités ouvrières pour loger les nouveaux arrivants. Celle de Fontgrande a bénéficié d'une attention particulière et est de loin la plus aboutie, pouvant ainsi être qualifiée de véritable cité-jardin.

La genèse du projet

Dans un courrier du 16 décembre 1919, Charles Pérès, le directeur de la Société des mines des Carmaux, justifie le choix de construire la cité-jardin afin de "déférer aux aspirations récemment donné par le ministre de la Reconstitution industrielle, qui en vue d'obtenir un accroissement de la production des Houillères françaises a engagé les exploitants à construire des maisons ouvrières et leur a même accordé certains avantages".

Toute la partie orientale des terres sur lesquelles la cité-jardin a été élevée était propriété de la famille de Solages. Au début de l'année 1920, Ludovic de Solages cède à la Société des Mines de Carmaux les 24 hectares de terres qui composent alors son domaine agricole de Fontgrande, implanté de part et d'autre de la route de Saint-Benoit à Carmaux, actuelle avenue Léon-Blum (AD Tarn, 124 J 3). Seuls les terrains situés au sud de la route vont être lotis. Ceux qui composeront la partie ouest de la cité seront achetés très vite par la SMC ; le plan topographique de l'ensemble du site est dressé le 20 janvier 1920 (plan n° 1138 D1).

Les plans d'ensemble les plus anciens sont datés de la fin de l'année 1919 et ont été dessinés, pour certains à Paris (AMC, SMC 1 /19 (3) plan au bleu n°487-005). Ils ne concernaient que la partie orientale du site, correspondant aux terres des Solages. Ces premiers plans comportent 88 maisons jumelles (plan de Maraquin) ou 144 maisons jumelles, densément implantées (plan 1138 D2). Ils figurent une église en partie centrale (plan n° 487-005, plan en couleur de Maraquin du 23 nov 1919 et plan 1138 D2 du 12 mars 1920), à l'emplacement où le groupe scolaire sera finalement élevé. En octobre 1928, le conseil d'administration de la SMC abandonne "le projet d'érection d'une église au hameau de Fontgrande", mais s'engage dans le même temps à mener des études pour agrandir l'église du village de Saint-Benoît (AMC, SMC 0 229/15, P.V. du 10/10/1928).

Les terrains de la partie ouest de la cité sont acquis avant janvier 1921, puisqu'à cette date un plan d'ensemble est dressé (SMC 1 20, plan 1138 D2). Les premiers plans d'ensemble du site montrent deux places, l'une circulaire à l'ouest, la place du Marché, et l'autre ovale à l'est. Une photographie aérienne de mars 1924 témoigne que cette place avait été tracée. Elle ne sera finalement pas réalisée et un changement de parti s'opère à partir d'avril 1924 avec l'implantation du groupe scolaire sur les plans d'ensemble (AMC, SMC 1 /20, plan n° 1138 D2 du 28 avril 1924), même s'il ne sera mis en chantier que quatre ans plus tard.

Deux enclaves semblent avoir résisté à l'achat par la SMC. D'une part au nord, les terrains de la maison située actuellement 14 avenue Léon Blum. Ces terrains ne seront jamais acquis par la Société. D'autre part, au sud, le long de la route de Blaye, il existait également une petite maison d'habitation quand la construction de la cité-jardin est lancée. Le propriétaire semble avoir résisté un temps à la vente. Seule la maison 17-18 allée des Dahlias a pu être construite. Dans les années 1960, les Houillères du Bassin d'Aquitaine ont aménagé un puits d'embouage à cet emplacement. Sur le pourtour, on observe d'ailleurs que des cerclages de béton ont été ajoutés aux maisons qui ont connu quelques mouvements de terrain (allées du Parc, des Cigales, des Abeilles, etc.).

Plusieurs éléments tendent à montrer que les plans ont été dessinés par les principaux ingénieurs de la Société des Mines. Des commentaires sur le plan de novembre 1919 sont signés de Marcel Maraquin, ingénieur principal adjoint à la direction ; Charles Pérès, directeur général, vise lui-même tous les plans, tout au long de la construction et les courriers échangés avec le premier constructeur font état de ses visites régulières sur le chantier (SMC 2 304). Pérès est très impliqué dans ce projet. Les plans types d'exécution des différents modèles de maisons sont signés des ingénieurs du Bureau des Etudes : Eloi Laporte, Eugène Pagès, ou encore E. M. (Eloi Marty ?).

La Société des mines a fait installer une plaque commémorative en 1920 au n° 9 de l'allée des Anémones qui marque le début du chantier. Cette plaque porte l'inscription : " LA PREMIÈRE PIERRE DU HAMEAU DE FONTGRANDE ET UN DOCUMENT COMMEMORATIF ONT ETE POSES DANS LES FONDATIONS DE CETTE MAISON LE 10 JUILLET 1920 PAR L'INGENIEUR EN CHEF AU CORPS DES MINES POL CALTAUX".

Quelques commentaires sur les plans permettent de comprendre que les concepteurs connaissaient d'autres cités ouvrières. Le plan du 23 novembre 1919, dont les commentaires sont signés de Maraquin indique : "Le type général de la maison est double, placé à quelques mètres de la clôture de la route, suivant la coutume alsacienne, si gracieuse". Avant d'être désigné par la lettre C, l'un des premiers modèles de maison est appelé sur les plans "type Pascal Valluit modifié par Carmaux". C'est à dire qu'il s'inspire de l'habitat ouvrier construit pour les ouvriers des usines textiles de P. Valluit, à Vienne (Isère). La bibliothèque de la Société renferme aussi quelques ouvrages d'architecture portant sur des modèles d'habitat modeste.

