Jean-Félix-Henri de Fumel est né à Toulouse en 1717. Il est le petit-fils d'un Premier président du parlement de Toulouse. Il est éduqué chez les Jésuites de Toulouse puis au Séminaire de Saint-Sulpice. ll devient abbé de Belleperche, puis vicaire général du diocèse de Vannes. A 33 ans, il est nommé évêque en consistoire le 27 avril 1750, consacré évêque à Vannes le 5 juillet et prête serment au roi comme évêque le 14 août, à Versailles. Il arrive le 29 novembre à Lodève où il va demeurer presque toujours. Il fait imprimer un nouveau rituel diocésain en 1773. Il s'élève tout de suite contre les Jansénistes et les philosophes.
Il a cumulé rôle spirituel et temporel, puisqu'il était comte de Lodève et de Montbrun, comte honoraire de Brioude et abbé de Saint-Guilhem-le-Désert. Il fit abattre les fortifications devenues inutiles et s'occupa d'améliorer la liaison de la ville avec les alentours, surtout la route de Gignac montant vers Le Caylar, avec le financement des Etats-Généraux du Languedoc.
Il est décédé le 26 janvier 1790 et a été inhumé dans la chapelle Saint Michel, dite aussi des évêques. Le corps fur profané à la Révolution. Ses restes ont rejoint ceux de Mgr de Souillac et ont été replacés dans la chapelle.
Le curé Hippolyte Beaupillier a fait restaurer la chapelle en 1862 et installer un monument avec une inscription : Joanni-Felici-Henrico de Fumel / Tum praesuli tum bene factori / dicavit / Lodova memor / 1862. ET : "Sa science, son zèle, sa charité, ses vertus et des oeuvres immortaliseront les quarante années de son épiscopat."
En faisant l'éloge de Mgr de Fumel, en 1890, Elisée Lazaire espère la création d'une statue en son honneur, sur une place ou dans un parc (p. 63). Ce buste est peut-être une façon de rattraper un voeu qui ne fut pas exaucé. Ce F. Michel n'est pas à confondre avec un homonyme, dont le plus grand chantier fut à l'église Saint-Baudile de Nîmes, en 1876.
entreprise rue Fénelon, à Nîmes