Le 28 septembre 1640, l'évêque Jean de Plantavit commande à Pierre Gavoy, marbrier de Saint-Pons-de-Thomières, de faire son tombeau en marbre "soutenu de quatre lion a demy couchés et la teste levée, a ronde bosse, de marbre rouge". Mais l'artiste décède. Le 30 juin 1642, un nouveau prix-fait est signé avec Antonio Lignani, marbrier de Lucques résident à Béziers ; le tombeau est prévu pour être dans le choeur. Le tombeau "sera soutenu de quatre lions a demy couchés et la teste levée, a ronde bosse, de marbre blanc de Carrare en Italie. Plus ung cercueil de mesme marbre blanc de dix pans, cruzzé par le millieu d'une canne de long et de deux pans et demy de largeur et trois pans de profondeu, lequel cercueilh sera de quatre pans et demy d'aultheur avec les lions, sans y comprendre la figure de Monseigneur, et centré d'une estragale sans cordon vers le milieu, de marbre noir, a proportion dud. cercueilh, tout a l'entour avec les ornements du pied d'estal, quy sera de marbre noir pareilh a celuy de l'estragale, plus d'une table de mesme marbre blanc pourtant la figure de Monseigneur revestu d'une mistre et crosse et vestements pontifficaux, couché à la renverse, ayant soubz la teste ung aurelhier de marbre blanc façonné de brocatel avec les flottes aux quatre coings, et aux pieds de lad. figure ung petit chien acroupy des piedz de derriere, de mesme marbre blanc, tenant des deux pieds de devant les armes de Monseigneur, et sera lad. figure de huit pans de long, et la susdite table ou couverte garnie de piesses reporté de marbre noir, exepté ce que lesd. figures couvriront de place, avec une corniche de mesme marbre blanc, sous laquelle y aura une platte bande d'ung tiers de pan de largeur, de marbre noir, pour y graver les lettres qui luy seront données, lesquelles il dorera. Tout lequel travail sera fait de marbre polly et illustré a l'eau forte, le tout conformément au dessaing qu'a esté bailhé aud. Me Lignan, contresigne du seing de Monseigneur." Le travail doit être fait pour Pasques suivant. Le 14 octobre 1643, un nouveau contrat lie Vincento Lignani, habitant à Lucques, à l'évêque, en remplacement de son frère. Le 14 novembre 1645 est le jour de la quittance finale pour cette réalisation. On y apprend que Georges Subreville, sculpteur de Lodève, s'est occupé du transport du tombeau depuis Marseille. L'évêque dit que le contrat n'a pas été parfaitement exécuté, l'artiste prétend le contraire...
En juillet 1759, il est décidé de placer le tombeau dans la chapelle saint Michel, dite des évêques.
"En 1873, à l'initiative de l'archiprêtre Beaupillier, le tombeau [...] entreposé dans la salle capitulaire, rejoignit les sarcophages et les bustes épiscopaux de la chapelle saint Michel" (Un diocèse languedocien)