Les principaux plans types sont établis en 1923 et 1924, puis un plan type est établi en 1931 (X2, ref fonds SMC plan type tiroir 55). Un témoignage oral rapporte que des maquettes des différents types de maisons avaient été fabriquées par les services de la Mine.

Le plan global de la cité, avec le groupe scolaire est établi en 1924, alors que celui-ci ne sera construit qu'à partir de 1928.

Les commandes passées aux entrepreneurs dans les archives de la Société des Mine mentionnent parfois les maisons par un numéro qui n'est pas celui de la rue ; un plan général numéroté devait exister mais il semble perdu. Le seul qui peut en partie aider à la localisation de ces numéros est le n° 3337 ter, concernant le réseau d'égouts, mais il n'est que partiel (ADT AMC, SMC 1 19 3).

Les plaques indicatrices des rues en fonte et les plaques des numéros de maisons ont été commandés à l'entreprise du Mans Chappée et fils, fondeur. Plaques et numéros de maisons sont encore en place aujourd'hui.

Les premières campagnes de travaux par la Société générale d'entreprises (SGE), 1920-1922

Les premières maisons-jumelles construites sont celles qui se situent dans la partie sud-est de la cité, allée des Anémones, des Bleuets et des Coquelicots ainsi que les cinq les plus à l'est de l'allée des Colombes. Elles relèvent du type "Carmaux C", essentiellement, c'est à dire des maisons à étage sur un soubassement et avec petits appentis latéraux. Dans la nomenclature de la SMC (SMC 1/19 3), ce type porte aussi le nom de la Société générale d'Entreprises qui les construit. En effet, le 9 avril 1920, un contrat passé entre la SMC et la société parisienne pour la construction de 20 maisons. Se sont au final 23 maisons qui seront construites (SMC 2 304 état récapitulatif des matériaux pour l'exécution de 23 maisons à Fontgrande, 1er lot) : n° 94 à 99 , 113 à 117, 121 à 127, 140, 141, 137, 138, 139. Un autre plan-type est construit, "Carmaux E", plus simple que le précédent : des maisons-jumelles à un seul niveau, sur un soubassement, et à trois pièces chacun.

Le 16 février 1921, un deuxième contrat est passé entre la SMC et la SGE (signé par son directeur L. Venin) pour la construction de 40 maisons (SMC 2 304). C'est alors la partie ouest du site de Fontgrande qui est ouverte à l'urbanisation, de part et d'autre de l'avenue de Blaye ou allée des Iris (allées des Genêts et des Fougères) ainsi que les rues périphériques à la future place du Marché (allées des Eglantines, des Cigales, des Abeilles, des Papillons, des Libellules, des Fauvettes et la partie ouest de l'allée des Eperviers). Le type de maison double "Carmaux F" est alors retenu. Il reprend les principales caractéristiques du type "Carmaux C", mais les appentis sont deux fois plus larges.

Pour les besoins du chantier, une voie de chemin de fer pour des wagonnets a été aménagée pour l'acheminement des matériaux (ADT, 43 Fi 34, photographie du 2 nov. 1920) qui reliait Fontgrande à la Croix du Marquis où la Société des mines disposait de son site de stockage des matériaux, ainsi qu'à la gare de chemin de fer.

La SGE a donc construit les 63 premières maisons de la cité-jardin, en 1920 et 1921, toutes assez similaires entre elles. Ces premières maisons présentent la particularité d'être bâties en béton de mâchefer, matériau qui ne sera plus utilisé par la suite. En raison du coût des matériaux, la construction de la cité s'interrompt au terme du deuxième marché (courrier de Charles Pérès au directeur de la SGE daté du 5 janvier 1922) et les travaux ne reprendront qu'en 1923. La SGE livre des maisons prêtes à être habitées, "la clé sur la porte" (selon l'expression employée par le marché des 40 maisons de février 1921), c'est à dire qu'en plus du gros-oeuvre, elle se charge aussi du second oeuvre (menuiserie, plâtrerie, peinture, serrurerie, etc.). Egalement fournisseuse de mobilier intérieur, elle a meublé une des maisons pour en favoriser l'achat.

Les derniers échanges écrits entre la SMC et la SGE font état d'une certaine insatisfaction de la part du maître d'ouvrage. C'est peut-être pour cette raisons que Pérès ne reconduira pas de marché avec l'entreprise parisienne. Deux autres entreprises vont venir travailler à la construction de nouvelles maisons : J. Singlar à Toulouse, qui travaille déjà à Carmaux, et des maçons locaux, les frères Assun.

En 1921, est aussi élevée la maison de garde à l'extrémité orientale de la cité ; les photographies anciennes de la SMC la montrent en chantier en septembre et octobre 1921 (AMC, 50 J 288). Elle a été construite par l'entreprise Chabal et Cie (avenue Dembourg, à Albi), dès cette première campagne de travaux (AMC, 1 ETP 1 1126, Chabal fournisseur). L'entreprise albigeoise, spécalisée dans la construction en béton armé, a aussi élevé le réservoir d'eau ou château d'eau, d'une capacité de 500 m3 la même année.

