En 1871, une fonderie de cuivre, propriété du sieur Autier, est établie au bord du Touyre, mue par un barrage installé en amont. Le site accueille ensuite en outre une scierie (propriété Audabram). Parallèlement à la fonderie, l'industriel François Pidoux, puis les Mathieu, puis à partir de 1920 Paul et Joseph Castel exploitent une usine d'apprêts. La scierie est aussi propriété successive Pidoux, Mathieu et Castel. Dans le courant des années 1920, les Castel possèdent alors la scierie, un magasin et bureau, chantier industriel, un foulon et son outillage et un poste de transformateur. Les apprêteurs Castel font faillite en 1931. Le foulon passe à la société Couquet gendre en 1955. Le 31 mai 1947, Michel de la Giraudière, gendre de l'industriel Emile Couquet et époux de la peintre naïve Mady de la Giraudière née Couquet, né en 1921, et Paul Barrière, industriel chapelier d'Espéraza dans l'Aude, s'associent pour fonder la SARL Couquet Gendre et compagnie. Sur les 1 000 parts sociales, Michel de la Giraudière en détient 900, mais il en cède 400 à Pierre Couquet, son beau-frère, en septembre 1948. Parallèlement, Pierre Couquet cède à Michel de la Giraudière 400 des parts qu'il détient dans la Société industrielle de fabrication des Ets Couquet (voir IA09010121) qu'il a créée en 1947 avec le négociant toulousain Alexandre Sarris. En 1949, le capital est augmenté, passant à 12 millions de francs. Entre 1955 et 1962, le site est remanié, les bâtiments reconstruits. La partie nord du site (actuel magasin Cazaméa) résulte de l'ancien foulon Mathieu-Castel, que La Giraudière acquiert à cette période. Le 7 mars 1957, le siège social est transféré de Lavelanet à Dreuilhe, où se situe l'usine, et l'entreprise devient société anonyme. Paul Barrière se retire et part en Algérie (il devient notamment le responsable des arènes d'Oran). L'objet de la SA comprend alors la fabrication, le commerce du textile, et l'achat-vente de matières. M. de la Giraudière, gérant sortant, détenteur de 872 des 1 000 parts, devient président-directeur général, et s'entoure de deux administrateurs, Ferdinand Bergère et Maurice Maris, lequel est remplacé par Mady de la Giraudière en 1959. Le capital social est à nouveau augmenté en 1959 et 1963. Dans les années 1960 et au début des années 1970, l'entreprise produit des tissus haut-de-gamme, coûteux au mètre linéaire, pour les clients de la haute couture (Chanel, Paco Rabanne, Castelbajac, Lacroix). M. de la Giraudière était alors seul sur ce créneau à Lavelanet. Il demeure PDG jusqu'à la cessation d'activité. L'usine ferme en 1975 (déclaration en règlement judiciaire datée du 29 octobre 1975). Les locaux sont ensuite partiellement repris par la société Mico d'une part, puis ultérieurement d'autre part par la famille Cazaméa, industriels de Bélesta, qui y installent un magasin de vente de tissus toujours ouvert en 2020.£En 1957, la crise textile crée des heurts et des mouvements sociaux : 12 des 35 salariés de l'usine se déclarent en grève.
- patrimoine industriel
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Ariège
-
Commune
Dreuilhe
-
Cadastre
1915
A
823
;
1938
A
611, 619
;
1958
A
1128, 1147
;
1965
A
1195
;
2020
A
1256, 1257
-
Dénominationstissage
-
Précision dénominationtissage de laine
-
Appellationsdit tissage Couquet Gendre et cie
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Destinationsmagasin de commerce de tissus
-
Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle
- Principale : 1er quart 20e siècle
- Principale : 3e quart 20e siècle
-
Dates
- 1871, date portée
- 1900, daté par source
- 1955, daté par source
- 1962, daté par source
Le bâtiment principal de l'usine correspond à la partie nord du site industriel. Il comprend principalement deux travées d'ateliers parallèles et mitoyennes, bordées en élévation est par la route départementale 625, et à l'ouest par le Touyre. Au nord, la façade donne sur un parking. Au sud, le site se prolonge par d'autres bâtiments, au-delà d'une cour privée utilisée comme voie de desserte et aire de stationnement.
La travée principale, d'environ 15 mètres de large, est de plain-pied. Ses murs sont enduits. Le pignon sud est percé de quatre baies, comprenant une porte et trois fenêtres. La porte et une fenêtres sont abritées par un auvent plat reposant sur une cloison en béton, à droite des baies. Le pignon nord est percé d'une large baie vitrée, avec porte à double battant et imposte, encadrée deux fenêtres grillagées, celle de gauche étant elle-même bordée à gauche d'une petite ouverture rectangulaire.
