Dossier d’œuvre architecture IA09010121 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
tissage de laine Emile Couquet, puis entreprise de transport Marquis
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Lavelanet
  • Adresse avenue Alsace-Lorraine
  • Cadastre 1918 A445, 448  ; 1967 C1026 à 1033 ; 2020 C1034, 1036, 3610, 3611, 6273, 6273, 6277, 6279, 7905, 7906
  • Dénominations
    tissage, entrepôt industriel
  • Précision dénomination
    tissage de laine, entreprise de transport
  • Appellations
    dit tissage Emile Couquet, puis entreprise de transport Marquis
  • Parties constituantes étudiées

Le site connaît une occupation industrielle ancienne. Au XIXe siècle, on y trouve le « foulon de Maunié » ou « Monié », alimenté par un canal de dérivation. Sur le plan du Touyre de 1895 (AD 09, 7 S 435), le petit canal d'origine semble avoir été agrandi (remontée en amont de la prise d'eau et construction d'un barrage invisible sur le cadastre napoléonien). Le site industriel est alors occupé par deux usines : les apprêts et foulerie Doumenach (créés en 1870) et l'effilochage Baudru. Sur la liste de 1895, les usines de Doumenach (foulerie et parerie) sont dites propriété Caussou. C'est dans ce même secteur que s'établissent les établissements Couquet. Fondée à Lavelanet en 1871, cette entreprise de tissage de laine cardée et filature devient lune des principales usines textiles de la place au début du XXe siècle. Plus tard, les Couquet (Emile, puis Pierre) s’adjoignent teinture et apprêts, puis reconvertissent leur activité – vers 1958 – autour de la moquette.

L'artiste-peintre Mady de la Giraudière, fille d'Emile Couquet, est l'épouse de Michel de la Giraudière, fondateur de son propre tissage – Couquet Gendre à Dreuilhe (IA09010129). La « Société industrielle de fabrication des Ets Couquet jeune » est fondée en 1947 par association de Pierre Couquet et d'Alexandre Serris, négociant toulousain (AD 09, 123 W 41), comme SARL au capital d'un million de francs. Pierre Couquet détient alors 900 parts, Alexandre Serris 100. L'année suivante, Pierre Couquet cède 400 parts à Michel de la Giraudière (au même moment, M. de la Giraudière fait de même à l'égard de P. Couquet concernant sa propre société de Dreuilhe). Après sa mort en 1962, Serris est remplacé comme associé par sa veuve et son fils. Couquet se fait connaître par la conception de la tapisserie Montségur, utilisée pour la décoration intérieure du paquebot transatlantique France (1 200 pièces équipées, dont la salle de spectacle, pour un total de 33 000 mètres carrés). Pierre Couquet reçoit le Mercure de Bronze en 1966 lors d'une cérémonie à la Tour Eiffel.

En 1967, l'usine fait l'objet d'un reportage télévisé vantant les innovations en matière de chimie. A cette date, Couquet produit 45 000 mètres carrés de moquette chaque mois, dont 80 % préfabriqués. Les bâtiments sont remaniés à la fin des années 1960 et au début des années 1970 (démolition de la cheminée en briques en février 1969, projet de bâtiments modernes…). Jusqu'à sa fermeture au début des années 1970, l'entreprise Couquet (« SIF-Couquet Jeune ») est établie dans un ensemble industriel composé de deux bâtiments principaux, dont le plus récent, édifié après 1967, est ensuite réinvesti par le transporteur Marquis, vers 1970-1972. Ce dernier, était auparavant établi au 53 de l'avenue Alsace-Lorraine, à proximité. Les transports Marquis, fondés en 1923, fonctionnent essentiellement à l'échelle locale avant les années 1940, puis bénéficient du développement du textile et acquièrent un rayonnement international dans les années 1950 (Belgique, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas). En 1956, la société dispose d'une flotte de douze véhicules. L'effectif grimpe jusqu'à 150 semi-remorques. Marquis ouvre des succursales à Toulouse, Castres, Perpignan, Paris, Tourcoing, Ensisheim et à l'étranger. Dans les années 1970, elle met en place des convois en ferroutage à partir de Toulouse. A partir des années 1980, l'activité est essentiellement portée par les affaires des groupes Roudière puis Chargeurs et Michel-Thierry. L'entreprise ferme en 2005. Le bâtiment principal est démoli en 2014. Le bâtiment subsistant, contigu, est ultérieurement occupé par plusieurs activités industrielles et artisanales successives ou simultanées (Tissages de la Prairie Mico, société Comas et Jouret). Demeurent quelques vestiges de l'entreprise Marquis au nord de l'emprise (station de lavage des camions notamment), jusqu'à leur destruction et remplacement par un nouveau local commercial en 2021.

A la fin des années 1950, l'entreprise Couquet Jeune emploie 95 personnes. En 1972, les effectifs se montent à 97 personnes. Au plus fort de son activité, le transporteur Marquis salarie 110 personnes, à travers ses implantations locales, nationales et internationales.

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 3e quart 20e siècle
    • Secondaire : 4e quart 20e siècle
  • Dates
    • date portée

La partie subsistante du site industriel comprend un ensemble de travées d'ateliers parallèles et mitoyens, de plain-pied, s'inscrivant dans un plan de forme grossièrement rectangulaire, bordé sur son élévation est par la route départementale 625, longé à l'ouest par une voie d'accès elle-même bordée par le Touyre. Du nord au sud se succèdent deux travées d'ateliers dont l'élévation orientale est en léger retrait par rapport à la route, aux toitures à deux pans, puis trois travées de sheds, et une dernière travée à deux pans. Les pignons sont tous alignés suivant un axe est-ouest. Les murs extérieurs sont intégralement habillés de bardages de tôle métallique, aveugles au sud et à l'est, percés de portails métalliques et de baies vitrées au nord (remaniement pour accueil de nouvelles activités commerciales). Les toitures des travées à deux pans sont couvertes de tôles de fibrociment, tandis que celles des sheds sont couvertes de tuiles mécaniques.

  • Murs
    • métal
  • Toits
    tuile mécanique, ciment amiante en couverture
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • shed
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de l'Ariège : 123W41 (statuts de l'entreprise Couquet),

    AD Ariège : 123W41
  • Archives départementales de l'Ariège : 47j815, 446w161, 482w126, matrices cadastrales

    AD Ariège : 47j815, 446w161, 482w126
  • Archives départementales de l'Ariège : matrices cadastrales (séries 54W et 272W).,

    AD Ariège : 123w69

Bibliographie

  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1972

    Mairie de Lavelanet : non coté
  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1964

    Mairie de Lavelanet : non coté
  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1968

    Mairie de Lavelanet : non coté
  • Revue Lavelanet et le pays d'Olmes, années 1962 à 1978

    AM Lavelanet : non coté
  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1973

    Mairie de Lavelanet : non coté

Périodiques

  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1969

    AM Lavelanet : non coté
  • Revues Lavelanet et le Pays d'Olmes, années 1964 à 1979

    AM Lavelanet : non coté

Documents multimédia

  • Reportages télévisés INA : 24 octobre 1966, 10 janvier 1967, 22 février 1969.

Lien web

Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018, 2021, 2022
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares
Articulation des dossiers
Parties constituantes