Dossier collectif IA46101864 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale
maisons médiévales de Saint-Cirq-Lapopie

Dossier non géolocalisé

  • Dénominations
    maison
  • Aires d'études
    Lot
  • Adresse
    • Commune : Saint-Cirq-Lapopie

L'enquête réalisée en 2008 a permis de recenser une vingtaine de maisons datables du 13e ou du 14e siècle, et tout autant de vestiges attribuables à la même période. Huit seulement ont permis de proposer des datations plus précises : la deuxième moitié du 13e siècle (parc. 2019 B 945 et maison Breton mais dans un état remanié), la fin du 13e siècle ou le début du 14e (maisons Larroque et Vinot, parc. 2019 B 992, 1974 et 2019 B 925, 926), le premier quart du 14e siècle (maison Daura), et plus exceptionnel, le troisième quart du 14e siècle (maison Vanoit).

Eléments repérés des 13e-14e siècles :

Rue Droite, maison (parc. 2019 B 988), élévation postérieure sur la rue de la Fourdonne, niveau de soubassement, porte chanfreinée à arc brisé, chaîne d'angle sud-est et andronne à l'ouest ; rue Droite, maison (parc. 2019 B 987), élévation arrière sur la rue de la Fourdonne, maçonnerie de moellons et porte chanfreinée et couverte d'un arc brisé ; rue Droite, maison (parc. 2019 B 786), façade sur rue, têtes de murs appareillées formant piédroits au rez-de-chaussée (pan de pan entièrement refait ?) ; rue Droite, maison (parc. 2019 B 985), élévation sur la rue de la Fourdonne, partie ouest, jour, chaîne d'angle et andronne ; maison (parc. 2019 B 1049), rez-de-chaussée, chaîne d'angle nord-est, avec une pierre chanfreinée (de piédroit ?) ; rue de la Peyrolerie, maison détruite (parc. 2019 B 992), chaîne d'angle chanfreinée sur la hauteur du rez-de-chaussée ; rue de la Peyrolerie, maison (parc. 2019 B 1011), façade sur rue, chaîne d'angle gauche sur andronne et têtes de mur appareillées biaises en encorbellement d'un pan de bois disparu ; rue de la Peyrolerie, maison (parc. 2019 B 1057), en rez-de-chaussée chaîne d'angle nord-est formant pilier, et chaîne d'angle dans l'élévation latérale sur ruelle ; rue de la Peyrolerie, maison (parc. 2019 B 1058), angle nord-est, rez-de-chaussée, chanfrein et congé à baguette et feuille d'eau ; maison (?) (parc. 2018 B 991-993), élévation nord-est, chaîne d'angle inversée, vers la droite au rez-de-chaussée, vers la gauche à l'étage ; place de l'Eglise, maison (parc. 2019 B 935), élévations sur la place, grande arcade en grande partie conservée dans l'actuel mur de clôture de la cour, et piédroit chanfreiné d'une arcade disparue à droite, à l'angle ouest chaîne et piédroit chanfreiné ; maison (parc. 2019 B 930), élévation sur la rue, tête de mur appareillée sur les deux niveaux à l'est, d'un pan de bois disparu, andronne ; maison (parc. 2019 B 931), élévation latérale ouest probablement conservée, tête de mur appareillée en encorbellement de l'élévation latérale est ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 848), élévation latérale ouest, chaîne d'angle et maçonnerie de petits moellons équarris en partie basse ; rue de la Pélissaria, maisons (parc. 2019 B 920, partie est), andronne, piédroit, corbeau et tête de mur appareillée à l'étage d'une maison disparue à l'est, au centre, chaîne d'angle et trace d'une andronne ; maison ruinée (parc. 2019 B 936), chaîne d'angle et piédroit chanfreiné ; maison (parc. 2019 B 938), façade sur la rue, chaîne d'angle gauche et piédroit lié en rez-de-chaussée, tête de mur appareillée en léger encorbellement.

Eléments incertains des 13e-14e siècles :

Place du Sombral, maison ruinée (parc. 2019 B 1068), au rez-de-chaussée au nord, deux piédroits chanfreinés dont avec le sommier d'un grand arc ; rue de la Peyrolerie, maison (?) (parc. 2019 B 1064), au rez-de-chaussée un pilier appareillé ; maison (parc. 2019 B 963), élévation nord, piédroits chanfreinés de la porte ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 824), élévation sur la rue, chaîne et piédroit à chacun des angles en rez-de-chaussée.