Cette travée principale est bordée au sud-ouest d'un atelier avec toiture à deux pans qui la relie aux hangars de la partie sud du site historique. Dans son angle nord-ouest s'élève un transformateur électrique, couvert d'une toiture à deux pans avec couverture en tuiles mécaniques. La toiture de l'atelier, à deux pans, est couverte de tôles de fibrociment.
Sur son élévation orientale se tient une travée secondaire, mitoyenne, à deux pans et de plain-pied. La façade principale, donnant à l'est sur la route, s'organise autour d'un accès principal situé au milieu, percé dans un bardage métallique surmonté de l'enseigne du magasin de commerce qui s'est établi dans l'ancienne usine. La porte est vitrée. A droite, la façade est percée de six baies, réunies par quatre puis par deux par un encadrement saillant métallique. Ces baies comprennent des fenêtres vitrées disposant d'appuis saillants. Ces ouvertures sont surmontées d'une poutrelle métallique, supportée par de petits poteaux également métalliques, qui surplombe toute cette moitié de façade, et à laquelle est suspendue, par un ensemble en ferronnerie, une enseigne suspendue, perpendiculaire au mur, portant la mention TISSUS AU DETAIL. Le pignon nord est percé de quatre fenêtres, chacune étant barrée de trois tiges métalliques verticales. Le pignon sud est percé de deux fenêtres avec encadrement saillant. La moitié gauche de la façade orientale, au sud de la porte d'entrée, est augmentée d'un avant-corps en forme de parallélépipède, lui-même divisé en deux par une légère avancée, la moitié nord étant percée de quatre baies avec appui saillant et surmontées d'un bardage métallique, et la moitié sud, aveugle, disposant à son sommet d'une frise composée de quatre motifs géométriques saillants en béton soulignés par un bandeau en relief. Ce même ornement se prolonge sur l'élévation sud de l'avant-corps, qui est percé d'une porte-fenêtre reconvertie en simple fenêtre vitrée, surmontée d'un linteau saillant métallique et encadré de deux avancées en maçonnerie de petites briques.£La toiture de la travée orientale est à deux pans, couverte de tôle métallique. La toiture de lavant-corps est plate, recouverte de tôle métallique.
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
Documents d'archives
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AD Ariège : 7S474
Archives départementales de l'Ariège : 7S474 (prise d'eau pour établissements industriels : fonderie, scierie, apprêts, 1869-1940),
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AD Ariège : 47j729, 47j734
Archives départementales de l'Ariège : 47j729 et 47j734 (archives d'entreprise)
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AD Ariège : 54W230
Archives départementales de l'Ariège : 54W230 (matrices cadastrales après rénovation)
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AD Ariège : 123w41
Archives départementales de l'Ariège : 123w41 (statuts, Couquet Gendre et Cie, 1947-1963),
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AD Ariège : 281W121
Archives départementales de l'Ariège : 281W121 (plans minutes),
-
AD Ariège : 690w406
Archives départementales de l'Ariège : 690w406 (dossiers de la sous-préfecture sur le contrôle des collectivités),
-
Archives départementales de l'Ariège : 6u898 (statuts)
-
Données orales : Jacques Carol, Jacky Roy, René Labadie, Michel Carayol.
Bibliographie
-
Mairie de Lavelanet : non coté
revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1964
-
Mairie de Lavelanet : non coté
revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1973
-
Mairie de Lavelanet : non coté
revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1972
Périodiques
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AM Lavelanet : non coté
revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1969
-
La Dépêche du midi : "Une centaine de salariés en grève" (14 octobre 2005) ; "Industrie textile, rebondir ou mourir" (26 janvier 2006) ; "30 emplois supprimés à la Sotap-Carol" (19 septembre 2008) ; "SOTAP-Carol, vers la fin de l'entreprise familiale ?" (3 décembre 2012) ; "Textile, la SOTAP-Carol dans l'attente d'un repreneur" (5 février 2013) ; "Sotap-Carol le repreneur se désiste en dernière minute" (7 mars 2013) ; "Filature de Dreuilhe et SOTAP-Carol même combat" (16 février 2013) ; "La liquidation de la Sotap-Carol repoussée" (12 mars 2013) ; "Sotap-Carol à Montferrier, le blocage des salariés pour sauver les meubles" (15 mars 2013) ; "Sotap-Carol : 88 salariés du textile licenciés" (19 mars 2013) ; "Sotap Carol, la lutte continue" (15 avril 2013) ; "SOTAP-Carol c'est fini" (4 janvier 2014) ; "Le rideau tombe chez SOTAP-Carol" (13 janvier 2014) ; "L'entreprise de textile Sotap-Carol vendue aux enchères" (15 janvier 2014) ; "Le département accompagne le projet d'implantation de l'entreprise Av.Co. Prod" (7 juillet 2018).
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AM Lavelanet : non coté
Revues Lavelanet et le Pays d'Olmes, années 1964 à 1979