La famille Roquefeuil est en pleine possession du château au 16e siècle.
Le château est devenu bien communal en 1990. Le plafond peint situé dans l'une des pièces de l'angle nord est fut découvert lors de travaux en 1994-1995.
Dossier non géolocalisé
La famille Roquefeuil est en pleine possession du château au 16e siècle.
Le château est devenu bien communal en 1990. Le plafond peint situé dans l'une des pièces de l'angle nord est fut découvert lors de travaux en 1994-1995.
Le plafond est constitué de 4 poutres de 50 cm par 30cm de section. 3 poutres font 7 mètres de long et la plus à l'est fait 6.50 m. Les poutres délimitent 4 travées de 13 solives mise à part celle le plus à l'est qui n'en compte que 9. Ces 9 solives sont plus récentes datant de la destruction de la cheminée.
Style :
Salle de 58 m2.
Les lambourdes des closoirs portent un décor de feuilles d'acanthe ou feuille de chêne. Les couvres joints sont rayés de noir et blanc. Les poutres portent les décors de tournoi, scènes de chasse...sur fond de fleurettes rouge. Des engoulants sont peints aux extrémités des poutres.
10 blasons sont peints dont 8 sont identifiables :
de Latour avant 1380
de Robal avant 1473 (3 rocs d'échiquier d'argent)
du Dauphin avec une fleur de lys
D'Hélix de Lauzières épouse de Jean de Roquefeuil en 1517
des Roquefeuil (D'azur, à neuf cordelières d'or, en couronnes passées en sautoir, 3, 3 et 3).
Certain motifs semblent avoir été repeints anciennement. En 2003 le plafond a été restauré par madame Odile Boniface. Avant cette intervention les peintures n'étaient visibles que sur les lambourdes des closoirs et sur les couvres joints. En 2011 une étude scientifique est décidée. Une dendrochronologie faite par le LAE de Bordeaux montre que les deux poutres les plus a l'ouest proviendraient d'arbres abattus entre 1553 et 1560 tandis que les deux poutres les plus à l'est proviendraient d'arbre abattus entre 1355 et 1370.
Les peintures ont été examinées sous un éclairage UV qui n'a rien révélé. Par contre le balayage a infrarouge révèle certains dessins préparatoires et permet d'identifier certain blason. Des pigments ont été analysés en 2012 par le LAE. 4 couches de peintures sont observées sur les poutres les plus anciennes mais aucune stratigraphie n'est réellement proposée.
Sobie (Bernard), Le plafond peint du château de Latour-sur-Sorgues, Patrimoni, n°64, septembre-octobre 2016, p 21-30.