• opération ponctuelle
château de Latour
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Aveyron
  • Commune Marnhagues-et-Latour
  • Lieu-dit Latour
  • Cadastre 1827 A4 373, 375 ; 2017 A 465, 753
  • Dénominations
    château fort
  • Autres parties constituantes
    cour

Dans l'attente de l'étude de M. Bernard Sobie, nous limitons notre présentation à quelques informations historiques et descriptives.

Selon H. de Barrau (1854, p. 511), Latour serait mentionné dès 957, date à laquelle une Sénégonde donne la moitié du lieu à Frotaire, évêque de Cahors, et son frère Bernard II, vicomte d’Albi et de Nîmes. L’'existence d'’un fief à Latour semble bien attestée au milieu du 11e siècle (H. Débax, 2003) : un Gago de la Tour figure en 1132-1136 aux côtés d'’Ermengard de Caylus, de Bernard de Saint-Félix, de Bernard de Begon, de Brusque, et de Robert de Cornus parmi les donataires à l'’abbaye de Sylvanès. Arnaud de Latour et sa femme Anglésie font une donation à l’'abbaye de Nonenque en 1205 ; les Latour sont seigneurs du lieu jusqu'’à la fin du 14e siècle (de Barrau, 1854, p. 511). Avant 1428, noble Jean de Roquefeuil est devenu, par achat ou par alliance, seigneur de la Tour (Desjardins, Affre, 1868). La seigneurie de Latour est vendue par les Roquefeuil, avec celles de La Rode et de Marnhagues, à Jacques de Bonald vers le milieu du 17e siècle (de Barrau, 1854, p. 510).

S'il conserve peut-être des vestiges de constructions antérieures, l'édifice actuel date pour l'essentiel de la fin du 13e siècle ou des premières décennies du 14e, d'après les formes des fenêtres (à gâbles triangulaires et à linteaux ornés de trilobes). Les croisées et demi-croisées témoignent d'importants remaniements sans doute réalisés dans la seconde moitié du 15e siècle.

Le château a été acheté par la commune au début des années 1990 et restauré sous la houlette de l'architecte des Bâtiments de France Louis Causse.

  • Période(s)
    • Principale : limite 13e siècle 14e siècle
    • Principale : 2e moitié 15e siècle : 18e siècle

Le château a été établi sur une éminence rocheuse au confluent de la Sorgue et du ruisseau de Rose qui lui assurent une défense naturelle sur trois de ses côtés. L'église paroissiale était peut-être à l'origine la chapelle castrale.

Le logis se compose de quatre corps de bâtiments enserrant une étroite cour où des galeries donnaient accès à des portes couvertes en arc brisé et chanfreinées. Sa façade principale est au sud, tournée vers la Sorgue : il subsiste de son état médiéval des fenêtres géminées, en partie conservées ou restaurées, à linteaux et trumeau ou à colonnette et gâbles triangulaires ; les niveaux d'appui étaient soulignés par des cordons. L'étage de soubassement est éclairé par des jours rectangulaires horizontaux. Une porte haute est en grande partie conservée au deuxième niveau.

Deux volumes de tours émergent au-dessus des toitures de l'aile sud : leurs maçonneries masquaient les couvertures, des exutoires placés au-dessous du chemin de ronde assurant l'évacuation des eaux de pluie. L'une des pièces étaient couverte d'une charpente sur arcs diaphragmes. L'aile nord a conservé une partie de son crénelage et ses échauguettes polygonales sur un encorbellement en cône renversé.

Le haut bâtiment conservé à l'ouest du logis semble contemporain du logis : il est aujourd'hui considéré comme le corps d'entrée du château fort.

  • Murs
    • schiste
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, 1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
    • voûte en berceau plein-cintre
    • charpente apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • État de conservation
    restauré
  • Techniques
    • sculpture
    • plafond peint
  • Précision représentations

    Chapiteau feuillagé dans la fenêtre géminée de la façade sud, où les extrémités des cordons d'appui sont également animées de sculptures dont les motifs n'ont pas été identifiés.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Référence MH

Documents d'archives

  • Desjardins (G.), Affre (H.), Inventaire des archives de la commune de Saint-Affrique, Saint-Affrique, impr. A. Ducornot, 1868, p. 24.

    p.24.

Bibliographie

  • De Barrau (Hippolyte), Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, t. II, Rodez, Impr. N. Ratery, 1854, p. 510-511.

    p. 510-511.
  • Couderc (Camille), Rigal (Jean-Louis), Cartulaire et documents de l'abbaye de Nonenque, avec carte, plans et vue, coll. Archives historiques du Rouergue, 18, Rodez, 1954.

  • Nicouleau (Georges), À la découverte du canton de Cornus : Larzac, Sorgue, Cernon, 1979, 377 p., p. 180 et sq. (non consulté)

  • Miquel (Jacques), Châteaux et lieux fortifiés du Rouergue, Rodez, J. Miquel et Editions F.A.G., 1982, p. 163.

    p. 163.
  • Paul Ourliac (Paul) et Magnou (Anne-Marie), Le cartulaire de la Selve. La terre, les hommes et le pouvoir en Rouergue au XIIe siècle, Paris, Ed. du C.N.R.S., 1985, p. 267.

    p. 267.
  • Débax (Hélène), La féodalité languedocienne: XIe-XIIe siècles : serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Tencavel, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2003, p. 154, 164.

    p. 154, 164.
Date(s) d'enquête : 2016; Date(s) de rédaction : 2016