Avec les grands travaux qu'il finance dans le choeur de sa cathédrale en offrant un magnifique autel en 1757, Mgr de Fumel suscite une saine émulation auprès de plusieurs chanoines et bénéficiers ; en tout cas, c'est ce qu'écrit Elisée Lazaire dans son éloge de Mgr de Fumel en 1890 ; l'auteur attribue la galerie des six tableaux qui entoure le choeur à plusieurs clercs importants.
L'iconographie de ce tableau est bien plus originale et sa facture bien supérieure que celles des cinq autres tableaux. Paysage, visages, costumes sont fort travaillés. Il est peut-être aussi antérieur aux autres oeuvres du choeur.
Cependant, la composition montrant deux saints intercesseurs aux pieds de la Vierge n'est pas nouvelle et semble être née dans les pala italiennes au XVe siècle. Le saint Geniès en particulier pourrait être inspiré d'une oeuvre de Jean-Marie Vien - saint Germain et saint Vincent - de 1755, visible depuis 1958 au musée Goya de Castres mais créé à l'origine "pour servir de modèle la bannière de Saint-Germain-l'Auxerrois", à Paris.