Eléments repérés des 15e-16e siècles :

Maison (parc. 2019 B 1072), élévation latérale nord-est, demi-croisée chanfreinée à appui saillant, élévation sud-est, porte chanfreinée à arc segmentaire, linteau à accolade (en remploi ?) à l'étage ; rue de la Peyrolerie, maison (parc. 2019 B 1062), façade en pan-de-bois sur la rue, croisées ; rue de la Peyrolerie, maison (parc. 2019 B 1053), élévation sur la rue, porte à arc surbaissé et quart de rond, élévation ouest, porte à arc plein-cintre et quart de rond, petite fenêtre chanfreinée à appui saillant ; rue de la Peyrolerie, maison (parc. 2019 B 1057), élévation latérale sur la ruelle, porte à piédroits en quart de rond et linteau chanfreiné, partie ouest, élévation latérale sur la ruelle, demi-croisée chanfreinée ( ?) ; maison (parc. 2019 B 992, bâtiment est), élévation ouest, demi-croisée chanfreinée à appui saillant ; maison (parc. 2019 B 994), élévation sud, porte à arc en anse de panier mouluré, élévation latérale est, porte de cave en plein-cintre et croisée à bases prismatiques et baguettes croisées aux angle ; maison (parc. 2019 B 963), élévation ouest, porte à piédroits en quart de rond et linteau chanfreiné à accolade, élévation nord, pan de bois en encorbellement à têtes de murs appareillées ; rue Droite, maison (parc. 2019 B 987), en façade deux croisées et des demi-croisées dans l'élévation latérale est ; place de l'Eglise, maison (parc. 2019 B 935), élévation sur la place, porte couverte en plein-cintre à piédroits en quart de rond et vestiges d'une arcade de boutique surbaissée ; maison (parc. 2019 B 817), élévation sur la rue, croisée à gorge, élévation sud-est, demi-croisée ; maison (parc. 2019 B 817), élévation sur la rue, baie de boutique à arc surbaissé chanfreinée et porte à linteau chanfreinée ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 873, 2055), élévations sur la rue, portail et porte à piédroits en quart de rond et arc à cavet ; rue de la Pélissaria, maison ruinée (parc. 2019 B 833), élévation sur la rue, piédroits chanfreinés ; rue de la Pélissaria, maison ruinée (parc. 2019 B 830), élévation sur la rue, piédroits et piliers de porte et de baie de boutique sous sablière, en quart de rond ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 877), façade sur rue, arcade de boutique à piédroits en quart de rond et arc à cavet, fantôme d'une seconde arcade à droite ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 879), en façade sur rue porte à linteau à accolade, porte moulurée à linteau orné des monogrammes IHS et AM dans l'élévation latérale ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 893), éléments de fenêtre à baguettes croisées aux angles, en remploi ; rue de la Pélissaria, maison (parc. 2019 B 849), élévation sur la rue, porte et arcade de boutique à linteau et arc surbaissé chanfreiné et piédroits en quart de rond, élévation latérale, jour chanfreiné ; maison (parc. 2019 B 938), façade sur la rue, porte à piédroits en quart de rond à arc plein-cintre surbaissé à double cavet, croisée à double cavet.

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : 14e siècle
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 16e siècle

La plupart des maisons sont disposées perpendiculairement à la rue sur laquelle elles n'offrent donc qu'une façade étroite. Le repérage des andrones conservées ou restituables montre que les pentes du terrain ont été utilisées pour évacuer les eaux usées entraînées par les eaux de pluie vers la rue, où elles s'écoulaient ensuite vers le point le plus bas. Celles de la rue Droite se déversaient à l'arrière des maisons dans la petite rue de la Fourdonne ; rue de la Pélissaria, près de la porte de ville, nous croyons reconnaître une série de trois couples de maisons à androne mitoyenne séparés par des ruelles.

La topographie a également fréquemment imposé un niveau de soubassement semi-enterré, qui se présente comme un niveau de cave rue de la Fourdonne pour celles dont la façade donne sur la rue Droite, ou comme un rez-de-chaussée pour celles qui bordent au sud la rue de la Pélissaria.

