La maison occupe une parcelle à l'angle de la rue qui relie la rue de la Fourdonne à la rue de la Pélissaria et une ruelle qui desservait, au sud, des maisons aujourd'hui disparues. Elle est venue s'appuyer contre la grande demeure voisine à l'est.
Sa façade, sur la rue, présente au rez-de-chaussée une porte d'entrée, à piédroits en quart de rond et arc monolithe segmentaire à double cavet, qui pourrait appartenir à l'état d'origine, ainsi que la pierre armoriée placée au-dessus. Quant à la fenêtre voisine, son gabarit surprend. Le pan de bois de l'étage en encorbellement est bloqué par des têtes de mur appareillées en surplomb. Des croix de Saint-André sont placées dans les panneaux et les allèges des deux fenêtres, une demi croisée et une croisée. Il a été restauré.
L'élévation latérale ouest, sur la ruelle, garde les traces de différentes phases de construction, dont les modifications apportées au 20e siècle. Son état avant les travaux des Daura est connu par une photographie : la fenêtre à accolade ainsi que la demi croisée située au même niveau n'existaient pas ; l'encadrement de la porte, moderne, a été refait dans le style du 15e siècle, avec piédroits chanfreinés et linteau à accolade. La demi croisée de l'étage de comble et petite fenêtre voisine, toutes deux chanfreinées, appartiennent en revanche à un état ancien. Les deux phases que montrent le décrochement des maçonneries ne sont peut-être pas très éloignées dans le temps, et peuvent être attribuées, comme la façade, au 15e ou au début du 16e siècle. Les chaîne d'angle ou piliers qui se signalent par leurs impostes appartiennent à un état antérieur, du 13e ou du 14e siècle.
En raison de la déclivité de la rue, le rez-de-chaussée de la partie orientale est remplacé à l'ouest par un niveau de soubassement voûté en plein-cintre, à usage de cave.