Les travaux de l'entreprise toulousaine Singlar, 1923-1925

Au début des années 1920, l'entreprise générale de travaux J. Singlar, spécialisée dans le béton armé, travaille déjà pour la SMC à d'autres chantiers. Elle fait passer un premier devis pour Fontgrande le 25 avril 1923 pour une maison de type F, c'est à dire le modèle construit par la SGE. Ce devis n'a pas débouché sur une commande ferme. Mais l'année suivante, Singlar construit les huit maisons de type "Carmaux N", c'est à dire les maisons à un seul logement situées place du Marché, au départ des quatre avenues (AMC SMC 2/752, facture du 28 février 1925). L'entrepreneur toulousain construit aussi six maisons doubles de type P et Q entre 1923 et 1925 (quatre situées allées des Eperviers et deux autres que l'on doit pouvoir situer allée des Durbecs). La commande de 12 maisons le 28 novembre 1924 par la SMC (AMC, SMC 2/752) ne sera pas honorée par Singlar, trop occupé dans le même temps à la cité ouvrière des Bruyères (Blaye-les-Mines) également pour la SMC. Les archives de la SMC ne font ensuite plus état d'intervention de la part de l'entreprise Singlar à Fontgrande. Elle aura donc construit quatorze maisons, situées directement sur la place du Marché et au nord de la place.

Les travaux de l'entreprise carmausine Assun 1923-1931

Alors qu'elle passe commande à l'entrepreneur Singlar, la SMC fait aussi affaire avec trois frères maçons de Carmaux, André, Bienvenu et Marius (ou Mariano) Assun (appelés Assum dans les archives de la SMC) (AMC, SMC 2 22 et SMC 2 23). Le 8 février 1923, la SMC commande à Bienvenu Assun une maison de type H. Quelques mois plus tard, en juillet, une autre maison du même type est commandée à Marius Assun. C'est ensuite avec ce maçon que la SMC fera affaire, peut-être associé à ses frères. Au total, pour l'année 1923, ce sont huit maisons que la SMC commande aux frères Assun : les quatre de type H place du Marché et autant de type L (probablement le groupe de quatre à l'ouest des allées des Eperviers et des Durbecs).

Au cours des années suivantes, la SMC continue les commandes à Marius Assun. Jusqu'en 1931, les archives font état de la commande de plusieurs maisons chaque année avec un maximum de 18 maisons en 1926 et un minimum d'une seule maison, la dernière, en 1931 ; c'est en moyenne une dizaine de maisons qui est programmée chaque année. Au total, on retrouve la commande de 54 maisons ouvrières, de la maison du gardien allée des Acacias (1930) ainsi que des deux maisons de chefs de service en (1930 et 1931). L'entreprise Assun est également sollicitée pour mettre en place les trottoirs de la cité-jardin et faire les travaux de terrassement et d'installation des rues, la SMC lui confie aussi la fabrication des jardinières en béton armé qui sont placées sous les fenêtres, de marches, etc.

Les occupants et la gestion de la cité-jardin par la SMC

Dans une note de 1937 du directeur Charles Pérès au préfet du Tarn, il est indiqué qu'à Fontgrande "logent les familles nombreuses des ouvriers et employés attachés à son exploitation". (note de Ch. Pérès, 1937, original non localisé). Tous les témoignages concordent pour dire que les familles qui arrivaient à Fontgrande, souvent d'origine étrangère, étaient heureuses d'y être. Le mineur et son épouse étaient logés à vie par la SMC. En 1921, le loyer mensuel pour chaque logement est de 50 F (SMC 2/304, contrat entre la SMC et la SGE du 15 et 16 février 1921).

Deux gardes désignés par la SMC étaient chargés de faire respecter le règlement intérieur de la cité, en vue de sa bonne tenue. Ils étaient logés sur place. La première maison de garde est construite dès l'origine de la cité, en 1921. Elle se situe au bas de l'escalier monumental. La seconde est élevée en 1930, dans les dernières phases de construction.

Le règlement intérieur stipulait une obligation de bonne tenue aussi bien pour les jardins que pour les logements intérieurs. La SMC organisait un concours de bonne tenue entre les habitants, au moins à partir de 1925, autant pour les jardins que pour les habitations. Les critères de jugement sont basés sur la quantité de travail effectuée, le choix, la disposition et la qualité des espèces cultivées, la garniture des jardinières des fenêtres, la bonne tenue des abords de la maison, de la cour et de la rue, la coordination du décor des logements jumeaux (SMC 0 229 27). Les prix remis sont en espèce ou en nature (graines, plants, arbustes, livre de jardinage). Un jury composé du jardinier en chef de la mine, qqs ingénieurs, un habitant de Fontgrande.

A partir de 1927, la SMC met en place au sein de la cité un centre familial ménager dans l'une des maisons (allée des Durbecs, type Q), destiné à la formation des épouses de mineurs dans la bonne tenue de la maison. Des photographies anciennes montrent ce centre ménager qui consistait en l'aménagement d'un intérieur type afin de servir de lieu d'apprentissage.

Une des deux maisons située en face du groupe scolaire était celle de la Surintendante, personne en charge du service médical et social de la cité. Pérès indiquait en 1937 que dans la cité se trouvait alors un service médical pour les femmes enceintes et les nourrissons.

Le directeur général indiquait encore en 1937, que "des locaux spéciaux sont aménagés en ateliers de petits métiers, où sont occupées des jeunes filles d'ouvriers mineurs, et des aveugles : ateliers de tapis au point noué, ateliers de tricotage, de brosserie et de cannage". Charles Pérès précisait enfin que coût global de la cité-jardin a été d'un peu plus de 10 millions de francs.

