La cave coopérative de Labastide-de-Lévis est la première des caves de la seconde génération du mouvement coopératif dans le Gaillacois. Fondée en 1949, elle a été construite selon le projet de l'architecte Paul Brès, auteur de nombreuses caves dans l'Hérault. Le bâtiment de la cave initiale mêle une esthétique moderne à des éléments renvoyant à l'architecture régionaliste. Le fronton sculpté semble être l'oeuvre d'Armand Pellier.
- enquête thématique départementale, patrimoine vigneron du Pays Gaillacois
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Gaillac
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Commune
Labastide-de-Lévis
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Lieu-dit
la Barthe
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Cadastre
2012 ZC 01 93, 118, 119
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Dénominationsétablissement vinicole
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Précision dénominationcoopérative vinicole
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Autres parties constituantescuvage, chai, boutique, bureau d'entreprise, atelier de conditionnement, station d'épuration, laboratoire, transformateur (abri)
La cave a été fondée en 1949 sous le nom de "cave coopérative des coteaux de Gaillac et du pays cordais". Les services agricoles, le Génie Rural et le Crédit Agricole du Tarn, aidèrent administrativement et financièrement à son démarrage et voulurent lui donner un caractère de cave pilote. Cela devait concerner non seulement la vinification, mais également la commercialisation des vins en bouteilles. La première vinification a lieu en 1951 : 80 coopérateurs contribuent alors à une production de 13 000 hectolitres. En 1956, une annexe de la cave est créée à Cunac. Dès 1959, la production de la cave est passée à 30 000 hectolitres, soit les 2/3 de la production AOC. Elle est rejointe successivement par deux caves coopératives : celle du Mousseux Naturel de Gaillac en 1968, trop petite pour être viable économiquement ; et celle du Pays Cordais en 1974 qui était alors en proie à des difficultés. Cette dernière apporte une centaine de coopérateurs et 20 000 hectolitres de cuverie.
En 1988, la cave compte 641 adhérents et sa cuverie a un volume de 167 000 hectolitres. En 2005, les coopérateurs sont 200 et la production est d'environ 100 000 hectolitres.
L'architecture de la cave primitive est attribuée à Paul Brès, auteur d'une trentaine de caves dans l'Hérault depuis les années 1930. On retrouve dans la cave un certain nombre des traits de son architecture observables à Aigne (1951), Quintillan (1951) ou Cournonterral (1947) : utilisation de la pierre apparente, arc diaphragme en béton, découpage des volumes et sens du fronton pour conférer de la monumentalité ou encore transformateur traité à la façon d'un pigeonnier. La cave a été prolongée vers l'arrière, sans doute peu de temps après sa construction. La troisième extension se fait en direction du nord car la déclivité du terrain interdit de poursuivre sur la face postérieure : elle est adossée à l'édifice primitif dont elle poursuit la courbure de voûte. L'extension dans cette direction semble avoir été prise en compte dès l'édifice d'origine car des passerelles sont orientées vers celle-ci dans la cave de 1949. Une aile entière a ensuite été construite en direction du nord : elle a abrité la première chaîne d'embouteillage de la cave avant d'être reconvertie en cuvage avec des cuves en inox. Cette aile abrite également des cuves isothermes de petite capacité pour l'élaboration du Gaillac perlé. Ces cuves ont été construites par l'entreprise G. Pépin fils aîné, société du filtre Gasquet, installée à Bordeaux dont la plaque est conservée. L'aile en retour vers l'est a d'abord servi de lieu de stockage et de quais d'expédition : elle a été refaite en 1999 pour abriter le magasin de vente (auparavant dans un édicule isolé), derrière lequel se trouve le chai à barriques et un lieu de stockage. Les quais d'expéditions ont été réinstallés à l'est de l'ensemble dans des installations neuves en 1998. Le site a été contraint à un développement vers l'est où de nouvelles cuves ont été construites dans les années 1970 pour répondre aux besoins de stockage. En 1994, une nouvelle chaîne d'embouteillage a été installée.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle
- Secondaire : 1er quart 21e siècle
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Dates
- 1949, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par analyse stylistique, attribution par travaux historiques
