Ce papier peint pourrait dater des réaménagements effectués par Gustave Fayet entre 1908 et 1914. Ce papier peint s'inspire du courant Orientaliste avec la représentation d'une architecture à la turque, des personnages portant le turban et les montagnes du Bosphore. Pierre Loti (1850-1923) en donne la description suivante : « Ces Eaux Douces d’Asie sont la très petite rivière ombreuse, le ruisseau étouffé entre la verdure, qui se jette dans le Bosphore… Comme il y fait toujours délicieusement calme, même quand le détroit est agité par les brises étésiennes, c’est, chaque vendredi, le rendez-vous des plus beaux caïques, qui s’y croisent, s’y frôlent, y embrouillent leurs avirons… »
Aucun document ne permet, à ce jour, de dater précisément le décor panoramique sur papier du salon. Il date bien évidemment des réaménagements opérés par Fayet dont les carnets mentionnent à la date du 26 avril 1910, un compte de 5 francs adressé à "Zuber" : est-ce Henri Zuber ? Est-ce à la manufacture de papiers peints ? Est-ce pour Fontfroide ? Ces interrogations ne peuvent qu’être soulevées puisque Fayet ne donne aucune autre précision.
Ce papier peint est constitué par plusieurs lés formant le panoramique. Il semblerait qu’il soit composé par un papier peint industriel de couleur bleue marouflé. D’après Cécile Vaxelaire, assistante scientifique au musée du papier de Rixheim, il existe en France, une production de décors peints à la main sur rouleau de papier posés comme des papiers peints. Souvent produits par des peintres décorateurs indépendants ou des ateliers locaux, ces papiers peints sont difficiles à dater et à documenter. Ainsi, il est possible que Gustave Fayet l’ait peint après l'avoir fait poser dans l'appartement. On sait qu'il a cette pratique puisque Magali Rougeot (op. cit. p. 355) lui attribue plusieurs papiers peints dans les propriétés de Costebrune et de la Dragonne. Par ailleurs, Fayet mentionne dans ses carnets qu'il se procure des ouvrages venant de Perse ou des estampes du Japon, ce qui souligne son goût et sa culture de l’Orient.
On retrouve mention d'un papier peint dans les carnets de Fayet, le 22 juillet 1922 où il écrit "encaisse Dumas papier peint pour 18 francs 75". Cependant, il s'agit plus probablement d'un papier peint acheté à la manufacture Dumas située à Montreuil, près d'Igny où Fayet réside alors.
Dans ses carnets, Gustave Fayet écrit se procurer des ouvrages venant de Perse ou des estampes du Japon, ce qui permet de noter son goût et sa culture de l’Orient.
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008