L'évolution de la cité-jardin

L'école maternelle a été construite dans les années 1960.

Les garages indépendants ont souvent été ajoutés a posteriori par la SMC, quand l'automobile s'est généralisée ; la plupart sont en bois sur un soubassement maçonné qui vient racheter la dénivellation du terrain.

Les porches d'entrée ont été fermés dans les années 2000, huisseries en PVC et vitrage.

Les maisons de la partie sud-est de la cité, autour de l'avenue du Parc, ont reçu des cerclages de béton en raison de mouvement de terrain liés aux galeries d'aération qui se trouvent dans ce secteur, autour de la maison J.

Deux maisons jumelles ont été détruites : celle aux 43, 44 allée des Durbecs (type "Carmaux L"), vers 1994 (AMC, Vi 18 /9-5), ainsi que celle aux 9, 10 allée des Fougères (type "Carmaux F").

Aujourd'hui, les maisons sont pour beaucoup encore des logements HLM pris en charge par un bailleur social, la Société 3F Occitanie, qui gèrent environ 280 logements à Fontgrande. En 2024, beaucoup de maisons étaient inhabitées.

La commune de Saint-Benoit-de-Carmaux, consciente de l'intérêt patrimonial de la cité, a règlementé l'ancienne cité jardin dans le Plan local d'urbanisme. Le Périmètre délimité des abords engendré par la protection au titre des Monuments historiques de l'école devrait englober à terme l'intégralité de l'ancienne cité. La commune a fait l'acquisition de quelques maisons menacées et les remets en état. Elle prend en charge l'entretien des espaces publics.

Implantation et urbanisme de la cité

La cité-jardin occupe une éminence au sud du vieux village de Saint-Benoit, en limite de commune et aux portes de Carmaux et de Blaye-les-Mines. Elle s'étend sur 26 hectares environ, dominants le domaine de la Verrerie de la famille de Solages (Blaye-les-Mines). Elle est délimitée au sud par la route de Carmaux-Blaye et au nord par celle de Carmaux à Saint-Benoit. Lorsque sa construction est lancée au début des années 1920, elle se situe à quelques centaines de mètres du site industriel de la cokerie, et à quelques kilomètres des principaux puits de mine.

L'éminence ou colline sur laquelle la cité est construite est coiffée de deux éminences, bien visibles sur le plan topographique du site réalisé en 1920 (SMC 1 20, plan n° 1138 D1). Chaque éminence naturelle a été mise à profit pour l'aménagement de places, la place du Marché, à l'ouest, et l'esplanade des Ecoles, à l'est.

La cité-jardin est traversée d'est en ouest par une grande avenue, portant successivement le nom d'avenue Centrale ouest, avenue Centrale et avenue des Ecoles ; elle traverse la place du Marché et se termine par une fourche à l'est (avenues des Ormeaux et avenue de Carmaux). L'avenue principale croise en outre plusieurs axes perpendiculaires : l'avenue des Ecoles, l'avenue sans nom et son prolongement au-delà de la place du Marché, l'avenue du Parc, et enfin l'avenue des Acacias. Les maisons sont implantées le long de rues qui suivent les courbes de niveau, établissant ainsi un réseau de voies concentriques. Leur tracé courbe permet d'éviter la monotonie.

Les axes structurants sont dénommés avenues, portant le nom de la commune vers laquelle ils mènent, ou des noms d'arbres. Elles sont souvent plantées de marronniers ou d'acacias. Les voies secondaires sont des allées portant des noms de fleurs, d'oiseaux ou d'insectes, ajoutant ainsi au caractère champêtre de la cité-jardin. On notera le nom de rue atypique d'"allée sans nom", au départ de la place du Marché, en direction du nord. A l'origine, les rues étaient recouvertes de mâchefer pour éviter la boue.

Les zones trop abruptes n'ont pas été loties, en particulier toute l'extrémité orientale de la cité. À cet emplacement, les bois qui préexistaient ont été maintenus et l'aménagement d'un escalier monumental de près de 140 marches permet un accès piéton direct à l'agglomération carmausine. Construit en béton, ce grand escalier constitue une entrée assez solennelle.

Du côté de l'agglomération carmausine, au sud, la cité-jardin est cernée par un mur de clôture disposé le long de l'avenue de Blaye, marquant sa limite. Le long de cet axe, les entrées de la cité sont mises en évidence par un mur de brique et des piliers également en brique.

Les zones boisées préexistantes sont conservées et intégrées à la cité-jardin. En effet, celles représentées sur le plan topographique de 1920 correspondent exactement à celles qui sont représentées sur le plan de la cité-jardin de 1937 (Archives de la Société 3F) et qui subsistent aujourd'hui.

Les modèles de maison

Un plan de la mine daté de 1937, fait état de 145 maisons au total, dont 131 maisons jumelles, 10 simples, 2 pour les gardes et 2 pour les chefs de service, soit 276 logements au total.

Le modèle qui prévaut très majoritairement est celui de la maison-jumelle. Chacune est alignée sur la rue et les jardins occupent en moyenne entre 350 et 500 m2. Sur l'arrière, établis en mitoyenneté, de petits édicules abritent poulailler, clapier et pigeonnier. Le terrain en pente a toujours permis l'aménagement de niveaux de soubassement, sous une partie au moins de chaque logement, voire sous la totalité.