Les bâtiments de la cave se distribuent autour d'une cour et forment un U irrégulier ouvert en direction du sud. La cave primitive se situe à l'ouest, en position surélevée par rapport aux autres bâtiments : on y accède par une rampe artificielle. Au sud, l'aile basse qui enchâsse le corps principal abrite les bureaux, le laboratoire et un premier logis avant la construction d'une villa pour le directeur. Les blocs de bétons qui logent les bureaux surplombent le hall des pressoirs. La rampe d'accès mène aux quatre quais de déchargement (initialement six abrités par un auvent en béton) situés sur la façade de la cave. Les machines de vinification se trouvent dans le premier hall : les pressoirs pneumatiques y ont remplacé les pressoirs horizontaux qui étaient surmontés de conquêts en béton. Un second hall, accueille la cuverie : celle-ci se répartit sur deux niveaux et est desservie par une large allée centrale et par deux allées plus étroites le long des murs extérieurs. Le niveau supérieur est couvert par une charpente en béton banché. Les murs extérieurs sont en moellons : sur le fronton et sur les murs de l'administration, le parement est assisé. Les ouvertures ont des encadrements en ciment saillant et un format horizontal. Celui-ci, peu marqué pour les fenêtres des bureaux, est très accentué pour les baies du chai divisées par de petits meneaux. Les mêmes ouvertures se retrouvent sur le transformateur traité à la façon d'un pigeonnier à pied de mulet. Aux deux extrémités de l'aile administrative, une large baie suit l'arrondi du bâtiment qu'elle contribue à souligner. La face nord du hall des pressoirs est éclairée par trois grands panneaux de carreaux de verre.
L'aile adossée au nord de la cave primitive en obstrue certaines fenêtres : les cuves qu'elle abrite ont des toits en pente qui prolongent la courbure de la voûte du vaisseau principal. L'atelier situé à l'arrière a été remplacé par des cuves inox. L'aile basse construite en direction du nord abrite des cuves en inox, qui ont pris la place de la première chaîne d'embouteillage, ainsi que les cuves isothermes (à double paroi liège) pour la réalisation du Gaillac perlé. L'aile au nord de la cour accueille désormais le magasin de vente avec à l'arrière le chai à barrique. En partie haute se trouvent un hall de stockage et une chaîne pour l'élaboration du mousseux (avec chambre froide).
Le bâtiment au nord-ouest de la cour abrite un ensemble de trois salles qui accueillent quatre-vingts cuves cylindriques en béton de 730 hl chacune. Elles ont été complétées à l'extérieur par cinq cuves en béton de 3 600 hl et par six cuves en fibre de verre de 1 500 hl qui servent désormais pour stocker les effluents. L'aile est de la cour abrite la chaîne d'embouteillage la plus récente, un hall de stockage et les quais d'expéditions. Une passerelle fait communiquer ce dernier bâtiment avec le sommet de la rampe d'accès à la cave primitive.
Le parterre de vigne de la cour est composée de pieds qui ont l'âge de la cave.
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Murs
- pierre
- béton
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Toitstuile creuse mécanique, métal en couverture
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Couvrements
- charpente en béton armé apparente
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Couvertures
- toit à longs pans
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- vigne
- coupe
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Précision représentations
Le fronton de la cave est orné d'un base-relief polychrome sans doute dû à Armand Pellier. S'inscrivant dans un triangle qui fait écho à la forme du fronton, il porte en son centre une coupe d'où coule du vin qui se répand de part et d'autre et vers laquelle convergent deux ceps de vignes chargés de grappes. Il surmonte l'inscription "cave coopérative de vinification de Labastide de Lévis et des coteaux du Gaillacois".
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Statut de la propriétépropriété d'une société privée
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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Bibliographie
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Cahuzac (Jean). Chroniques d'un village : Labastide de Lévis, 1193-1989. p. 258-262.
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Jalby (Robert). Labastide-de-Lévis (Tarn) : archéologie et histoire. [S.l.] : Société d'histoire de Réalmont, 1999. 40 p.