Dossier d’œuvre architecture IA65008025 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
villa d'Azun ; maison de santé orthopédique
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées
  • Commune Argelès-Gazost
  • Adresse 1 avenue Victor Hugo
  • Cadastre 2025 AN 259
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Destinations
    établissement médical

La villa d'Azun fait partie des villas construites par la société des villas d'Argelès-Gazost autour de 1897 (Bensa, 2023). Son nom renvoie au nom d'une des sept vallées du Lavedan. Elle a été très vite détournée de son usage premier car dès 1904, elle tient lieu de "maison de santé de chirurgie orthopédique". Elle constituait une dépendance, avec la villa Gabizos voisine, de l'institut thérapeutique créé en 1901-1902.

Dans les années 1930, la villa retrouve une vocation résidentielle ; d'après les mentions de presse, elle semble être la propriété de Paul Chamfrault, ingénieur des mines.

  • Période(s)
    • Principale : limite 19e siècle 20e siècle

La villa est implantée au sud-ouest du parc, dans l'îlot le plus proche du parc et du centre-ville où se trouvent un nombre important de villas. Son élévation ouest donne sur l'avenue des Pyrénées, le long de laquelle court une grille portée par un mur bahut. L'élévation sud et le portail d'accès se trouvrent avenue Victor Hugo.

La villa est constituée de trois corps imbriqués : le corps principal est rectangulaire et suit un axe nord-sud. Un petit corps en appentis s'y adosse à l'angle nord-ouest. L'angle formé par ces deux éléments est occupé par une tour à deux étages, coiffée d'un toit en pavillon orné de deux épis de faîtage. Cette articulations de trois corps permet de jouer sur les volumes et donner un caractère particulier et identifiable à la villa, mais l'ensemble est unifié par les bandeaux qui soulignent les niveaux et par le décor bichrome de l'enduit actuel. Toutes les toitures sont débordantes et les appuis de fenêtres forment un léger ressaut. Un accès secondaire avec perron se trouve sur l'élévation postérieure.

A l'étage, l'angle nord-ouest est traité à la façon d'un galerie ouverte : c'était peut-être d'ailleurs le cas à l'origine.

Le nom de la villa est peint au-dessus de l'entrée et dessiné en ferronnerie dans les parties supérieures des deux vantaux du portail.

  • Murs
    • maçonnerie enduit
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble, rez-de-chaussée surélevé
  • Couvertures
    • toit en pavillon
    • toit à longs pans
    • appentis

Documents d'archives

  • AD Hautes-Pyrénées, 3 P 819, matrices cadastrales des propriétés, 1881-1911.

    AD Hautes-Pyrénées : P 819

Bibliographie

  • BENSA, Mathilde. L'architecture de villégiature dans la station thermale pyrénéenne d'Argelès-Gazost (1885-1938), l'influence des acteurs privés et privés. Mémoire de Master histoire de l'art contemporain, Université Toulouse II Jean Jaurès, 2022/2023.

  • Docteurs Henri Judet et Louis Bergugnat, Institut de thérapeutique physique d'Argelès-de-Bigorre ; Établissement d'orthopédie d'Argelès, 1904, impr. de C. Pariset (Paris), 23 p.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Inventaire général Région Occitanie