Il existe quatorze plans-types différents, tous dénommés par une lettre. On peut les regrouper en cinq grands ensembles. Le plus représenté est de loin celui de la maison double à étage et à quatre pièces (salle commune et trois chambres) avec façade sur mur gouttereau (plans types C, F, S, Q, J). Ce qui distingue ces types entre eux concerne la taille et l'organisation des appentis latéraux qui contiennent l'entrée, la cuisine, la salle d'eau et les toilettes. Le deuxième ensemble - la maison double à étage avec façade sur pignon - est représenté par les plans-types P, L et R. Comme pour le précédent, la distinction se trouve dans les appentis. Le type E, une maison double sans étage, est à trois pièces. Deux modèles de maison simple ont été définis : plan type N (quatre pièces) et U (cinq pièces avec cuisine et cave). Enfin, le dernier groupe peut être qualifié de complexe, avec des maisons-doubles à façade sur mur gouttereau et avant-corps central (plans types H, K, X). Ce dernier groupe se distingue aussi par l'embellissement des façades grâce à une variété de matériaux et de forme des ouvertures. Dans cette catégorie, le type K est à quatre pièces et possède trois variantes. Le type H est à trois pièces mais un des deux logements est associé à un commerce de 37 m2.

Des plans types "Carmaux A" ont été dessinés mais aucune maison n'a été construite (AMC SMC 1 21, façade sur mur gouttereau et petits appentis).

Les matériaux de construction

Les maisons en mâchefer construites par la SGE

Les premières maisons construites en 1920 et 1921 ont en commun d'avoir été élevées avec du mâchefer, résidu de la combustion des fours. Fourni par la Société des Mines ou "à prendre gratuitement à la verrerie de Carmaux", il représente une économie de moyen ; il est chiffré à 5 F le m3 (quand le moellon coute 20 F, en 1920). Les photographies de la Société des Mines prises au moment du chantier laissent voir les banches ou planches numérotées, qui permettaient de bâtir les murs par couches successives. Elles montrent aussi les briques de mâchefer exposées en pied de chantier, laissant supposer un temps de séchage, et donc une fabrication, sur site. Cette utilisation du mâchefer, au sortir de la Première guerre, témoigne du manque et de la cherté des matériaux.

Les trois maisons de type "Carmaux E" élevées en 1920, et qui viennent en plus des premières vingt maisons de type C, pourraient avoir été construite par SGE pour expérimenter un nouveau procéder de construction, avec "des murs creux en béton de mâchefer et ciment coulé sur place", selon un procédé d'origine anglaise. En effet, cette proposition est faite par le directeur de la SGE, Louis Venin, au directeur de la Mine Charles Pérès, afin de tenter d'abaisser le cout de la construction. Le premier précise à cette occasion qu'il est prêt à construire deux ou trois maisons avec ce procédé à titre expérimental (SMC 2/304, courrier de Louis Venin, directeur de la SGE à Charles Pérès, 14 mai 1921). Mais il est aujourd'hui difficile de vérifier la mise en oeuvre de ces trois maisons. Cependant, leur construction supplémentaire par rapport à la commande de départ donne du crédit à cette hypothèse.

Les fondations des soixante premières maisons construites par la SGE sont en ciment laitier et gravier ; les murs des soubassements sont en béton de gravier et chaux hydraulique ; le rez-de-chaussée est en béton de mâchefer et chaux hydraulique banchés et les pignons de toit et les appentis latéraux sont en brique de mâchefer et béton. Ainsi, la mise en oeuvre est-elle dissociée en fonction de la place dans le bâtiment. Les linteaux sont en béton armé, les cloisons en brique creuse et la charpente en sapin.

Le second oeuvre de ces maisons est aussi connu : parquet en sapin des Landes ; sol de la cuisine, salle de bain et WC en ciment avec couche de mâchefer en dessous ; porte d'entrée en chêne, portes intérieures en sapin ; huisseries en chêne.

Les maisons sont livrées prêtes à être habitées, "la clef sur la porte", selon l'expression employée sur les commandes de la SMC. C'est à dire que la SGE se charge aussi bien du gros-oeuvre que du second. Par la suite, les entrepreneurs s'en tiendront essentiellement au gros-oeuvre.

Les maisons construites par les entreprises Singlar et Assun

Après 1922, le mâchefer n'est plus utilisé dans la construction. Les maisons élevées entre 1923 et 1931, sont bâties en agglomérés de béton et / ou en moellons de pierre locale (grès), le plus souvent dissociés par niveau. Cette association, moellons de grès au rez-de-chaussée surmontés de briques d'agglomérés, permet de jouer sur la variété des matériaux. Le plus souvent, un cordon de brique entre les deux niveaux et des encadrements de baies avec ce même matériau contribuent à embellir la façade.

La SMC commande à plusieurs reprises des briques d'agglomérés à l'entrepreneur Assun qui les fourni par milliers (AMC, SMC 2 22).

Les équipements

Dès l'origine, les maisons ont disposé de l'eau courante et de l'électricité, encore assez rarement installées dans l’habitat carmausin au début des années 1920. Les canalisations ont été prévues lors de l'aménagement de la cité et le château d'eau est élevé en 1921, dès la deuxième campagne de travaux. Il se trouvait dans la partie ouest de Fontgrande, allée des Genêts, sur le point le plus haut de la colline (détruit en 2002). L'électricité était fournie par l'usine électrique du Pré-Grand, propriété de la Compagnie générale industrielle, succursale de la Société des mines de Carmaux. L’électricité et l’eau étaient donc fournies à moindre coût. Le gaz est installé dans la cité en 1929 (Le Tarn Républicain, 2 oct. 1929) ; il est également fourni par C.G.I. Il faut préciser en outre que pour le chauffage, la SMC donnait une « allocation de houille » à tous ses salariés, c’est-à-dire que chacun, en fonction de sa place dans la hiérarchie de l’entreprise, disposait d’une quantité gratuite de charbon.

