Dossier d’œuvre architecture IA81013888 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur la Communauté de communes du Carmausin-Ségala
  • patrimoine industriel
ancien quartier de la centrale de Pélissier, Société des mines d'Albi
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Carmausin-Ségala
  • Commune Albi
  • Lieu-dit Pélissier
  • Adresse 2, 4, 6, 8 rue Gaston Bouteillier , 187 ter, 202, 204 avenue de Pélissier
  • Cadastre 2022 ER 12  ; 2002 AY 79, 80, 81, 82  ; 2022 EL 70, 71, 84, 85
  • Dénominations
    quartier
  • Appellations
    ancien quartier de la Centrale de Pélissier
  • Autres parties constituantes
    bureau d'entreprise, maison, conciergerie, mur de clôture

La Société des mines d'Albi commence à s'établir dans la plaine de Pélissier en 1893 et les premiers bâtiments industriels sont mis en service l'année suivante (E. Grand, p. 52). Dans le même temps, elle aménage une voie de chemin de fer pour faire venir le charbon extrait des puits de Camp grand, sur la commune de Saint-Sernin-les-Mailhoc (devenue Cagnac-les-Mines), située à quelques kilomètres au nord où s'étend la concession d'Albi.

Pour s'établir, la Société fait l'acquisition, en 1901, d'un domaine préexistant, à Pélissier. Au centre des terres agricoles, les bâtiments organisés autour d'une cour intérieure ont été construits une dizaine d'années auparavant par Etienne Alexandre Soulages (ADT, 3 P 94 et 95). La SMA les conserve et la demeure devient la maison d'administration de la Société (187 ter avenue de Pélissier).

La Société a fait appel à l'architecte départemental Léon Daures pour la conception des bureaux, des pavillons d'entrée de l'usine, des maisons de chefs de service ainsi que pour apporter quelques transformations à la maison d'administration (ADT, fonds de l'architecte L. Daures, 143 J 73, 386-387). L. Daures est par ailleurs le beau-frère du directeur de la SMA, Paul Péret. L'entreprise Campenon et Bernard réalise les travaux.

Les bureaux de la Société sont installés à l'entrée du site industriel, à l'angle de l'avenue de Pélissier et de la rue Gaston Bouteiller, juste en face de la maison d'administration. Ils sont construits probablement en deux temps. Le rez-de-chaussée semble être élevé autour de 1910 et un étage est ajouté en 1918. À ce moment, la cour d'entrée de l'usine est aussi pourvue d'un jardin également dessiné par Léon Daures. Les deux pavillons d'entrée de l'usine sont bâti en 1913.

Le long de la rue Gaston Bouteiller, deux maisons jumelles pour loger les chefs de services sont construites en 1920. Celle située aux n° 2 et 4 est réalisée sur les plans de Léon Daures. En 1924, elles sont occupées par le chef des ateliers et le chef des services électriques (ADT, 143 J 73). La maison jumelle située au n° 6 et 8 est construite sur un modèle plus simple quelques années plus tard.

Après la Première Guerre mondiale, en 1922-1923, la Société a souhaité mettre en place une stèle commémorative, au premier étage des bureaux, à la mémoire de ses employés et ouvriers tombés au combat. Léon Daures a dessiné le projet et plusieurs artisans en ont assuré la réalisation (châssis par les frères Limousy, vitraux par J. Fauré de Gaillac, sculpture en bronze par Fourès à Toulouse).

Un lotissement d'une dizaine de logements avec jardin a été aménagé à l'ouest de l'usine, probablement dans les années 1960.

Les installations de Pélissier ont cessé de fonctionner en 1958, et onze ans plus tard, une Centrale thermique a pris le relai (Le Breuil, à la découverte..., p. 14). Elle fut elle-même fermée en 2006. Il ne reste rien des bâtiments industriels. Les bureaux sont préservés et toujours occupés.

L'ancien site industriel était établi dans un vaste enclos fermé de murs d'environ 22 hectares. L'entrée se faisait au sud-ouest du site, à l'angle de l'avenue Pélissier et de la rue Gaston Bouteiller. A l'entrée de l'enclos, se trouvent deux pavillons établis en vis à vis, dont la maison du concierge. L'architecte les a disposés dans l'axe de la Maison d'administration située de l'autre côté de la rue et elle même établie sur un plan régulier, autour d'une cour. Au delà de l'entrée, Daures a aménagé un jardin qui précède le grand bâtiment des bureaux. Etabli sur deux étages, il présente des façades enduites animées par les encadrements des baies en brique. Il est desservi par un hall donnant sur un grand escalier en bois. Ce n'est certainement pas un hasard si ce dernier ressemble beaucoup à celui du bureau central de la Société des mines de Carmaux, rue du Gaz, élevé en 1894.

Les deux maisons de chef de service dessinées par Léon Daures tournent le dos à la rue, où la façade est à peine ouverte. Les entrées sont ménagées sur les pignons. Les pièces de vie ouvrent sur le jardin. A l'étage, chaque maison dispose de quatre chambres. La façade sur jardin est marquée par des décors de briques. des petites dépendances de jardin contigües sont implantées au milieu du terrain. Elles contenaient buanderie, volière, poulailler et toits à lapins.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
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Documents d'archives

  • Archives départementales du Tarn. 143 J, fonds de Léon Daures (1877-1973) architecte à Albi (1905-1954).

    Archives départementales du Tarn : 143 J
    143 J 386-387, Bureaux, entrée et maison d'administration ; 143 J 73, Maison jumelle pour contremaîtres.
  • Archives départementales du Tarn. Cadastre, Matrices des propriétés foncières de la commune d'Albi, 3 P 94 et 95.

    Archives départementales du Tarn : 3 P 94 et 3 P 95

Bibliographie

  • Grand (Emile), Monographie des mines d'Albi, 1881-1904, Albi, 1915.

    Archives départementales du Tarn
  • LE POTTIER Jean (directeur de publication). Perspectives. Regards sur l'architecture dans le Tarn au XXe siècle. Archives départementales du Tarn / CAUE du Tarn. Un Autre Reg'Art éditions. Albi, 2020. 304 p.

    p. 70-72.
  • Le Breuil, à la découverte du passé minier, ville d'Albi, 35 p., sans date.

Documents multimédia

  • Musée mine départemental, Cagnac-les-Mines. Fonds photographique Aimé Malphettes.

    Musée mine départemental, Cagnac-les-Mines
Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Conseil départemental du Tarn
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) CAUE du Tarn