Chercheur à l'inventaire général d'Occitanie jusqu'en 2012.
- enquête thématique régionale, Jardins
- recensement du patrimoine thermal
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Hautes-Pyrénées
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Commune
Argelès-Gazost
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Adresse
2 place Despourrins
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Cadastre
2023
AK
105
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Dénominationsétablissement médical
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VocablesInstitut thérapeutique
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Destinationscasino
Un premier casino régionaliste
Parmi les équipements touristiques et ludiques prévus pour la riche clientèle du futur complexe thermal, un casino est projeté dès les commencements de réalisation (1884). Il est construit dans l'axe de l'avenue de la gare (actuelle rue Jules Danbé), à l'intérieur de l'enceinte du parc qui constitue le coeur du nouveau quartier thermal. D'après une illustration de 1892 (coll. Parou), il s'agissait d'une construction en rez-de-chaussée surélevée de style régionaliste, avec un décor de pan de bois en façade.
L'institut thérapeutique
Ce casino fait partie de la propriété de la société Eaux minérales de Gazost, créée en 1890, dont les biens sont saisies en 1898 lors sa liquidation. Le casino, qui vient de brûler, et son emplacement sont acquis par Maître René Dubois, avocat à Paris, en même temps que plusieurs autres lots pour une somme de 5 000 F par un acte du 11 octobre 1900 (Werner, 2011). Il fonde avec son épouse la Société de l'Institut thérapeutique physique dont les statuts sont déposés chez maître Lefebvre, notaire à Paris les 31 décembre 1901 et 22 janvier 1902. Les propriétés acquises en 1900 sont revendues à la nouvelle société dès le 4 février 1902. La société compte 200 puis 400 actions de 500 F. Les archives de la Société d'Etude des Sept Vallées conserve un projet de construction de l'institution, dressé à Pau le 15 mars 1901 par l'ingénieur Xavier Laprade, qui évoque déjà le bâtiment qui sera construit.
L'institut est construit à l'initiative de la nouvelle société. Le parc est alors traversé par la canalisation d'eau qui alimentait l'Institut dont le Dr Henry Grenier de Cardenal devient le directeur. L'édifice est reconstruit avec une façade monumentale dans le style Beaux-arts prisé à la Belle Epoque, tournée vers l'allée de Paris (de la gare) au nord-est. Il se compose alors d'un pavillon central monumental accompagné de deux ailes basses ouvrant par deux grandes baies au réseau Art Nouveau (cf. carte postale ancienne).
Il est décrit en détail dans un article publié le 11 avril 1903 par E. de Lavarenne, médecin des eaux de Luchon qui indique que l'institut a ouvert ses portes à l'été 1902. L'établissement comporte trois services distincts appelés à être complémentaires : l'hydrothérapie occupe le pavillon central, plus vaste, tandis que la mécanothérapie et l'électrothérapie sont réparties dans les pavillons latéraux. Une tour de 12 m de haut, implantée au centre de la façade, abrite les réservoirs d'eau de l'hydrothérapie, soit trois bassins l'un où l'eau est chauffée à 50 °, le second pour l'eau à 12° provenant du gave d'Azun, le 3e pour l'eau refroidie à 6°. Le médecin François Raymond Auguste Descamps (1857-1909), y officie entre 1902-1903, après avoir travaillé dans un établissement similaire à Rouen. Les docteurs, Louis Bergugnat, Henri Judet et Henri Grenier de Cardenal interviennent à sa suite dans l'institut et ses annexes, la villa Gabizos et la villa d'Azun qui était en 1904 une maison pour la santé médicale pour les nerveux.
L'édifice est à nouveau décrit en 1904 par les docteurs Henri Judet et Bergugnat qui indiquent que l'établissement d'orthopédie et la maison de santé associée (villa d'Azun) sont ouverts à l'année pour assurer la permanence des traitements. Le docteur Bergugnat, ancien assistant du docteur Calot de Berck devient alors le seul chirurgien consultant. La maison de santé et chirurgie comprenait huit chambres d'hospitalisation pour les malades nécessitant d'être immobilisés dans des appareils ou ayant besoin de subis des manœuvres de réduction et comportait une salle d'opération. Mais la maison de santé ne pouvait traiter toute une série de difformités ne nécessitant pas une hospitalisation (scolioses, maladies du système nerveux...) ce qui explique la création d'un institut réunissant les agents physiques complémentaire, connu sous le nom d'institut de thérapeutique physique. c'était en 1904 une maison pour la santé médicale pour les nerveux.
