Un encadrement de porte en brique couvert par un arc brisé et dont l'angle est abattu par un chanfrein étroit pourrait dater du Moyen Age. Il appartenait à la cave à vin qui s'étendait dans le prolongement de la maison, à l'ouest. Mais l'essentiel des bâtiments du corps de ferme qui s'organisait sur un plan en U sur le cadastre de 1836 présente des formes datables du 18e siècle. La cheminée en brique ornée conservée à l'étage porte la date de 1742 qui pourrait constituer le terminus ante quem de la construction de la maison. Le style et la qualité de la construction ainsi que l'organisation rationnelle des bâtiments permettent d'interpréter l'ensemble comme un domaine de viticulture et de polyculture du 18e siècle.§En 1836, l'ensemble appartient encore à un membre de la famille Pélégry, Etienne, qui est désigné comme cultivateur (A. D. T., 3 P 1221). En 1880, la propriété appartient à Eulalie Pélégry, épouse de Joseph Paulin, lui-même propriétaire d'une maison de maître à la tête du domaine agricole des Arnaudins, sur la même commune. Quelques années plus tard, en 1888, les propriétaires des Pélégrys Hauts sont Apolline Paulin, probablement l'héritière des précédents, et un certain Lugan. Enfin, en 1897, c'est leur fils, Eliezer Lugan qui en est propriétaire. C'est donc lui qui fait construire le chai au tout début du 20e siècle : la date de 1904 est inscrite sur la clef de l'arc couvrant le portail de la façade sud et celle de 1905 est portée sur les deux vantaux du même portail. Ses initiales sont inscrites sur les vantaux du portail sud ainsi que sur ceux du portail nord, tourné en direction du Tarn. Elles sont associées aux initiales de son épouse, A. P. Il s'agissait probablement d'une cousine, issue de la famille de sa mère, puisque les matrices du cadastre présentent Eliezer comme "gendre Paulin" (3 P 1222). Eliezer et son épouse ont fait installer le même type de portes avec leurs initiales dans les écuries qu'ils ont faites construire dans les mêmes années sur leur propriété des Arnaudins. A ce moment, les Pélégrys Hauts devait loger le maître de chai et la demeure principale du domaine se trouvait aux Arnaudins.£La destruction récente de la cave à l'ouest a retiré au bâtiment son organisation initiale en U.
- enquête thématique départementale, patrimoine vigneron du Pays Gaillacois
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Rabastens
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Commune
Loupiac
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Lieu-dit
les Pélégrys Hauts
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Cadastre
1836 B 71, 72, 75 ;
2010
B
568
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Dénominationsferme
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Autres parties constituantespigeonnier, écurie, chai, cuvage, toit à porcs, grange
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Période(s)
- Principale : Moyen Age , (incertitude)
- Principale : 2e quart 18e siècle , (incertitude)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1742, porte la date, porte la date, porte la date
- 1904
- 1905
La ferme est implantée à quelques dizaines de mètres seulement des berges du Tarn. La maison d'habitation se situe en fond de cour et sa façade ouvre au sud. L'aile orientale était occupée par une écurie et à l'extrémité sud se trouve encore le pigeonnier. De l'aile ouest, en grande partie détruite, ne subsiste qu'un bâtiment agricole caractérisé par des maçonneries de brique de terre crue et percé côté cour par une arcade en plein cintre en brique et une porte également en brique et couverte par un arc surbaissé. De la cave à vin qui s'étendait à l'angle nord-ouest, dans le prolongement de l'habitation, il ne reste que des soubassements de murs en brique et galet et le sol recouvert de carreaux de terre cuite.