Le gaz est installé dans la cité en 1929 (Le Tarn Républicain, 2 oct. 1929) il est fourni par C.G.I. Compagnie générale industrielle, filiale de la Société des Mines de Carmaux (en provenance de la cokerie ?). L'électricité était fournie par l'usine électrique du Pré-Grand propriété de la même filiale.

La cabane de jardin constitue un seul petit édicule, couvert par un toit à deux pans. Elle fait fonctions de clapier, de pigeonnier et de poulailler, en lien avec la volière grillagée sur l'arrière. Le modèle Leperche, en cimenfer a été retenu pour toute la cité.

À l'origine, la Société des mines avait fait recouvrir les rues de mâchefer concassé pour éviter la boue.

  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public, Société HLM 3 F Occitanie
    propriété privée
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    cité jardin
  • Protections

  • Précisions sur la protection

    La cité-jardin est dans le périmètre de protection de l'école de Fontgrande inscrite au titre des Monuments historiques.

L'ancienne cité-jardin est un modèle du genre ; elle est de plus particulièrement bien conservée.

Documents d'archives

  • Archives départementales du Tarn. 124 J 3, 124 J 3, Archives de Solages, acte de ventes et d'achats de terrain à Carmaux et environs (1880-1910). Acte de vente par Ludovic de Solages à la Compagnie des mines de Carmaux du domaine de Fontgrande le 7 février 1920, devant maître Souillard, notaire à Monestiés, 27 p. et un plan de situation.

    Archives départementales du Tarn : 124 J 3, Archives de Solages, acte de ventes et d'achats de terrain à Carmaux et environs (1880-1910)
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des mines de Carmaux. SMC 2/304. Fournisseurs. Société générale d'Entreprises. Construction de la cité ouvrière de Fontgrande, premières tranches de travaux, 1919-1922. Nombreux plans types des maisons, courriers entre la SMC et la SGE, Contrats, Factures, etc.

    Contrat entre la Société des mines de Carmaux et la Société Générale d'Entreprises, pour la construction d'une cité ouvrière de 20 maisons, daté du 29 avril 1920, 7 p. et plan annexé au contrat : Lotissement, cité ouvrière de Fontgrande, plan général n° 1138 D2, Carmaux le 12 mars 1920, signé de E. Laporte et visé le 13 mars 1920 par Charles Pérès, plan en couleur sur papier, échelle 1mm/1m.

    Contrat entre la Société des mines de Carmaux et la Société Générale d'Entreprises, pour la construction de 40 maisons ouvrières, daté du 15 février 1921, signé de Charles Pérès et de Louis Vénin, directeur de la SGE ; devis descriptif, 9 p.

    Société des Mines de Carmaux, prix de base des matériaux, annexe 85, sans date.

    Cité ouvrière de Fontgrande, Maison double type "Carmaux C" ensemble, plan n° 1138 D8, daté du 6 mai 1919 et signé de E. Pagès, visé par Charles Pérès le 11 mai 1920, plan en couleur sur papier, plan annexé au contrat du 29 avril 1920 entre la SMC et la SGE.

    Cité ouvrière de Fontgrande, Maison double type "Carmaux E1" ensemble, plan n° 1138 D12 bis, daté du 31 aout 1920 et signé de Eug. Pagès, visé par Charles Pérès le 1er septembre 1920.

    Société des mines de Carmaux, Situation indiquant les quantités de mâchefer employées pour la construction du 1er lot des maisons ouvrières de Fontgrande, daté du 13 avril 1921. 20 maisons à un étage et 3 maisons sans étage

    Cité ouvrière de Fontgrande, Maison double type "Carmaux F" ensemble, plan n° 1138 D15, daté du 5 février 1921 et signé de M. B. plan en couleur sur papier, signature de Vénin, directeur de SGE.

    Courrier du directeur de la SGE, Louis Venin à Charles Pérès, directeur général de la SMC, daté du 14 mai 1921 dans lequel il propose la construction de trois maisons ouvrières avec un nouveau procédé de murs creux en béton de mâchefer et ciment coulé sur place", procédé d'origine anglaise qui devrait permettre d'abaisser les coûts de construction.

    Etat récapitulatif des prix de révision concernant la fourniture des matériaux pour l'exécution de 23 maisons à Fontgrande, 1er lot, Carmaux 24 aout 1921.

    Archives municipales de Carmaux : SMC 2 /304
  • Archives départementales du Tarn / Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des Mines de Carmaux. SMC 1 /18 (1), plans au bleu 1138 E1, Société générale d'entreprises : maisons ouvrières à deux logements de 3 pièces, fait à Paris le 5 décembre 1919 par Gatineau ; pavillon à 2 logements de 4 pièces, fait à Paris le 10 décembre 1919 par Gatineau ; maison double type Carmaux modifié, dressé à Paris le 15 avril 1920.

    Archives municipales de Carmaux : SMC 1 /18 (1)
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des mines de Carmaux. Comptabilités annexes, BN 5 (2). Concours pour la bonne tenue des jardins : règlement du concours de logements et jardins (1925-1941).

