La parcelle retenue - à l'origine avenue de Toulouse - se situe au sud de la ville d'Albi, dans un quartier en pleine expansion dans les années 1920. Le directeur n'était donc pas installé à proximité de l'usine de Pélissier, rive droite, au nord de la ville. La volonté de disposer la façade du côté de l'avenue a imposé de mettre les pièces de vie au nord.
La villa s'élève sur un niveau de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage et un étage de comble. Chaque niveau compte environ 220 m2. Les plafonds du soubassement sont en béton armé mais le gros-oeuvre semble être en maçonnerie de pierre. Le rez-de-chaussée, surélevé de quelques marches est accessible par un perron. Après avoir franchi une petite entrée, le vaste hall de 25 m2 communique encore avec le grand escalier en bois éclairé par une verrière zénithale orné de vitraux aux verres colorés montés au plomb et formant un bandeau périphérique, encore enrichis d'une rosace centrale peinte sur un verre opaque. Le hall distribue la salle à manger d'un côté (en lien à l'origine avec l'office et la cuisine sur l'arrière) et le salon de l'autre. La salle à manger dispose d'une sorte de bow-window largement vitré qui en augmente la longueur (7,60m). Les boiseries sont enrichis de meubles intégrés et celui de droite contient la cheminée. Le salon est orné d'un décor de boiserie et de plâtre néoclassique avec deux colonnes qui encadraient originellement la baie ternée au nord, du côté de l'avenue. On comptait encore à ce niveau un bureau pour le propriétaire, à l'angle nord-est, accessible directement depuis l'entrée, et une salle d'études, au sud-ouest. L'escalier de service, montant de fond, se situe à l'arrière de la villa.
En façade on reconnaît la manière de Léon Daures avec l'emploi de baies ternées et de la brique pour les arcs des ouvertures. L'aménagement d'une tour à l'angle nord-est, constitue aussi un poncif des villas de l'entre-deux-guerres de l'architecte départemental. Le soin accordé aux ferronneries, ainsi qu'à l'ornement de la façade distingue l'édifice.
Léon Daures avait également dessiné un projet de jardin mais il est difficile de savoir s'il a été réalisé.
Ingénieur, directeur de la Société des mines d'Albi