Dossier d’œuvre architecture IA81013082 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, patrimoine vigneron du Pays Gaillacois
ferme
Œuvre étudiée
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Lisle-sur-Tarn
  • Commune Parisot
  • Lieu-dit Nicouleau
  • Cadastre 1832 B 1044, 1046, 1048, 1049 ; 2012 ZM 21
  • Dénominations
    ferme
  • Parties constituantes étudiées
  • Autres parties constituantes
    cuvage, pressoir à vin, étable à vaches, grange, logement, hangar, pigeonnier, poulailler, remise agricole, toit à porcs

Selon un diplôme de médaille du comice agricole de l'arrondissement de Gaillac remis au propriétaire de la ferme, Emile Bounhiol, en 1927, la famille Bounhiol serait arrivée à Nicouleau dans la première moitié du 17e siècle, en 1632. Le propriétaire actuel témoigne que les Bounhiol sont restés à la tête du domaine jusque dans les années 1980. Le corps de bâtiment accolé au nord de la maison d'habitation conserve en effet quelques éléments anciens qui pourraient appartenir aux 17e et 18e siècles (baies d'encadrement en pierre de taille avec chanfreins et fenêtres avec ébrasements se poursuivant au niveau de l'allège). Le four à pain construit en terre massive pourrait lui aussi dater d'une période assez ancienne ; ce type de mise en oeuvre, pour les environs de Gaillac, peut être daté entre le 15e siècle et le 18e siècle. Mais la ferme a connu une reconstruction importante en 1845 et au cours du demi-siècle suivant. Les matrices du cadastre signalent que la maison située sur la parcelle 1046 est détruite en 1843 et qu'une nouvelle est reconstruite deux ans plus tard. C'est plus précisément la maison d'habitation, la grange-étable et les deux pigeonniers qui sont élevés à ce moment, en reprenant l'emprise de l'ancien bâtiment. Cette reconstruction est attribuée à Jacques Bounhiol, qui est dit cultivateur dans la matrice du cadastre. Dans les années 1840-1850, Jacques Bounhiol agrandit aussi son domaine par l'acquisition de terres, de bois et de vignes.

Dans la seconde moitié du 19e siècle, et probablement antérieurement à la crise du phylloxéra intervenue à la fin des années 1870, le chai, le logement du maître-valet et la remise agricole sont élevés. Leur construction pourrait être attribuée au fils de Jacques Bounhiol, Jacques Valentin, qui hérite du domaine en 1875 (A.D.T. 3 P 1595).

L'extension nord-ouest de la maison d'habitation a été rajoutée au tout début du 20e siècle, probablement en 1912 selon les informations données par les matrices cadastrales des propriétés bâties qui signalent un bâtiment en augmentation de construction pour cette année-là (A.D.T., 3 P 1598). Le type de mise en oeuvre, et en particulier les chaînes d'angle en brique qui décrivent un motif harpé, vient corroborer cette datation.

A partir des données du cadastre, on peut établir qu'en 1880, le domaine de Jacques Valentin Bounhiol recouvrait une cinquantaine d'hectares, dont 7 à 8 plantés en vigne et qui recouvraient quatre grandes parcelles seulement.

  • Période(s)
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1845, daté par source

Le corps de bâtiment principal qui abrite la maison d'habitation et la grange-étable est encadré par deux pigeonniers formant tour qui confèrent à la façade côté cour un aspect solennel. Une attention particulière a été apportée à la façade ordonnancée : mise en oeuvre soignée (encadrement des ouvertures en brique, porte d'entrée surmontée d'un larmier, corniche en terre cuite) et décors d'enduits (façades des pigeonniers dont les angles sont soulignés d'un bandeau blanc). Outre l'habitation, ce corps principal abrite aussi la grange-étable dans le prolongement, à l'est, et une remise agricole couverte par un toit à un pan. Les pigeonniers sont, quant à eux, couverts par un toit dit en pas de mulet. Des quatre niveaux qui les composent, seul le rez-de-chaussée n'était pas dévolu aux pigeons ; celui de l'ouest comporte une petite étable à cheval. Aux étages, des paniers en osiers étaient utilisés pour les nichoirs.£Les maçonneries sont faites de matériaux différenciés en fonction de l'orientation : le mur nord de la maison est constitué de moellons bruts de molasse qui alternent avec de la brique, mise en oeuvre qui caractérise aussi les murs les plus anciens de la ferme. Côté cour, la brique de terre crue a été préférée.£Sur l'arrière de la maison d'habitation, est conservé un puits alimenté par une citerne. L'eau était amenée au moyen de tuyau en terre cuite jusque dans la cuisine.£En retour du corps principal, au nord, un second corps de bâtiment couvert par un toit à longs pans et une croupe abrite quelques annexes de la maison parmi lesquels la cuisine, la buanderie et la cave à bouteilles. Toute la partie nord du bâtiment abrite le chai. Celui-ci est élevé principalement en brique de terre crue.£Au sud, on compte encore un logement, de domestique, élevé lui aussi en brique de terre crue auquel est accolé sur le pignon est un petit abri pour la forge. En face de ce logement, de l'autre côté de la cour, se trouve un petit corps de bâtiment agricole peu profond qui renferment les toits à cochons surmontés du poulailler et des lapinières. Située à l'entrée de la cour, la niche du chien de la ferme a été construite avec un soin inhabituel pour ce genre d'édicule : maçonnerie de brique, pierre gravée portant l'année de la construction (1926), et frise sur les rampants du toit.£A l'arrière de la maison se trouvait le potager fermé par un mur de clôture. Au devant de la cour, des grands arbres (cèdres, platanes) marquent l'entrée, à l'extrémité d'une allée qui relie le domaine à la route de Parisot à Montans.

  • Murs
    • brique
    • brique crue
    • pisé
    • brique creuse
    • calcaire
    • molasse
  • Toits
    tuile creuse, tuile mécanique
  • Étages
    1 étage carré, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à un pan
    • croupe

Présentation succincte

  • NOTSUC Bel exemple de ferme du 19e siècle avec des aménagements anciens rarement aussi bien conservés : pressoir à vin et cuve de fermentation, cuves en terre cuite pour la lessive avec leur système d'évacuation des eaux, aduction d'eau dans la cuisine depuis une citerne au moyen de tuyau en terre cuite.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G
  • NOTB_S Archives départementales du Tarn : 3 P 1594 (Tableau indicatif des propriétés foncières, 1832) ; 3 P 1595 et 3 P 1596 (Matrices des propriétés foncières, 1836) ; 3 P 1597 ( Matrice cadastrale des propriétés bâties, 1882) ; 3 P 1598 (Matrice des propriétés bâties, 1911).
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD81_SSERVANT
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Image non consultable
Date(s) d'enquête : 2012; Date(s) de rédaction : 2012
Articulation des dossiers
Parties constituantes