    Archives municipales de Carmaux : BN 5 (2)
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. SMC 2/652, dossiers des fournisseurs, J. Singlar, entrepreneur à Toulouse, 54 chemin du Busca.

    Archives municipales de Carmaux : SMC 2/652
  • Archives départementales du Tarn. Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des Mines de Carmaux. SMC 2 22 et SMC 2 23, fournisseur Assun. Commandes par la SMC de maisons ouvrières à Fontgrande et autres échanges de courriers (1923-1931).

    Archives municipales de Carmaux : SMC 2 22 et SMC 2 23 fournisseur Assun
  • Note datée du 22 décembre 1937 du directeur de la Société des Mines, Charles Pérès, au préfet du Département du Tarn, concernant les récentes réalisations de la SMC dans le domaine social, en particulier le hameau de Fontgrande avec le groupe scolaire, l'hôpital, le parc du Pré-grand, le parc du Candou et le terrain de sport, copie d'un original non localisé envoyé au CAUE du Tarn en 2016.

    inconnu
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des mines de Carmaux, Note de Charles Pérès, directeur général de la Société des mines de Carmaux au préfet du Tarn datée du 22 décembre 1937, concernant les principales réalisations techniques récentes effectuées par la SMC, document dactylographié concernant le hameau de Fontgrande et son groupe scolaire, l'hôpital, le parc du Pré-grand, le parc du Candou et le terrain des sports, avec quelques plans.

    Archives municipales de Carmaux
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Archives de la Société des Mines de Carmaux. 1 ETP 1 1126, fournisseur : entreprise Chabal et Cie, Albi [1920-1925].

    Archives municipales de Carmaux : 1 ETP 1 1126
    Commande du 9 juillet 1921 par la Société des Mines de Carmaux à l'entreprise Chabal et Cie, de la maison de garde à Fontgrande.
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Archives de la Société des Mines de Carmaux. 1 ETP 1 1126, fournisseur : entreprise Chabal et Cie, Albi [1920-1925].

    Archives municipales de Carmaux : 1 ETP 1 1126
    commande du 4 février 1921 de la SMC à Roques agent de Chabal et Cie avenue Dembourg à Albi pour la construction du réservoir d’eau de Fontgrande.

Bibliographie

  • Archives départementales du Tarn / Archives municipales de Carmaux. Fonds de la SMC, BM 71. XVIIe Congrès départemental de l'Union fédérale tarnaise des anciens combattants et victimes de la guerre et des jeunes. Ville de Carmaux, 26 juin 1938.

    Archives municipales de Carmaux : BM 71
  • Fontgrande, supplément aux infos municipales de Saint-Benoit-de-Carmaux, 2013.

    Mairie de Saint-Benoit-de-Carmaux
  • COSTUMERO, Jean. Fontgrande, 1920-1975. 2014.

    Archives municipales de Carmaux
  • Papillault (Rémi), Girard (Laura), Marfaing (Jean-Loup), guide d'architecture du XXe siècle en midi toulousain, Collection Architectures, Presses universitaires du Midi, 2016, 240 pages.

  • Perspectives, des architectes à l'oeuvre dans le Tarn, 1900-1980. Exposition des Archives départementales du Tarn. Albi, 2016.

    Archives départementales du Tarn
  • LE POTTIER Jean (directeur de publication). Perspectives. Regards sur l'architecture dans le Tarn au XXe siècle. Archives départementales du Tarn / CAUE du Tarn. Un Autre Reg'Art éditions. Albi, 2020. 304 p.

    p. 107-113
  • SERVANT, Sonia. "La genèse de la cité-jardin de Fontgrande (1919-1931)", la Revue du Tarn, juin 2025, n°278, p. 33-51.

Documents figurés

  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. SMC 1 /19 (3). Fonds de la Société des Mines de Carmaux. Plans du bureau des études de la Société des Mines de Carmaux. Cité ouvrière de Fontgrande. Premiers plans d'ensemble de la cité ouvrière de Fontgrande : Dessin n° 487-005, Paris, le 12 décembre 1919. Plan au bleu ; Tableau des caractéristiques des maisons ouvrières de la cité de Fontgrande ; Projet d'assainissement (zone 1), réseau d'égouts, (plan n° 3337 ter), novembre 1926.

    Archives municipales de Carmaux : SMC 1 /19 (3)
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des Mines de Carmaux, SMC 1 /20, Plans du Bureau des études de la Société des Mines de Carmaux, cité ouvrière de Fontgrande (1920-1939).

    Emplacement de maisons ouvrières dans la région de Fontgrande, (plan topographique du site de Fontgrande avec les courbes de niveau), n° 1138 D1, Carmaux le 20 janvier 1920, signé M.B., visé par le directeur général Charles Pérès, le 13 mars 1920, plan sur calque au 1000e.

    Lotissement, cité ouvrière de Fontgrande, plan n° 1138 D2, Carmaux le 12 mars 1920, E. Laporte, visé par le directeur général Charles Pérès, le 13 mars 1920, plan sur calque au 1000e.

    Plan n° 1138 D2 bis, Plan au 5000e, sans titre, Plan général d'implantation de la cité ouvrière avec deux places centrales ovales, Fait à Carmaux, le 31 juillet 1920, plan sur calque à l'encre.

    Lotissement du hameau de Fontgrande, plan n° 1138 D2, Carmaux, le 28 avril 1924, signé LM et visé par Charles Pérès le 30 avril 1924 (plan topographique avec implantation de l'école et d'un stade), plan au 1000e, sur calque.

