Gustave Fayet s'est intéressé à l'art de céramique entre 1897 et 1901. Le sujet semble au cœur de ses préoccupations artistiques dès 1895 : d’abord en tant qu’amateur, puis en tant qu’artiste. Lors de ses séjours à Paris, Fayet allait voir toutes les expositions, ce dont ses correspondances témoignent (Rougeot, op. cit. p. 184). Une lettre écrite à sa femme en 1899 signale : « Journée passée aux deux Salons (…) Précipité sur les céramiques (…) je reviendrai un tas d’idées en tête. Je mettrai de suite à exécution » .
Fayet s'intéressait non seulement à la céramique japonaise mais aussi au travail d’Émile Gallé et de Tiffany, dont il acheta quelques pièces malgré leur prix. Il travaille alors avec Louis Paul (1854 – 1922), sculpteur et céramiste, installé rue Andoque à Béziers, qui met son atelier à leur disposition pour leurs créations. La correspondance en atteste. Magali Rougeot (op. cit. p. 185) estime qu'il est difficile de distinguer la part exacte de chacun dans le travail commun. Gustave Fayet, qui avait une idée très précise du résultat attendu laissait le soin à Louis Paul le soin de la fabrication. Il s'intéressait surtout au rendu, à l'éclat des émaux, sans se préoccuper des coulures du glacis sur l'objet fini (Rougeot, p. 297), confiant à Louis Paul le travail technique.
Les oeuvres sont ainsi pour la plupart cosignées avec deux types de signatures, généralement positionnées à leur base. La plus fréquente est une croix entre les initiales des deux artistes ; l'autre prend la forme d'un tampon où les noms entourent celui de Béziers, lieu de fabrication : Béziers. Il existe néanmoins, sur un seul exemplaire, un troisième type de signature qui présente les initiales des deux artistes l’une au-dessus de l’autre.
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008