Le calcaire est l'unique matériau des maçonneries, des encadrements de baies et des éléments moulurés ou sculptés, exception faite de quelques couvrements d'embrasures de portes réalisées en brique. L'emploi du tuf semble rare avant sa généralisation au 20e siècle pour les hourdis des pans de bois.

Même en tenant compte des bâtiments disparus, les façades en pierre antérieures au 15e siècle étaient rares, les plus importantes se trouvant dans le Barry Sobiro, avec la maison Vanoit (parc. 2019 B 937), les grandes demeures qu'étaient la maison Daura (2019 B 928) et celle de la parcelle 2019 B 925-926, la maison de la parcelle 2019 B 945 et la maison Vinot (parc. 2019 B 832), auxquelles il faut ajouter le corps de logis très remanié de la maison Breton (parc. 2019 B 814). Un autre groupe est constitué par la série de quatre maisons plus modestes de la rue de la Peyrolerie (parc. 2019 B 1973, 1974, 992) dont l'étage n'est conservé qu'à l'état de vestiges ou de traces. Les façades de deux maisons (rue Droite, parc. 2019 B 986, et place du Sombral, rue de la Peyrolerie, parc. 2019 B 1065) dont les rez-de-chaussée étaient ouverts par de grandes arcades de boutique avaient un étage en pan de bois.

La seule façade dont l'appareil soit assimilable à de l'appareil réglé est celle de la grande demeure de la parcelle 2019 B 925-926, alors que celle de la maison Daura (2019 B 928) y mêle de nombreuses assises de moellon équarri. Les grandes arcades des rez-de-chaussée sont à claveaux traversants, les embrasures étant réservées aux portes. Très peu de fenêtres ont été conservées entières ou dans un état autorisant leur restitution : à colonnette et arcs à intrados trilobés (parc. 2019 B 945), à colonnette et arcs brisés ou linteaux échancrés en trilobe mais peut-être remontées (maison Breton, parc. 2019 B 814), à réseau de pierre et larmier (parc. 2019 B 925-926, et maison Daura, parc. 2019 B 928), à linteaux sur coussinets et trumeau (maison Vanoit, parc. 2019 B 937).

Les maisons à façade en pan de bois, présentant des baies sous sablière en rez-de-chaussée, sont les plus nombreuses et semblent toutes postérieures à la guerre de Cent ans, mais il est vrai que nous manquons de repères pour reconnaître d'éventuels vestiges de structures plus anciennes. Nous avons néanmoins proposé de dater du 14e siècle une partie du pan de bois du deuxième étage de la maison Vanoit (IA46000500) : il serait souhaitable que l'ensemble des pans de bois de Saint-Cirq-Lapopie puisse être réexaminé à l'occasion de nouvelles études.

  • Toits
  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • calcaire moellon
    • bois pan de bois

Bibliographie

  • Garrigou Grandchamp (Pierre), Scellès (Maurice) dir., Demeures du Moyen Âge dans le Lot, Saint-Saturnin, Editions de la Flandonnière, 2023.

    catalogue
  • Rousset (Valérie), Architecture domestique du 13e au 16e siècle à Saint-Cirq Lapopie, mémoire de Maîtrise d’Histoire de l’Art et d’Archéologie sous la direction de M. Yves Bruand, Université de Toulouse - Le Mirail, 1990.

  • Séraphin (Gilles), Cahors et la vallée du Lot, Cahors, Ed. Études et communication, 1990 (Coll. Guides Tourisme et patrimoine).

    p. 102-105
  • Saint-Cirq-Lapopie : Images d'un temps passé, Société des Amis de Saint-Cirq-Lapopie, Cahors, impr. Publi Quercy, 2005, non paginé.

Périodiques

  • Thiéry (J.), Prat (R.), "Notes sur les habitations de Saint-Cirq-Lapopie", dans Bulletin de la Société des Etudes du Lot, t. LXXXI, 1960, p. 194-196.

  • Rousset (Valérie), "Architecture civile médiévale à Saint-Cirq-Lapopie", Paris, dans Congrès Archéologique de France. Quercy, (147e session,1989), Société Française d'Archéologie, 1993, p. 457-466.

Date(s) d'enquête : 2008; Date(s) de rédaction : 2019