Des tableaux à l'iconographie identique sont conservés à cathédrale de Beauvais et musée du Hiéron, Paray-le-Monial. Leur documentation sur POP ne donne pas l'origine du tableau de Lodève, si ce n'est que cette composition de Jésus à genoux recevant la visite d'un ange pendant que ses amis dorment semble apparaître à la fin du 14e siècle.
Les sources autour d'un tableau à Lodève sur ce thème sont diverses :
Dans Un diocèse languedocien, il est écrit, sans justification d'archives, qu'à la fin du 17e siècle, la chapelle saint Fulcran, "peinte en rouge, n'avait d'autre ornementation que le tableau de l'Agonie de Notre Seigneur, actuellement pendu dans la chapelle saint Roch et douze autres."
Aux archives municipales de Lodève, dans l'inventaire du 8 mars 1797 qui est fait au bureau du district de tous les tableaux, est cité un tableau de l'"Agonie du sauveur". Il n'arrive qu'en neuvième position dans le travail des scrutateurs, et fait partie des "jugés dignes d’être réservés pour l’usage du museum départemental à Montpellier". Mais ces tableaux sont revenus ensuite à la cathédrale.
Dans son discours de 1897, résumant l'historique de la cathédrale, Elisée Lazaire utilise les souvenirs rapportés par un témoin oculaire, l'abbé Antoine Lazaire, qui a connu enfant la cathédrale, telle qu'elle était en 1789. Il en ressort que, adossé au jubé qui séparait le sanctuaire de la nef, se trouvait l'autel de la famille de La Prunarède, avec un tableau montrant le Christ au jardin des oliviers. En 1897, le tableau était dans la sacristie, mais il n'y est plus. Les armoiries du tableau actuel ne sont pas celles de la famille de La Prunarède.
Un inventaire sans date mais pas antérieur à la fin du 19e siècle place un tableau du Jardin des oliviers dans la chapelle du Sacré Coeur.