• inventaire préliminaire
château, actuellement musée Marcel Lenoir
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Midi-Quercy
  • Commune Montricoux
  • Cadastre 1810 D 618  ; 2025 D 328 2005 D 320, 328
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    musée Marcel Lenoir
  • Destinations
    musée
  • Parties constituantes étudiées
  • Autres parties constituantes
    communs

L'édifice originel est supposé en partie détruit et incendié au 16e siècle, pendant les guerres de Religion, par les calvinistes de Montauban. Il subsiste dans la partie basse de l'élévation sud du corps de logis, quelques assises de maçonnerie médiévale. Dans l'aile nord, à son extrémité ouest, plusieurs assises de briques de forte épaisseur ont été observées, associées à une baie au premier étage. Leur typologie pourrait correspondre à une phase médiévale (13e-14e siècle ?), rappelant la baie de la maison occupant la parcelle à l'extrémité sud-est du château et qui lui était peut-être liée (IA82114069). Enfin, un jour à accolade est également conservé dans l'élévation en pierre fermant l'aile nord à son extrémité ouest, dont l'appareil est en pierre et suggère donc une phase de la fin du Moyen Âge (15e-16e siècle ?).

La famille de Malartic, en 1689, prend possession de Montricoux, alors comté. Durant la première moitié du 18e siècle, Pierre-Hippolythe de Malartic qui souhaite résider à Montricoux fait reconstruire une partie du château en y intégrant la tour templière (de la fin du 12e siècle, IA82114072). Le corps de logis présente un remarquable programme décoratif se rattachant à cette campagne de reconstruction du 18e siècle. Toutefois, le portail et le vestibule conservent un certain attachement stylistique aux formes du début du 17e siècle. L'unique date portée, "1770" se situe sur la clef d'une porte charretière de l'aile des communs et correspond vraisemblablement à la date d'achèvement des travaux. Les sculptures en terre cuite qui ornent le vestibule sont attribuées à Jean-Marie-Joseph Ingres (1755-1814), père du célèbre Jean-Auguste -Dominique Ingres. Un accès à la chapelle privative qui se trouve dans l'église Saint-Pierre (IA82114070) est ménagé dans la nouvelle aile sud.

A la lecture du plan de 1810, il apparaît que l'aile nord du logis a été réduite à l'est et à l'ouest, l'aile sud des communs également. Le peintre Marcel Lenoir (1872-1931) a résidé durant les dernières années de sa vie dans le château. En 1979, le château est racheté par le collectionneur d'art Claude Namy (1935-2006) qui consacre, à partir de 1983, une partie de l'édifice en musée dédié aux oeuvres de Marcel Lenoir.

Le château constitue une vaste propriété reconstruite dans le prolongement du donjon, à l'emplacement du château médiéval. Il se compose d'un corps de logis et de communs. Le corps de logis, bâti en moellon de calcaire, est flanqué de deux ailes en retour. Sa façade antérieure, orientée à l'ouest ouvre sur une cour-jardin. Cette élévation ordonnancée, de style néo-classique, comprend deux niveaux et cinq travées scandées de fenêtres quadrangulaires. Un bandeau et une corniche moulurée rythment horizontalement la façade. Au centre, l'axe médian, légèrement saillant, est mis en valeur par la présence d'un portail à bossages. Ce dernier est cantonné de deux colonnes légèrement renflées, à chapiteaux, sur lesquels devait reposer un entablement, aujourd'hui disparu. Au-dessus, la fenêtre rectangulaire est surmontée d'un tableau calcaire dont les armoiries semblent avoir été bûchées. A l'intérieur, le vestibule hémi-circulaire reçoit un remarquable décor sculpté inspiré de l'Antiquité, avec des niches concaves au-dessus desquelles court une frise. Les quatre niches contiennent des sculptures en terre cuite représentant la mythologie greco-romaine. L'ensemble du décor architecturé fait référence au répertoire de l'architecture italianisante. Au-delà du vestibule, dans le prolongement de l'entrée, l'escalier en pierre dessert les niveaux supérieurs ; au-dessous est aménagé un réduit aéré par un oculus. Derrière l'escalier, un couloir mène au donjon. Le vestibule commande la distribution intérieure conçue d'une façon traditionnelle avec une succession de pièces communiquant entre elles. Les salons, lumineux, sont dotés de cheminées en marbre sculpté, de lambris de hauteur aux cadres moulurés et de parquets. Le matériau employé pour les ouvertures et le décor du corps de logis est un calcaire jaune, tendre provenant probablement d'une carrière de Saint-Antonin-Noble-Val. L'élévation nord de l'aile nord, enduite, présente une façade ordonnancée couronnée d'un fronton triangulaire. Au sud de la propriété, de vastes ailes de communs disposées en U se développent. Elles sont percées de fenêtres à arc segmentaire dont les encadrements sont en pierre de taille ou en brique. Cet édifice répond à l'ordonnance néo-classique qui affectionne les plans rectangulaires ou en U.

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à deux pans
    • toit à longs pans
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • Techniques
    • sculpture
    • menuiserie
  • Représentations
    • laurier
    • ruban
    • guirlande
    • couronne
    • fleur
    • denticule
    • rinceau
  • Précision représentations

    Le portail d'entrée du corps de logis présente un tore sculpté de lauriers et de rubans. Dans le vestibule, les niches en calcaire sont rehaussées d'un décor de guirlandes, de couronnes et chutes de fleurs tandis que les murs sont sommés d'une frise où se succèdent denticules, glyphes et rinceaux. Dans les salons, les cheminées en marbre sculpté, les boiseries moulurées et les parquets participent également au décor. Les dessus-de-porte et certaines cheminées sont surmontées de cartouches encadrés de baguettes, certains sont décorés de scènes de chasse.

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G BERGOUGNOU André, "Montricoux et les Templiers", Bulletin de la Société Archéologique de Tarn-et-Garonne, Tome LVII, Montauban 1939, p.45-62.£BRU Christine, BEDEL Jean-Pierre, "Nègrepelisse", éd. Al Canton, février 2000, p. 18-21.£HAUTEFEUILLE Florent, "Structures de l'habitat rural et territoires paroissiaux en Bas-Quercy et Haut-Toulousain du VIIe au XIVe siècle", Tome 7 : annexe 1, volume 5, thèse de doctorat, université de Toulouse II Le Mirail, juin 1998.
  • NOTB_S A.D.Tarn-et-Garonne, 3 P 2434, plan cadastral de 1810.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD82_MIDIQUERCY
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB visible depuis le domaine public
  • VOIR_AUSSI IA82114069
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    maison d'homme célèbre
  • Sites de protection
    abords d'un monument historique, site inscrit
Image non communicable
Image non consultable
Image non consultable
Image non communicable
Image non communicable
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2025
Articulation des dossiers
Parties constituantes