La pièce est documentée par les "Apports des Fayets à Fontfroide" (p. 10). Il est assez probable que la pièce ait été une cuisine ou un chauffoir. Elle disposait d'une grande cheminée "très simple" qui a été démolie. Elle abrita un temps le logement du garde Sournies et de son épouse.
L'ensemble a été réaménagé par Gustave Fayet qui patina les voûtes et fit réaliser les boiseries par un certain Molinier. Ces boiseries ont servi à installer les toiles peintes monumentales (IM11004183) en provenance du château des évêques de Béziers de Lignan-sur-Orb, puis du Jardin Notre-Dame qui appartenaient à la famille Salvan. On ne connaît pas la date exacte de leur installation dans la pièce mais elle pourrait être effective autour de 1914 puisque, si l'on en croit les carnets du collectionneur, il signale leur arrivée à Fontfroide le 25 septembre 1913.
Fayet dessina les trophées (Apports des Fayets à Fontfroide) qui ont été sculptés par Hippolyte Jalvy (1863-1936) sculpteur à Béziers. Les pièces lui sont livrées le 12 janvier 1918, comme il le précise dans ses carnets, cadres (420 francs) et des sculptures en bois pour le salon vert (130 francs). Il est assez probable que le miroir d'applique installé au-dessus de la cheminée soit un achat à Armengol en 1908 ou l'année suivante (Carnets Fayet, 2 janvier 1918)
De même, c'est Gustave Fayet qui fit dessiner et installer le grand miroir dans un des panneaux de la pièce. On ne sait pas si Molinier est également l'auteur des meubles de style rocaille (encoignures et table) mais, s'ils sont plus anciens, ils ont été repeints et intégrés à la pièce au moment du réaménagement de cette dernière.
Il est noté dans "Apports des Fayets à Fontfroide" (p. 11), la présence d'un lion de Florence en marbre et de deux lampes vertes qui n'ont pas été retrouvées. De même, le lustre "arrangé avec petites lanternes processions espagnoles" [sic] a été déplacé.
Le buste de Madeleine Fayet IM11004184 qui figure sur les photographies de l'album destiné à étendre la protection Monument historique a aussi été déplacé. Il est difficile de dire si les luminaires d'applique datent de l'époque de Gustave Fayet. Aucun document n'en atteste et les photographies anciennes disponibles ne permettent pas d'avoir de certitude. Il est probable qu'ils sont donc plus récents. L'horloge baroque qui se remarque sur les clichés des années 1960 n'a pas été retrouvée.
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008