En octobre 1947, Hubert Cathala émet une demande pour ouvrir une fabrique d'engrais à La Bastide. L'usine existe probablement déjà avant validation : elle comprend deux niveaux. Au rez-de-chaussée se trouvent moteur, cribles, mélangeurs, chambre de poussières et ensacheurs ; à l'étage : broyeur, scies, appareils susceptibles d'être employés au traitement de la matière première (corne principalement). A proximité du ruisseau, se trouve un dépôt de carburants. L'avis du commissaire-enquêteur, en décembre 1947, avait été favorable, comme celui des services du travail et des services de l'urbanisme. Edmond Bonnet avait fait connaître son opposition, à laquelle Cathala avait apporté des arguments de démenti. En février 1948, le sous-préfet émet cependant un avis défavorable du fait de la trop grande proximité des habitations. Le Conseil municipal a fait de même le 12 décembre 1947, tout comme le conseil départemental d'hygiène le 27 février 1948. Pour résoudre les désaccords, les services vétérinaires effectuent une visite sur site le 11 février 1948 ; le directeur fait observer que les matières employées contiennent davantage d'os que de corne, comme bien souvent, et que donc s'y trouvent de nombreuses matières putrescibles. Il préconise le rejet de la demande, et reconnaît avoir visité une autre usine de même type à La Bastide, qui elle lui a donné entière satisfaction. La demande est donc officiellement rejetée par la Préfecture début mars 1948. H. Cathala modifie son projet au printemps 1948, et effectue une nouvelle demande le 1er juin. Il en ressort un nouvel avis favorable du commissaire-enquêteur le 10 août 1948, puis cette fois du conseil municipal le 23 août, et des services vétérinaires (dès le 9 juin), qui font toutefois observer des manques en termes de prévision des poussières. Manques également concernant les dispositions à prendre pour le confort des ouvriers. Finalement, l'arrêté préfectoral du 10 février 1949 autorise M. Cathala à établir son établissement. En août 1962, Hubert Cathala signale qu'il a cédé son établissement à Aubin Fouet, négociant à Léran (IA09000869). A cette date, les services vétérinaires reconnaissent que le fonctionnement de l'usine est optimal. L'usine cesse plus tard son activité, et les bâtiments sont complètement remaniés. Ils accueillent aujourd'hui une habitation. L'activité a donné son nom au lieu-dit (cf. micro-toponyme « Le broyeur », qui subsiste à la date d'enquête).
Dossier d’œuvre architecture IA09010228
| Réalisé par
- patrimoine industriel
atelier de broyage de corne et fabrication d'engrais Hubert Cathala puis Aubin Fouet
Œuvre repérée
Auteur
Copyright
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
Dossier non géolocalisé
Localisation
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Aire d'étude et canton
Ariège
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Commune
La Bastide-sur-l'Hers
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Cadastre
1947
A
473
;
2022
A
1462
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Dénominationsusine liée au travail de la corne, usine d'engrais
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Précision dénominationatelier de broyage de corne et fabrication d'engrais
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AppellationsHubert Cathala puis Aubin Fouet
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Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1947, date portée
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État de conservationremanié
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
Documents d'archives
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AD Ariège : 3p571, 3p1151-1155
Archives départementales de l'Ariège : données cadastrales (3p571, 3p1151-1155, 54w94-96).
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AD Ariège : 482w78
Archives départementales de l'Ariège : 482w78.
Date(s) d'enquête :
2021;
Date(s) de rédaction :
2022
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares