Tissage Central Sud prend place dans de nouveaux bâtiments édifiés en 1990. La création de cette nouvelle usine répond à la lutte syndicale qui touche alors les usines Roudière depuis 1989 : le repreneur, le groupe Chargeurs, avait promis en compensation des licenciements environ 6 milliards de francs d'investissement comprenant cette unité moderne et le sauvetage de 70 emplois, ainsi que l'abandon des poursuites contre les salariés et des retenues de salaires. En 1991, l'usine réemploie une quarantaine de salariés jusqu'alors travaillant pour l'unité Brantôme de l'ancienne usine Roudière de la Coume (IA09010002), l'une des cinq unités créées en 1989 à la division des entités Roudière. Le tissage TCS fonctionne avec des métiers italiens et japonais modernes, pour tissage d'écrus pour Roudière SA (masculin) et Avelana (féminin), et production de 1,2 à 1,3 millions de mètres par an. Elle travaille avec l'unité FTL pour la teinture et la filature. En 1992, Jérôme Seydoux en personne, à la tête de Chargeurs, inaugure le nouvel atelier TCS. Il évoque alors l'éclatement de 1990 : « Ce prix est la conséquence d'un manque de modernisation dans les 15 années précédentes, qui font que l'effort à faire pour rattraper ce retard étant considérable, évidemment le prix est très (?). Mais que si cet effort n'avait pas été fait, le prix aurait été encore plus élevé puisque l'intégralité de l'entreprise serait morte ». 50 millions de francs d'investissement en matériel sont réalisés. En 2005, la vente de la holding Filav (dirigée par Philippe Terride et Léon Jeurissen) par Chargeurs comprend la cession de TCS et de l'usine d'apprêts Mirabeau (IA09005108) à ces deux anciens cadres du groupe. En 2008, les difficultés se renforcent avec la crise dans laquelle se trouve Fashion Company, principal donneur d'ordres de l'usine. Les ateliers fonctionnent aussi pour Avelana (IA09010046).
L'usine ferme en février 2009 (cessation de paiements le 26 février et licenciement de tous les salariés). Avec la disparition de l'usine, ferme le dernier tissage pour habillement du pays d'Olmes. La direction avait proposé un projet de relocalisation de l'activité à effectif réduit à Lavelanet, mais l'accélération des difficultés de trésorerie n'en a pas laissé le temps. Les bâtiments accueillent ensuite différentes activités commerciales et artisanales successives.
En 1992, TCS emploie 63 personnes. En 2005, TCS emploie 75 personnes. Ils sont 58 salariés à la fermeture en 2009.