Dossier d’œuvre architecture IA81013880 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, habitat et production sur la Communauté de communes du Carmausin-Ségala
villa Sainte-Barbe ou demeure de l'ingénieur directeur de la Société des mines d'Albi ; Direction des services départementaux de l'éducation nationale du Tarn
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes Carmausin-Ségala - Carmaux
  • Commune Albi
  • Adresse 69 avenue Maréchal Foch
  • Cadastre 2022 BV 103, 104
  • Dénominations
    maison, immeuble de bureaux
  • Genre
    d'ingénieur
  • Précision dénomination
    Direction des services départementaux de l'éducation nationale du Tarn
  • Appellations
    villa Sainte-Barbe
  • Autres parties constituantes
    jardin, conciergerie

Les plans d'exécution de villa Sainte-Barbe commandée par la Société des Mines d'Albi pour le directeur Paul Péret à l'architecte départemental Léon Daures (1877-1973) sont datés de mars 1920. La construction est intervenue en 1920-1921. Léon Daures était le beau-frère de Paul Péret, tous deux intégrés à la bourgeoisie protestante albigeoise. La villa porte le nom de la sainte protectrice des mineurs.

Actuellement, l'édifice est occupé par la Direction des services départementaux de l'Education Nationale du Tarn. L'extension à l'est date de 2006 par le cabinet d'architecte Brunerie et Irissou d'Albi.

La parcelle retenue - à l'origine avenue de Toulouse - se situe au sud de la ville d'Albi, dans un quartier en pleine expansion dans les années 1920. Le directeur n'était donc pas installé à proximité de l'usine de Pélissier, rive droite, au nord de la ville. La volonté de disposer la façade du côté de l'avenue a imposé de mettre les pièces de vie au nord.

La villa s'élève sur un niveau de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage et un étage de comble. Chaque niveau compte environ 220 m2. Les plafonds du soubassement sont en béton armé mais le gros-oeuvre semble être en maçonnerie de pierre. Le rez-de-chaussée, surélevé de quelques marches est accessible par un perron. Après avoir franchi une petite entrée, le vaste hall de 25 m2 communique encore avec le grand escalier en bois éclairé par une verrière zénithale orné de vitraux aux verres colorés montés au plomb et formant un bandeau périphérique, encore enrichis d'une rosace centrale peinte sur un verre opaque. Le hall distribue la salle à manger d'un côté (en lien à l'origine avec l'office et la cuisine sur l'arrière) et le salon de l'autre. La salle à manger dispose d'une sorte de bow-window largement vitré qui en augmente la longueur (7,60m). Les boiseries sont enrichis de meubles intégrés et celui de droite contient la cheminée. Le salon est orné d'un décor de boiserie et de plâtre néoclassique avec deux colonnes qui encadraient originellement la baie ternée au nord, du côté de l'avenue. On comptait encore à ce niveau un bureau pour le propriétaire, à l'angle nord-est, accessible directement depuis l'entrée, et une salle d'études, au sud-ouest. L'escalier de service, montant de fond, se situe à l'arrière de la villa.

En façade on reconnaît la manière de Léon Daures avec l'emploi de baies ternées et de la brique pour les arcs des ouvertures. L'aménagement d'une tour à l'angle nord-est, constitue aussi un poncif des villas de l'entre-deux-guerres de l'architecte départemental. Le soin accordé aux ferronneries, ainsi qu'à l'ornement de la façade distingue l'édifice.

Léon Daures avait également dessiné un projet de jardin mais il est difficile de savoir s'il a été réalisé.

  • Murs
    • pierre (incertitude)
  • Toits
    tuile creuse mécanique
  • Étages
    étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit en pavillon
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en charpente
  • Techniques
    • vitrail
  • Représentations
    • rosace
  • Statut de la propriété
    propriété de l'État

Documents d'archives

  • Archives départementales du Tarn. Archives privées. Léon Daures (1877-1973), architecte à Albi (1905-1954), 143 J 70, Maison du directeur, route de Toulouse à Albi : chantier 3 mai 1920-6 juin 1921 ; 143 J 71, Maison du directeur : plans.

    Archives départementales du Tarn : 143 J 70

Bibliographie

  • LE POTTIER Jean (directeur de publication). Perspectives. Regards sur l'architecture dans le Tarn au XXe siècle. Archives départementales du Tarn / CAUE du Tarn. Un Autre Reg'Art éditions. Albi, 2020. 304 p.

  • Léon Daures, Albi, architecte DPLG, travaux d'architecture, Strasbourg, EDARI (Edition d'architecture, d'industrie et d'économie),1933, 41 p.

    Archives départementales du Tarn
    p. 14
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Conseil départemental du Tarn
(c) CAUE du Tarn