Long de 534 m, ce souterrain ferroviaire est creusé entre 1881 et 1883 par l'entrepreneur Lionnet d'après les plans des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Ce tunnel permet de couper la boucle de Caillac et de rallier le village de Montbrun.
- enquête thématique départementale, vallée du Lot de Cahors à Capdenac
- patrimoine ferroviaire
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Bernard GuillaumeBernard GuillaumeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
ligne Cahors-Capdenac - Causse et Vallées
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Hydrographies
le Lot
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Commune
Montbrun
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Dénominationstunnel
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Précision dénominationferroviaire
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Appellationssouterrain de Montbrun
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
Le tunnel, dit souterrain de Montbrun, a été creusé dans le cadre de la construction de la ligne de chemin de fer concédée à la Compagnie du Paris-Orléans, reliant Cahors à Capdenac et inaugurée le 14 juillet 1886.
Cette ligne d'intérêt général est réalisée sous la direction de Joseph Lanteirès, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. L'ingénieur ordinaire Jean Caillé est en charge de la direction des travaux pour l'arrondissement de Figeac jusqu'en 1883. À partir de 1885, l'ingénieur Eugène-Laurent Heurtault fait terminer les travaux d'infrastructure. Les plans sont dressés entre 1879 (début des études définitives) et 1886 (réception de la ligne) par le service des Ponts et Chaussées. D'après Lanteirès, tous les travaux devront être achevés trois ans et 10 mois plus tard, en vue de la mise en service en juillet 1886. Ce dernier décèdera quelques mois plus tard à Cahors. La mise en adjudication du 2e lot de l'arrondissement de Figeac intervient le 23 novembre 1881 et a désigné l'entrepreneur Victor Lionnet. Les dates portées 1881 et 1883 précisent la période de construction.
Le coût total de ce tunnel est évalué à 332 000 francs, soit 622 francs par mètre linéaire.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
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Dates
- 1881, daté par source, date portée
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Auteur(s)
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Auteur :
Lanteirès Josephingénieur des Ponts et Chaussées attribué par sourceLanteirès JosephCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Joseph Lanteirès, né en 1825 à Lyon, est élève ingénieur à l’école des ponts et chaussées en 1847. Vers 1851, il entre au service ordinaire des ponts et chaussées du département du Rhône puis passe dans l’arrondissement d’Espalion en Aveyron où il est nommé ingénieur ordinaire 3e classe. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1867 alors qu’il n’était encore qu’ingénieur ordinaire. Il finit sa carrière ingénieur en chef en charge du Lot jusqu’à son décès le 11 septembre 1886. À ce titre, il dirige la construction de la ligne ferroviaire Cahors-Capdenac et de la section Montauban-Cahors pour la ligne Montauban-Brive. En dehors de ses activités professionnelles, Lanteirès est également l’inventeur d’un calendrier perpétuel qui permet aux historiens de faciliter la recherche de dates.
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Auteur :
Caillé Jeaningénieur des Ponts et Chaussées attribué par sourceCaillé JeanCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Cet ingénieur des ponts et chaussées est le premier du corps des conducteurs à avoir réussi le concours d’ingénieur. Il est élevé au rang de « héros » tellement l’obstacle paraissait insurmontable par ses camarades qui lui décernent une médaille commémorative en 1870. En charge de l’arrondissement de Figeac (Lot) jusqu’en 1883, il quitte soudainement ses fonctions pour la Cochinchine où il est promu ingénieur en chef. Il reviendra pourtant dans la région en 1887 en tant qu’ingénieur en chef pour le département du Tarn-et-Garonne. Chevalier de la Légion d’honneur en 1881, il sollicite la croix d’officier en 1896 après avoir été nommé officier d’Académie en 1893.
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Auteur :
Heurtault Eugène-Laurentingénieur des Ponts et Chaussées attribué par sourceHeurtault Eugène-LaurentCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Eugène Laurent Heurtault, né en 1854, est ingénieur ordinaire des ponts et chaussées depuis 1879. Avant d’arriver dans le Lot, Heurtault a déjà œuvré dans le domaine ferroviaire pour l’arrondissement du Puy où il a conduit les études du chemin de fer de Langogne au Puy. Il aura la charge d’achever la ligne dans le Lot et d’étudier les règlements de compte des deux lignes (Cahors-Capdenac et Cahors-Montauban) à partir de 1885. Il quitte finalement le Lot pour la Creuse où il est nommé ingénieur en chef en 1898. Heurtault est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1891, promu officier en 1926 et reçoit la distinction d’officier d’Académie en 1903.
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Auteur :
Lionnet Victorentrepreneur attribué par sourceLionnet VictorCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Construction ligne ferroviaire Cahors-Capdenac : en charge du 2e lot de l'arrondissement de Figeac.
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Auteur :
Le tunnel s'étire sur 534 mètres creusés en anse de panier dans une roche calcaire.
Les bandeaux, la plinthe et le bahut sont construits en pierre de taille. Un parement de moellons tétués est exécuté sur une longueur de 18 mètres en partant de chaque tête. Le reste du couvrement est revêtu de moellons tétués pour la voûte et de moellons bruts pour les piédroits.
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Murs
- calcaire moellon
- calcaire moellon
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Couvrements
- voûte en berceau en anse-de-panier
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État de conservationdésaffecté
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Statut de la propriétépropriété d'un établissement public
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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- (c) Conseil départemental du Lot
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- (c) Conseil départemental du Lot
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- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Conseil départemental du Lot
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Documents d'archives
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Archives nationales, Inventaire-index des Ingénieurs des ponts et chaussées (1748-1932), Paris, 1993, 2008.
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AD Lot, 73 S 1 : Notice sur les travaux et dépenses d'établissement, dressée par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées, Lanteirès, en juin 1886.
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AD Lot, 213 S 1-2 : Registres du service des chemins de fer (1880-1891)
- Superstructure - Installation des signaux fixes des stations, cloches électriques, appareils télégraphiques et divers, 5 novembre 1885.
- Station - Installation d'un pont à bascule et d'une grue de chargement pour les stations de Vers, Saint-Géry, Conduché, Saint-Martin-Labouval et Cajarc, 28 mai 1886.
- Construction des bâtiments des stations et dépendances - Les sieurs Blavy et Cancalon, entrepreneurs, demandent le remboursement de leur cautionnement, 14 novembre 1886.
- Établissement de barrières, poteaux kilométriques et indicateurs de pentes et rampes, etc. - Le sieur Mathias Granges, entrepreneur, demande le remboursement de cautionnement, 3 décembre 1886.
- Annexes des haltes de Cabessut, Saint-Cirq-Lapopie, etc. - Demande de l’entrepreneur Bezanger pour l’approbation d’une augmentation de dépenses en vue de la liquidation des travaux, 28 février 1888.
- Tunnels - Revêtement des souterrains de Saint-Géry, Coudoulous, Bessac et Lagarrigue, augmentation des dépenses, 2 avril 1887. Tunnel de Calvignac, menace d'éboulement sous le village, 8 mai 1883. Revêtement et consolidation des talus de la tranchée précédent le souterrain de Cartoulès, demande de crédit spécial, 28 novembre 1882. 17 mai 1883, un ouvrier s'est tué lors de la construction du tunnel Saint-Georges.
- 1er lot (arr. Cahors) - Demande de l'entrepreneur Charles Peyrot d'une réduction de la retenue de garantie, 26 avril 1882. Envoi d'un mémoire de réclamations contre le décompte de son entreprise. Peyrot (Charles), entrepreneur à Cahors, 18 novembre 1885.
- 2e lot et 1er lot bis (arr. Cahors) - Hersent, demande de remboursement de la retenue de garantie, 19 juillet 1884. Liquidation définitive du 2e lot de Cahors, 21 décembre 1885. Hersent, entrepreneur de travaux publics, rue de Londres, n°60 à Paris. Constructions des grands ponts métalliques de Mondiès, de Bouziès, du Célé et de Lagarrigue. Demande de remboursement du cautionnement (30 500 Francs). Les travaux étant terminés. 10 février 1886. Construction des tabliers métalliques des ponts de Mondiès, de Bouziès, du Célé et de Lagarrigue. Liquidation des travaux, 22 décembre 1886.
- 3e lot (arr. Cahors) - Audbert frères et Jubin, entrepreneurs à Cahors, demandent le remboursement de la retenue de garantie, 4 janvier 1883. Audbert frères et Jubin, entrepreneurs à Cahors, demandent le remboursement du solde du cautionnement, 27 mai 1885. Audbert frères et Jubin, entrepreneurs à Cahors, réclamation sur le décompte définitif, 18 juin 1887.
- 4e lot (arr. Cahors) - Jean-Pierre Soubigou, entrepreneur, demande le remboursement de la retenue de garantie, 28 décembre 1882. Il demande le remboursement du cautionnement, 19 septembre 1883. Puis il réclame des intérêts, 2 mars 1887.
- 5e lot (arr.Cahors) - Cassotte, Vrin et Cie demandent le remboursement de la retenue de garantie, 20 janvier 1883. Cassotte et Vrin, revêtement et consolidation, talus de la tranchée, demande de crédit pour le projet de construction du mur de soutènement, 10 décembre 1883. Cassotte et Vrin, entrepreneurs de chemins de fer à Cahors, mémoire relatif du décompte de leur entreprise, 19 janvier 1886.
- 6e lot (arr. Cahors) - Coupat et Cornu, entrepreneurs, demandent le remboursement de la retenue de garantie, 15 décembre 1882. Coupat et Cornu, entrepreneurs, règlement définitif des travaux, 14 septembre 1885.
- 1er lot (arr. Figeac) - Cajarc, opposition d'un propriétaire à l'occupation temporaire d'un terrain par M. Villetel, 18 février 1882. Joseph Villetel demande le remboursement du cautionnement, 4 octobre 1883. Villetel, fils, entrepreneur de travaux publics à Bergerac, demande d’être accepté pour la continuation et le règlement des travaux du 1er lot en remplacement de son père décédé, 22 juin 1885. Décès de l’entrepreneur Villetel, offre des héritiers pour la continuation des travaux, 4 juillet 1885. Villetel, règlement définitif, 2 mars 1888. Jean Villetel, fils, est entrepreneur sur la ligne Saint-Denis au Buisson, 8 mars 1882.
- 2e lot (arr. Figeac) - Rejet de la pétition par laquelle Victor Lionnet, entrepreneur du 2e lot (arr. Figeac), demande que son cautionnement en argent soit substitué à un cautionnement en immeubles jusqu’à la concurrence de 40 000 Francs, 27 février 1882. Envoi d’un mémoire au sujet du décompte général et définitif de son entreprise, Victor Lionnet, entrepreneur 2e lot, à Montbrun, 11 décembre 1885.
Documents multimédia
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https://patrimoines.lot.fr Patrimoine ferroviaire
Chercheur pour le Département du Lot de 2017 à 2025. Conservateur des antiquités et objets d'art du Lot depuis 2019.