La maison conserve plusieurs cheminées qui semblent remonter à la seconde moitié du 17e siècle. L'une d'elle, au deuxième étage, présente un décor de moulures et de panneaux lisses, sans décor. Sur le même palier, la pièce qui donne sur la Grande-Rue comporte une vaste cheminée, ornée d'un imposant décor de gypseries sur le manteau : un cadre mouluré avec un rang de perles, à traverse haute en chapeau de gendarme, avec des feuilles d'acanthes aux angles, est encadré de deux figures d'angelots et de grappes de fruits. En partie haute, deux grandes feuilles d'acanthes sont affrontées. Deux lions non affrontés, en haut-reliefs, surmontent le tout, appuyés sur une corniche à denticules. Il est à noter qu'il existe un espace en retrait à l'intérieur du cadre qui permettait l'insertion dans ce dernier d'un châssis pour un tableau.
Dans cette même pièce, un rare décor peint sur le mur en façe de la cheminée est encore en partie visible. Il figure les grandes armes impériales de Napoléon III (un écu avec l'aigle impérial doré sur un champ d'azur posé sur un manteau rouge à bordure dorée, tenu par le sceptre et la main de justice entrecoisés ; surmonté d'un heaume ouvert avec une couronne impériale ; le grand collier de la Légion d'honneur en pendant) entre deux colonnes bleures à chapiteaux dorés. Un cartouche, situé en dessous, porte l'inscription "PAIX ET UNION". Ce décor semble bien être un symbole maçonnique réalisé entre 1852 et 1870. Sur le mur opposé à la fenêtre, des traces d'une colonne à chapiteaux et de panneaux moulurés se distinguent avec peine.
Au premier étage, une pièce abrite une importante cheminée en gypserie : un cadre rectangulaire, orné d'une frise de feuilles de chêne et de glands, avec des rubans entrecroisés au centre et des feuilles d'acanthes aux angles, est flanqué de deux putti, qui arborent un linge ceint autour des reins, retenu par un large noeud. Ces deux personnages soutiennent une corniche moulurée ornée d'un ruban torsadé, traité en creux. Là encore, un espace ménagé dans le cadre laisse supposer la présence initiale d'un tableau sur châssis, aujourd'hui remplacé par une peinture réalisée au 20e siècle directement sur le manteau de la cheminée.
Des portes en chêne, à panneaux rectangulaires ou losangiques, également du 17e siècle, ferment encore certaines pièces au premier et second étage. De cette même campagne de décors, il subiste également, dans la pièce du premier étage qui donne sur la Grande-Rue, des restes de rinceaux peints sur le manteau de la cheminée en pierre ainsi que sur l'une des poutres du plafond.