Louis de Rebel, qui a succédé à Maître Louis Dubois après son décès en 1908, mandate le 20 mars 1913 Xavier de Laprade pour qu'il dissolve la société de l'Insitut. Les docteurs Grenier de Cardenal et Fraikin l'achètent pour 40 000 F et constituent une nouvelle société dont le siège social est à Argelès-Gazost. Fraikin quitte les Pyrénées en 2021 et cette société est à son tour dissoute. Il cède à Grenier de Cardenal toutes ses droits et lui vend l'immeuble poru 25 478, 45 F. Ce dernier devient alors le seul propriétaire de l'Institut (AD 65, 020-200, cité par Werner 2011). Il revend l'institut à la ville d'Argelès-Gazost en 1938 pour la somme de 335 000 F.
Le casino des années 1930
Un deuxième casino, à la structure plus légère, en bois, est édifié à un autre emplacement, près des thermes, à l'extrémité de l'allée d'Artalens (actuel terrain de pétanque). Mais ce deuxième casino est l'objet d'un incendie en août 1901. Un nouveau casino est inauguré le 28 juillet 1903 (Le Pyrénéen, 28 juin 1903).
En 1937, le casino fait parti de l'ensemble hôtelier qui, avec l'hôtel de France, Parc et Casino, est l'objet d'une mise en vente aux enchères publiques sur saisie immobilière par le tribunal civil de Lourdes. Cette vente a lieu à la requête du Crédit national, pour faciliter la répararation des dommages de guerre, au préjudice de la Société foncière hôtelière de la Vallée d'Argelès dont le siège social est au 27 rue de Rome à Paris. (Le Bigourdan, 13 mars 1937, vente aux enchères publiques). Ce casino est rapidement décrit : "en rez-de-chaussée, avec ailes avançant à chaque côté. Ces ailes sont reliées par une grande marquise couverte en tôle ondulées et soutenues par deux rangées de piliers en fer. Cette construction est bâtie en brique et couverte en ardoises. Elle comprend salle de jeu, de spectacle, vestiaire et bar. Deux grandes baies vitrées aèrent et éclairent les diverses salles. En face de cette construction se trouve un kiosque à musique construit en bois et couvert d'ardoise".
Le rachat de l'Institut par la Ville avait pour but sa transformation en casino. Les adjudications ont lieu en 1938 et 1939, suite au devis établi par l'architecte J. Escougnou de Lourdes. Côté nord, les deux ailes ont été transformées, agrandies en alignement. Côté sud, l'édifice est doublé d'un nouveau corps de bâtiment et doté d'une façade dans le style Paquebot des années 1940. Ce casino municipal est inauguré le 29 juillet 1939.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
- Secondaire : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1902, daté par source, daté par travaux historiques
- 1938, datation par travaux historiques
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Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par travaux historiques
Le casino actuel s'élève à l'intérieur de la clôture du parc. Il se compose, côté nord, d'un corps de bâtiment comprenant une entrée monumentale sous la forme d'une tour carrée couverte en pavillon par un toit débordant reposant sur une corniche à modillons, percée d'une arche monumentale. Toute la hauteur du bâtiment est traitée en chaînages superposés, recouvert d'un badigeon blanc. Il est complété, dans l'alignement, par deux ailes basses de plan rectangulaire. Cette partie correspond à l'ancien institut thérapeutique. La tour centrale, d'une hauteur de 12 m abritait les réservoir d'eau, permettant ainsi d'avoir une bonne pression dans les douches pour des effets percutants.
Côté sud, un deuxième corps de bâtiment accolé au premier présente une façade méridionale de style graphique, unie, blanche, aux lignes purement géométriques, sans relief ni modénature. L'entrée est matérialisée par de grandes ouvertures à profilé géométrique que viennent rythmer des colonnes blanches, que remplissent des parties murales en dalles de verre. Elle est précédée d'une terrasse surélevée, orientée vers le panorama de la chaîne.
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Murs
- enduit
- badigeon
- pierre de taille (incertitude)
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Toitsardoise
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Plansplan rectangulaire symétrique
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Étagesen rez-de-chaussée surélevé
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Couvertures
- toit en pavillon
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental des Hautes-Pyrénées
Documents d'archives
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AD Hautes-Pyrénées : 25 E DEPOT 10 (cote archives communales 1 M 3)
Extension du plan thermal", acquisition de l'institut de thérapeutique physique destiné à la création du casino : dossier technique et financier • 1938-1940
Dont 9 plans hors format, papier, de l'architecte Jean Escougnou : n° 1 plan d'ensemble du terrain 53 x 68 cm, coté
25 E DEPOT HF 103/1, n° 2 plan du rez-de-chaussée 36 x 55 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/2, n° 3 plan du 1er étage
38, 5 x 54 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/3, n° 5 coupe longitudinale 55 x 108 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/4, n° 6
coupe transversale 53 x 107 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/5, n° 7 façade sud 60, 5 x 109, 5 cm, coté 25 E DEPOT HF
103/6, n° 8 façade nord 52, 5 x 110 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/7, n° 9 façades latérales et plan du sous-sol 75 x
110 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/8, n° 15 terrain et immeuble à acquérir 42, 5 c 40 cm, coté 25 E DEPOT HF 103/9.
À noter que le plan n° 4 est absent.
Cote archives communales : 1 M 3
25 E DEPOT 10
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AD Hautes-Pyrénées : 2 O 200
A. D. Hautes-Pyrénées, Etablissement thermal et parc thermal d'Argelès-Gazost : série 2O liasses 200.
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Le Pyrénéen, 28 juin 1903.
Bibliographie
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Docteurs Henri Judet et Louis Bergugnat, Institut de thérapeutique physique d'Argelès-de-Bigorre ; Établissement d'orthopédie d'Argelès, 1904, impr. de C. Pariset (Paris), 23 p.
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Descamps, Auguste, L'Institut de thérapeutique physique d'Argelès-de-Bigorre. Le traitement des maladies nerveuses, Impr. de C. Pariset (Paris), 1904, 12 p.
https://www.pireneas.fr/ark:/12148/bpt6k5734134w
Périodiques
-
Werner Michel, "L'institut thérapeutique physique d'Argelès-Gazost (1902-1928). Son histoire, ses installations, ses médecins, in Lavedan et Pays Toy, n°42, 2011, p. 187-197
-
Ninin-Barus Jean-Pierre, Rost Marie-Thérèse. Regards sur le Parc Thermal 2015, in Lavedan et Pays Toy, n° 46, juin 2015, pp. 187-196
-
Lavarenne, E (de), "La thérapeutique physique, un institut français à Argelès, in La Presse médicale n° 29, 11 avril 1903, p. 293 - 297.
-
Werner Michel, "L'institut thérapeutique physique d'Argelès-Gazost (1902-1928). Son histoire, ses installations, ses médecins, in Lavedan et Pays Toy, n°42, 2011, p. 187-197
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Le Bigourdan, 13 mars 1937, vente aux enchères publiques.
Documents figurés
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AD Haute-Garonne : 26 FI 65 311
Les Hautes-Pyrénées. 169. Argelès[-Gazost] : le casino / [photographie Amédée Trantoul (1837-1910)]. - Toulouse : phototypie Labouche frères, [entre 1905 et 1918]. - Carte postale (1905/1918)
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AD Hautes-Pyrénées : 5 Fi 25/156
Les Hautes-Pyrénées. 170. - Argelès. - Institut thérapeutique physique (dans le Parc). [1904]-[1914]. Carte postale (AD Hautes-Pyrénées 5 Fi 25/156).
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AD Hautes-Pyrénées : 5 Fi 25/19
AD Hautes-Pyrénées, 5 Fi 25/19, 355- Argelès-Gazost. Une vue du parc [ant.1903]. Carte postale. D. T. éditeur.
Chercheur à l'inventaire général d'Occitanie jusqu'en 2012.
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