Dossier d’œuvre architecture IA09010134 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
usine textile dite de la Mécanique
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Lagarde
  • Lieu-dit Près du Moulin
  • Cadastre 2019 AD 114, 116
  • Dénominations
    filature, usine de délainage, usine de teinturerie
  • Précision dénomination
    filature de laine
  • Appellations
    dite usine de la Mécanique

L'usine de la Mécanique est établie à l'emplacement de l'ancien moulin à foulon de la famille de Lévis, attesté au moins depuis le 16e siècle, encore mentionné sur le plan de compoix de Lagarde de 1786. Ce moulin est déjà alimenté par le canal de fondation ancienne. Au début du 19e siècle, au moins depuis les années 1830, le site est occupé par une filature de laine, dite « de la Mécanique », successivement propriété des Castres-Saint-Martin, originaires de Chalabre (Guillaume Gaston, puis Isaac en 1860), puis de Jean Cuxac en 1873 et jusqu'en 1901, et enfin du gendre de ce dernier, François Bergé, domicilié à Mirepoix. A partir des années 1880, l'usine est exploitée par une famille de filateurs d'origine belge, les Dopagne, dont le principal représentant, Joseph Jules Dopagne, a développé son expérience dans plusieurs communes textiles du Cabardès, dans l'Aude, comme Cuxac-Cabardès, Conques-sur-Orbiel et Montolieu. En 1901, date probable du passage de Jean Cuxac à son gendre, François Bergé, on sait que le bâtiment compte 21 ouvertures imposables, dont une porte. Après une phase d'inactivité, l'usine est reprise par Jean Audabram, filateur de Lavelanet, en 1919, puis rachetée en 1926 par Elie Dubois, ancien employé de commerce au Sénégal, où il avait fait affaire dans l'arachide, appartenant à ces Ariégeois partis en Afrique à cette époque et communément surnommés « mange-mil ». Le frère d'Elie, Louis, travaille aussi en Afrique (Gambie britannique) pour la société pétrolière bordelaise Maurel et Prom. L'usine porte alors également nom de « filature Sainte-Marie ». Disposant d'une certaine aisance financière, E. Dubois investit dans la modernisation de l'équipement (nouvelles machines, rénovation du canal et des bâtiments, modernisation de la turbine hydraulique et électrification). Il file alors de la laine et du coton, notamment pour les sociétés textiles de Lavelanet (Audabram, Maris…). Dès 1927, après une liquidation, Elie Dubois cède la gérance à un autre filateur du pays d'Olmes, Dô, apparenté aux industriels homonymes de Montferrier, tout en conservant la propriété des murs. En 1936, Sénié, résidant à La Bastide-de-Bousignac, reprend l'affaire. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, c'est Edmond Castel, tisserand de Villeneuve-d'Olmes, plus tard fabricant à Lavelanet, route de Raissac, qui fait fonctionner la société. Outre la filature, l'usine assure un temps le travail du délainage, du lavage de la laine et même brièvement de la teinture industrielle, à des dates inconnues. Après la guerre, alors que la filature a diversifié son activité, l'entreprise a été récupérée par André Garros, ancien chapelier d'Espéraza, cousin des filateurs Garros de Lagarde. Un incendie accidentel, en 1955, précipite la fin de l'activité sur le site, A. Garros poursuivant dans de nouveaux locaux à Chalabre. Le site est dès lors abandonné, avant qu'une partie mitoyenne soit réaménagée en maison d'habitation.£Des années 1910 aux années 1930, la filature de la Mécanique comprend l'un des deux grands employeurs industriels de la commune de Lagarde, avec la filature Garros (IA09010039).

Données orales J. Delmas, Georges Bourdil, Catherine Aussel.

  • Période(s)
    • Principale : 16e siècle
    • Principale : 1ère moitié 19e siècle
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1926, date portée
  • Murs
    • pierre
  • Étages
    2 étages carrés
  • Énergies
    • énergie hydraulique
    • énergie électrique
    • produite sur place
  • État de conservation
    mauvais état, établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de l'Ariège : 140EDTCC1 (plan de compoix de Lagarde, 1786),

    AD Ariège : 140EDTCC1
  • Archives départementales de l'Ariège : 3P674 (cadastre napoléonien)

    AD Ariège : 3P674
  • Archives départementales de l'Ariège : 3P1949 à 3P1953 (matrices cadastrales avant rénovation)

    AD Ariège : 3P1949 à 3P1953
  • AD Ariège, côte 7 S 435 (plan des industries du Touyre, 1895.

    AD Ariège : 7 S 435
  • Archives départementales de l'Ariège : 6U892 (liquidation de la société Dubois).

    AD Ariège : 6U892

Périodiques

  • La Dépêche du Midi, "Nouveau cap pour la Mécanique", 5 janvier 2001.

Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2019, 2022
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares