La guérison du paralytique, huile sur toile placée à droite du choeur est l'oeuvre de Romain Cazes. Elle n'est pas en place en 1860 quand Lambron écrit son ouvrage sur Luchon tandis que son pendant, la Samaritaine, peinte par Caminade l'est déjà. Lambron précise que "la place laissé longtemps vide de l'autre côté du chœur va recevoir, grâce à la haute sollicitude de M. Fould, ministre d’État, le tableau qu'elle attend, pour faire pendant au précédent. Son Excellence, en commandant cette toile à M. Cazes, a voulu que cet artiste pût compléter son oeuvre, c'est à dire réunir une peinture à l'huile à ses peintures à fresque, afin de permettre à son talent de se montrer dans ces deux genre. Ce tableau représentera un sujet bien approprié à la localité, la Guérison du paralytique. Cette scène ne rappellera pas seulement des heureux effets de la grâce divine, elle dira aux malades qui trouvent leur guérison dans les eaux de Luchon qu'il faut en rapporter l'honneur à Dieu et en remercier ce Souverain Maître".
L'esquisse de la guérison du paralytique, une huile sur toile signée R. C. est conservée au musée Ingres de Montauban (n° d'inventaire MI.07.3.4) et présente peu de différence avec l'oeuvre définitive. Celle-ci a été remontée sur un tableau figurant La Fuite en Egypte, exposé en 1859, dont Cazes a sollicité l'achat (pour 3 000 francs) car sa forme cintrée et ses dimensions (304 sur 255) convenaient (A. N). La peinture de la guérison du paralytique a été achevée l'année suivante. L’œuvre est acquise par l’État après commande à l'artiste et est mise en dépôt à Bagnères-de-Luchon (Inv : FNAC PFH-1730).