Piano de concert construit par la société Érard, du nom du fondateur Sébastien Érard (1752-1831), puis Pierre Érard (1796-1855), son neveu. Elle s'est surtout spécialisée dans la facture de pianos mais à l'origine de clavecins et piano-forte ou de harpes. A la fin du 19e siècle, la société compte deux manufactures, l'une à Londres, l'autre à Paris qui emploie 315 ouvriers vers 1872. Les produits Érard, s'ils furent innovants au début du 19e siècle n'évoluent que peu et leur facture apparaît démodée par la suite. La société fusionne avec la maison Gaveau en 1959 et devient la maison Gaveau- Érard qui fusionne avec la société Pleyel deux ans plus tard. La facture Érard s'éteint en 1971. La maison allemande Schimmel vendra pourtant une partie de sa production de pianos sous le nom de Erard de 1971 à 1994.
Le piano appartient selon toute vraisemblance au modèle n° 3 des grands modèles de concert fabriqués par Erard entre 1849 et 1902 et dont on ne compte que 485 exemplaires. Il fut très probablement acquis pour être joué dans la "salle Berlioz" de Béziers inaugurée en 1898 où Gustave Fayet organisa plusieurs concerts et récupéré par Fayet après 1906, date de la vente aux enchères des biens de la salle dont l'activité avait cessé deux ans plus tôt.
Plusieurs témoignages rapportent qu'une fois installé à Fontfroide, le piano fut joué par Ricardo Vines, Richard Burgsthal et Gustave Fayet.
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008