La cité-jardin a été aménagée par la Société des mines d'Albi au début des années 1920 pour loger les ouvriers de la Centrale de Pélissier, voisine, ou ceux des puits d'extraction de Cagnac-les-Mines, à quelques kilomètres de là.
Les avant-projets sont datés de novembre 1923 et les plans définitifs de l'année suivante (archives de la Société Néolia devenue Société 3F Occitanie). La même année, la SMA s'est attachée à faire l'acquisition des terrains aux divers propriétaires et elle dispose alors d'un vaste ensemble de parcelles contiguës (plan du 14 nov. 1923) où il n'existe que quelques maisons d'habitation ou fermes. La conception de la cité-jardin pourrait être attribuée à Léon Daures, architecte départemental et beau-frère du directeur de la SMA, Paul Péret. En effet, ce maître d'oeuvre a conçu les bureaux de l'entreprise et de l'habitat pour la SMA. Mais des plans de la cité-jardin signés de sa main ne sont pas connus. Quelques plans de maisons ouvrières à quatre logements, proches de celles du Breuil, sont conservés dans son fonds d'archives (ADT, 143 J 74). L'entreprise qui a réalisé les travaux est celle de Campenon, Bernard et Cie, ingénieurs constructeurs. Installés 22 rue de l'Arcade à Paris et disposant aussi d'une succursale à Albi (entreprise fondée à Albi). Ils ont travaillé à d'autres projets de construction pour la SMA, en collaboration avec Léon Daures.
Le projet d'origine prévoyait que la cité-jardin s'étende sur 40 hectares et compte cent maisons de quatre logements chacune (délibération du CM d'Albi du 10 juin 1924). Seules 28 maisons seront finalement construites, soit environ un quart du programme initial seulement. L'essentiel de ce qui a été construit date de 1924, année qui voit la construction des 25 maisons prévues pour la première tranche de travaux.
Trois maisons supplémentaires sont venues compléter le programme en 1938 (1 ETP 2/465, plan n° 7123). Elles ont été construites par l'entrepreneur albigeois Benjamin Durand (7 rue Séré de Rivières).
L'extension à l'est, autour de la rue Paul-Péret, s'est faite tardivement, s'inspirant du projet d'origine. Un plan d'ensemble de la cité (fond de plan daté de 1927) montre différents projets d'implantation de cette rue réalisés en retombes datées de 1939 (AMC, 1 ETP 2 115, projet de lotissement de 1939, plan n° 5053). Pourtant, la construction de ces maisons d'employés est un projet de la SMA daté de mars 1946. La réalisation en incombe par la suite aux Houillères du bassin d'Aquitaine, à la suite de la nationalisation (plan n° 7860 du 28 mars 1946 et Projet d'extension en perspective, du 25 mars 1947).
Photographe albigeois