    Lotissement du hameau de Fontgrande, Plan n° 1138 D2 bis, Carmaux le 15/10/1928, signé ? F., échelle 1 m/mètre, plan sur calque.

    Cité ouvrière de Fontgrande, Maison double type S; G. E., Plan n° 1138 D4, Carmaux le 20 janvier 1920 (classement S.G.E. n° 487002 du décembre 1919).

    Cité ouvrière de Fontgrande, Maison double type "Carmaux C", ensemble, Plan n° 1138 D8, Carmaux le 6 mai 1919, E. Pagès, Société générale d'entreprise, affaire n° 487001, Paris le 15 avril 1920, dessin joint au traité du 29 avril 1920, visé par Charles Pérès, directeur général le 11 mai 1920, plan sur calque.

    Hameau de Fontgrande, Dessin de la plaque commémorative, grandeur d'exécution, plan n° 1138 D 19, Carmaux le 15 mars 1921, E. Pagès, dessin sur calque, "LA PREMIERE PIERRE DU HAMEAU DE FONTGRANDE ET UN DOCUMENT COMMEMORATIF ONT ETE POSES DANS LES FONDATIONS DE CETTE MAISON LE 10 JUILLET 1920 PAR L'INGENIEUR EN CHEF AU CORPS DES MINES POL CALTAUX".

    Hameau de Fontgrande, Lavoir, Carmaux, plan n° 1138 D 27, E. Laporte, visé par Charles Pérès, le 8 aout 1921, échelle 5 cm/1m, plan sur calque à l'encre.

    Fontgrande, implantation des maisons n° 1, 2, 3, 4, Plan n° 1138 D45, Carmaux le 26 janvier 1923, visé par Charles Pérès le 30 janvier 1923, échelle 2mm par mètre, plan sur calque à l'encre. Maisons de la place du Marché.

    Plan n° 1138 D 56, Sans titre, Carmaux le 17 mars 1924, signé M.B., visé par le directeur général Charles Pérès le 18 mars 1924, plan sur calque à l'encre. Plan d'implantation des maisons place du Marché.

    Hameau de Fontgrande, sous-sol de la maison 5, plan n° 1138 D52, Carmaux, le 17 octobre 1923, signé M. E. visé par Charles Pérès le 29 octobre 1923, plan sur calque à l'encre.

    Maison double type "Carmaux R", ensemble et détails, plan n° 1138 D63, Carmaux le 6 septembre 1924, signé R. N., visé par Charles Pérès le 20 septembre 1924, échelle 1cm/m, plan sur calque à l'encre.

    Mines de Carmaux, Hameau de Fontrgrande, plan n° 1138 D97, Carmaux, 1939, plan sur calque à l'encre, échelle 1/5000e. Plan avec les noms des rues.

    Archives municipales de Carmaux : SMC 1 /20
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des Mines de Carmaux. SMC 1 /21, Archives de la Société des Mines de Carmaux, SMC 1 /21, Plans du Bureau des études de la Société des Mines de Carmaux, Saint-Benoit-de-Carmaux, cité ouvrière de Fontgrande (1920-1934).

    -Hameau de Fontgrande, Maison double type "Carmaux K", planche 2, ensemble , plan n° 1138 D51, Carmaux le 18 octobre 1923, signé M.B., visé par Charles Pérès le même jour, échelle 1 cm / mètre, plan sur calque.

    -Hameau de Fontgrande, Maison double type "Carmaux K bis", planche 2, ensemble , plan n° 1138 D51 bis, Carmaux le 10 décembre 1924, visé par Charles Pérès le 10 décembre 1924, échelle 2cm / mètre, plan sur calque à l'encre. Observation : " date de construction 1926, prix de revient 69000 F, maçonnerie d'agglomérés.

    -Hameau de Fontgrande, Maison double type "Carmaux K ter", planche 2, ensemble , plan n° 1138 D75, Carmaux le 3 janvier 1927, signé M.B., visé par Charles Pérès le 4 janvier 1927, échelle 2cm / mètre, plan sur calque.

    Archives municipales de Carmaux : au-dessus du tiroir 55
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des mines de Carmaux. 53 J 288. Album photographique de la construction des cités ouvrières de Fontgrande et des Bruyères, photographies datées, sans légende. Société des Mines de Carmaux, 1920-1929.

    Archives municipales de Carmaux : 53 J 288
  • Archives départementales du Tarn/Archives municipales de Carmaux. Fonds de la Société des mines de Carmaux. Au-dessus du tiroir 55. Hameau de Fontgrande, maisons ouvrières, plan-types, 1919-1931. Grands plans sur papier entoilé pour la plupart, lacunes.

    Archives municipales de Carmaux : au-dessus du tiroir 55
  • Archives départementales du Tarn. 43 Fi, fonds Valentin Rouvel, ingénieur aux mines de Carmaux (1893-1838), 9 photographies de la construction de Fontgrande par Léon Delière.

    Archives départementales du Tarn : 43 Fi
  • Institut national de géographie. Photographie de l'IGN de 1924 du secteur de la cité-jardin de Fontgrande. Identifiant de la mission : CFB-131B1 ; Identifiant du cliché : IGNF_PVA_1-0__1924-03-09__CCFB-131B1_1924_CAF_B-131_0019 ; Numéro :19.

    Institut national de géographie
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Conseil départemental du Tarn
(c) CAUE du Tarn