L'aménagement de la glacière pourrait résulter de la création du jardin paysager de la fin des années 1830 par Achille de Solages.
L'édicule qui la surmontait a aujourd'hui disparu mais il est connu par un dessin d'Achille de Solages.
Dossier non géolocalisé
L'aménagement de la glacière pourrait résulter de la création du jardin paysager de la fin des années 1830 par Achille de Solages.
L'édicule qui la surmontait a aujourd'hui disparu mais il est connu par un dessin d'Achille de Solages.
La glacière se situe dans le talus au sud-ouest de l'ancien château. Ce n'est certainement pas un hasard si elle est entourée de grands arbres, destinés à la protéger du soleil. L'entrée est au nord, peu exposée, où un couloir étroit et peu élevé (environ 1,20 m) à deux coudes donne accès à la cuve. Ce couloir est bâti en moellon de calcaire et couvert d'une voûte de brique. L'entrée du couloir est aujourd'hui ruinée (premier coude). À l'entrée de la glacière, subsistent les encoches qui servaient au logement de la porte (disparue).
La cuve de stockage est de forme tronconique et la paroi prolonge directement celle de la coupole circulaire qui la couvre. L'ensemble, cuve et coupole, est bâti en briques posées en boutisse (barrot de 23 cm de longueur). L'orifice au centre de la coupole présente un encadrement de pierre de grès ; il est fermé par un "bouchon" de pierre. Il ne semble pas avoir constitué un point d'entrée pour la glace mais peut-être a-t-il servi de support à un système de poulie. En partie basse de la cuve, une encoche périphérique peut être le vestige d'un puisard (destiné à l'évacuation de la glace fondue). À partir de cette encoche, la hauteur sous voûte, est d'environ 6,60 m. Le diamètre le plus large de la cuve est de plus de 4 m. Des barreaux métalliques fichés dans la maçonnerie, sous l'accès, permettent de descendre dans la cuve. La capacité de stockage de la cuve a été évaluée à 61 m3 soit 61000 litres de glace.
Un dessin d'Achille de Solages laisse voir l'édicule de style rustique qui la protégeait, de plan carré il était surmonté d'un toit assez pentu couvert de chaume. Ce matériau périssable est similaire à celui des autres fabriques du jardin.
Si la glacière n'est aujourd'hui plus visible de l'extérieur, toute la construction enterrée est remarquable et bien conservée.
MARTIN, Jean. Les glacières françaises, histoire de la glace naturelle. Editions Errance, Paris 1997.
MENDYGRAL (Christophe), La glacière du domaine de la Verrerie (Blaye-les-Mines), note manuscrite, 2 p. et relevé de la glacière par Baptiste Grillet, architecte, 2025.
Collection particulière. Carnets à dessins d'Achille de Solages, carnet du jardin de la Verrerie, vers 1830-1840.
Conseil départemental d'Archéologie du Tarn. Relevés de Nespoulos et Zanetti, Société spéléologique des Pays Castrais et Vaurais, 1991.
Collection particulière. Albums photographiques familiaux réalisés par Paul de Solages dans les années 1870-1880.
Matricule de l’Ecole des Beaux-Arts : 6588. Jean Louis dit Fernand Fauchez, né à La Réole (Gironde) le 1er mars 1886, fils de Jean Louis Fauchez 44 ans architecte, et de Marie Ida Dubioca 40 ans, élève de l'École municipale des Beaux-arts et des Arts décoratifs de Bordeaux de 1904 à 1907 (certificat de scolarité le 25 novembre 1910), admis en 2è classe le 31 décembre 1910, liste des admis établie le 4 janvier 1911, élève de Louis Bernier (à l'atelier le 22 février 1911), puis d'Emmanuel Pontremoli, obtient un total de 20 ½ valeurs dont 1 3è Médaille en modelage, 1è classe le 23 juillet 1913, obtient un total de 10 ½ valeurs dont 1 3è Médaille en physique et chimie, dernière mention le 13 mai 1921, diplômable, des circonstances imprévues l'empêchent de réaliser son diplôme, demande un certificat de fin d'études qui lui est envoyé le 4 juillet 1930 (architecte à La Réole [entre 1930 et 1938] et Marmande, Lot-et-Garonne [entre 1936 et 1938]; Archives nationales de France, AJ/52/421, dossier d’élève).
Biographie rédigée par Marie-Laure Crosnier Leconte. Site internet Agorha.