£La maison s'élève sur un seul étage et les encadrements des ouvertures en brique sont couverts par des arcs surbaissés. La corniche moulurée et le cordon qui sépare les deux niveaux sont en brique. A l'intérieur, deux cheminées également en brique sont conservées sur le pignon est de la maison. Celle du rez-de-chaussée relativement simple est couverte par un arc surbaissé et chanfreiné qui repose sur deux pseudo-corbeaux également pourvus d'un chanfrein. La clef de l'arc est ornée d'un motif en terre cuite de cuir roulé au centre duquel se trouve un motif en coeur. La cheminée du premier étage présente un décor autrement plus développé qui semble indiquer que la salle principale de l'habitation se trouvait à cet endroit. Les piédroits sont ornés de décors géométriques en relief. L'arc au tracé surbaissé présente une clef ornée d'une fleur de lys (?). La brique portant la date de 1742 s'inscrit à l'extrémité d'une frise composée de briques moulées et ornées également de décors géométriques. La partie haute de la cheminée a fait l'objet d'un remontage (l'arc et toute la partie supérieure de la hotte) ce dont témoignent les morceaux de brique et de tuile de calage. La pierre de foyer probablement d'origine est conservée.£Le pigeonnier est construit en brique de terre crue qui alterne avec des moellons de grès. Il se présente sous la forme d'une tour couverte par un toit en pavillon à égout retroussé et qui se prolonge en partie basse par un corps de bâtiment rectangulaire. Au-dessus de la randière en brique moulurée s'ouvrent les entrées de pigeons qui s'inscrivaient dans des baies couvertes par des arcs en plein cintre.£La cour était fermée au sud par un mur de clôture en brique et galet et un portail dont il reste un des piédroits ménageait un accès central.£Le chai ajouté à l'est mesure environ 35 m de long sur 12 m de large. Il s'élève sur deux niveaux : au rez-de-chaussée se trouvent encore quelques foudres en bois et la cuve de fermentation dans laquelle on déchargeait le raisin depuis l'étage grâce à une rampe, actuellement détruite, qui avait été aménagée sur le côté est du bâtiment. Les façades sur pignon sont particulièrement soignées. Au sud les encadrements des ouvertures qui forment travées sont en grès. Les portes en métal sont ornées de pampres de vigne qui entourent le chiffre des propriétaires. L'avant-toit, largement débordant, est supporté par des jambes de force ouvragées et la rive de toit est marquée par de la tuile plate ornée de festons. Les maçonneries du chai sont en brique qui alterne régulièrement avec des galets et les murs gouttereaux sont en parpaings au-delà du soubassement.
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Murs
- brique
- brique crue
- appareil mixte
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Toitstuile creuse, tuile mécanique
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Plansplan régulier en U
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Étages1 étage carré
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Couvertures
- toit à longs pans
- toit en pavillon
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Techniques
- fonderie
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Représentations
- raisin
- vigne
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Précision représentations
Le chiffre des propriétaires est entouré de couronnes de pampres de vigne.
Présentation succincte
- NOTSUC Les Pélégrys Hauts constitue un domaine de polyculture et de viticulture au 18e siècle organisé sur un plan rationnel en U. Par les mariages répétés des membres des familles Pélégry et Paulin au cours du 19e siècle, le domaine est à rattacher à celui des Arnaudins situé sur la même commune. Au tout début du 20e siècle, l'héritier de la famille Paulin, Eliezer Lugan, fait construire un grand chai à l'architecture soignée et dont les élements les plus marquants sont les portes en métal ornées de son chiffre et de celui de son épouse entourés de couronnes de pampres de vigne.
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G
- NOTB_S Archives départementales du Tarn, 3 P 1222 (Etat des sections) ; 3 P 1223 (matrices des propriétés bâties, 1882).
- APPA moellon brut ; chaîne en brique
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM Pays Rabastinois
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA brique ; grès
- EPID
- ESSENT
- ETACT remanié
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
- PLU
- PSAV_FA
- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
- TAILL
- TAILLP
- TOITU corniche ; chevrons saillants
- USER IVD81_SSERVANT
- VALID accessible au grand public
- VISI
- VISIB
- VOIR_AUSSI IA81013045
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Conseil départemental du Tarn
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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