Dossier d’œuvre architecture IA09010227 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
atelier de broyage de corne et fabrication d'engrais Adrien Bourret
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Dénominations
    usine liée au travail de la corne, usine d'engrais
  • Précision dénomination
    atelier de broyage de corne et fabrication d'engrais
  • Appellations
    Adrien Bourret

L'arrêté préfectoral du 8 juin 1949 autorise l'établissement d'un établissement de 1e catégorie de broyage de cornes et déchets pour engrais (« broyage des débris de cornes desséchées et imputrescibles »). Cet accord est assorti de quelques conditions : aucune matière putrescible ; dispositifs d'absorption de poussières ; enduits lisses sur sol, murs et cloisons pour lavage et désinfection... Il se trouve que l'atelier fonctionnait déjà avant accord, probablement depuis 1947, et que cette demande doit officialiser son existence ; en effet, un courrier du Directeur départemental des services vétérinaires précise que le Préfet a appris que M. Bourret exploitait déjà sans autorisation un atelier d'engrais, et qu'il a donc été sommé de régulariser cette activité. Fin 1948, Monsieur Bourret avait promis que son atelier ne travaillerait que de la corne sèche habituellement prévue pour la fabrication de peignes, mais impropre à celle-ci. L'enquête n'avait suscité aucune réaction (l'usine doit être à plus de 80m de la première habitation et 260m du passage à niveau ; le broyeur ne doit fonctionner que par intermittence). Le 22 novembre 1948, Edmond Bonnet avait communiqué un courrier dans lequel il déclarait « ne pouvoir tolérer la fabrication d'engrais organiques, à côté de [ses] maison jardin et verger », ciblant l'usine « construite dans demander aucun avis, en bordure de la voie ferrée » et demandant donc à ce qu'aucune autorisation de continuation d'activité ne soit données à la Sté A. Bourret et cie. On a trace d'une pétition adressée par Adrien Bourret, déjà présenté comme gérant de cette société, le 21 septembre 1948, pour solliciter l'ouverture de l'établissement. La demande concerne une activité de « broyage de corne impropre à la fabrication du peigne, de déchets de corne et de d'onglons secs », par broyage mécanique. Le broyeur, muni d'un ventilateur et d'une chambre à poussière, fonctionne au diesel. Elle doit produire de l'engrais en grande partie pour la viticulture du Roussillon. Adrien Bourret possède aussi un atelier de tissage avenue de Foncirgue. Le bâtiment reprend une fonction agricole au début des années 1960.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1947, date portée
  • État de conservation
    mauvais état, établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de l'Ariège : données cadastrales (3p571, 3p1151-1155, 54w94-96).

    AD Ariège : 3p571, 3p1151-1155
Date(s) d'enquête : 2021; Date(s) de rédaction : 2022
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares