Dossier d’œuvre architecture IA31006519 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
Marbrerie Lavigne
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Conseil départemental de la Haute-Garonne
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Garonne
  • Commune Saint-Béat-Lez
  • Lieu-dit Rap
  • Cadastre 2026 A 227-229, 688-689, 949

L'activité chaufournière de la famille Lavigne débute au début des années 1860 avec Bertrand Lavigne père, qui obtient par arrêté préfectoral du 8 août 1863 l'autorisation d'établir des fours à chaux permanents au quartier de Rap, à Saint-Béat. La production de chaux est alors destinée aussi bien à l'agriculture qu'au secteur de la construction. Les fours à chaux sont mentionnés dans les biens transmis à son fils François Lavigne lors de son contrat de mariage en 1867. Dès l'année suivante, ce dernier est qualifié de « fabricant de chaux », assurant ainsi la continuité de l'exploitation familiale.

À la fin du 19e siècle, Bertrand Lavigne, fils de François, poursuit cette activité tout en développant l'exploitation des ressources marbrières de Saint-Béat. À partir de 1893, il obtient plusieurs concessions dans le massif de Rié. Il étend progressivement son domaine d'exploitation sur le site de Rap. En 1898, il semble participer à la création de la Société anonyme des carrières de marbres blancs et bleus de Saint-Béat, destinée à soutenir le développement industriel de l'entreprise grâce à de nouveaux investissements et à la modernisation des équipements.

Au tournant du 20e siècle, l'activité de la maison Lavigne associe ainsi la fabrication de chaux à l'extraction et à la transformation du marbre. L'histoire de cette activité demeure toutefois partiellement méconnue en raison de l'absence d'archives d'entreprise conservées et de la rareté des sources publiques disponibles, qui ne permettent d'en retracer que les principales étapes.

  • Période(s)
    • Principale : 20e siècle

De l'ancienne marbrerie Lavigne ne subsistent aujourd'hui que des vestiges dispersés. À la suite de la cessation d'activité, une partie des bâtiments a été détruite tandis que les structures conservées se sont progressivement dégradées. Une opération de terrain réalisée en urgence en 2024, à l'occasion de travaux de déblaiement, a permis d'observer plusieurs secteurs jusque-là recouverts de remblais ou par la végétation. Ces travaux ont notamment mis au jour des déchets de taille et de sciage du marbre ainsi que plusieurs fragments sculptés attribuables à l'activité de la marbrerie.

Le dégagement des terrains a également révélé un bâtiment partiellement conservé en élévation. De plan rectangulaire, il est construit en maçonnerie de pierre recouverte d'enduit. La couverture a presque entièrement disparu ; seuls quelques éléments de tôles subsistent. En l'absence de documentation permettant de préciser sa destination, les vestiges observés à l'intérieur suggèrent une utilisation liée au façonnage du marbre. Quelques établis sont encore en place, de même qu'une partie du système de transmission mécanique composé d'arbres, de poulies et de courroies aujourd'hui fortement corrodées. Ces éléments témoignent de l'ancien équipement de l'atelier et de son alimentation par une force motrice centralisée. Une évacuation d'eau a également été observée ; elle pourrait être associée à une ancienne installation de découpe ou de polissage du marbre, activité nécessitant un apport continu en eau pour le refroidissement des outils et l'évacuation des poussières de marbre.

  • Murs
    • calcaire enduit
  • Toits
    fer en couverture
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Statut de la propriété
    propriété publique
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Conseil départemental de la Haute-Garonne
(c) Inventaire général Région Occitanie