En 1896, Joseph Maurel demande l'autorisation d'établir une scierie sur la commune de Vilhac-et-Aiguilhanes. Usine et barrage construits en 1900 par Joseph Maurel. Partagée en 2, l'usine fut louée à 2 sociétés : la Société de l'Avenir et la société Richou-Pont et Cie. La Société de l'Avenir (Société ouvrière pour la fabrication des peignes en corne) est dirigée par Boulbes-Joffres et Cie, puis Cubilié-Audabram et Cie. Le 20 mai 1901, MM. Léon Cubilié, A. F. F. Joffres, Célestin Barthélemy Richou, Jean Félix Danjou, Auguste Audabram, U. J. A. Cabanat, B. E. B. Boulbes, Jean Vidal et François Gleyzes, tous peigners établis entre L'Aiguillon, Aiguillanes, La Bastide et Le Peyrat, décident de s'associer pour créer une société en nom collectif visant la fabrication de peignes. La société est fondée pour 10 ans. Son siège social est décidé à L'Aiguillon (alors cne de Bélesta) : est-ce parce que cette partie de l'Angélus est sur le territoire de l'Aiguillon ? La raison sociale est « Boulbes Joffres et Cie association ouvrière L'Avenir ». François Gleyzes détient la signature sociale, M. Cabanat la signature pour les actes engageant la société. Les associés s'engagent à ne se consacrer qu'à cette société. Les tâches sont partagées : Boulbes tient les livres de commerce, Boulbes et Vidal s'occupent de la comptabilité. Le fonds social de départ est de 9 000 francs, chacun engageant et détenant 1/9e (y compris bénéfices). Le 25 novembre 1910, il est décidé une dissolution de la société en date du 21 octobre 1910 avec le départ de Gleyzes, Joffres, Cabanat et Boulbes. Les 5 restants se repartagent les parts et la société continue sous la raison sociale « Société L'Avenir Cubilié Audabram et Cie », avec prorogation jusqu'en 1916 et fonds social de 10 000 francs divisés en 5. Le 24 août 1915, comparution d'une part de : L. Cubilié, J. F. Danjou, A. Audabram (fabricants de peigne), Mme Razeyre épouse Richou (celui-ci étant mobilisé) ; d'autre part de : Louis Vidal et Mme Boulbes veuve de Jean Vidal (mort le 15 août 1915, malade depuis 1914 ayant causé son retrait des affaires). Les enfants de ce dernier, mineurs, ne revendiquent aucun droit mais on leur verse une somme en tant qu'ayant-droit. La société continue donc avec les 4 associés restants (Cubilié, Danjou, Audabram, Richou). Le 3 mars 1919, C. B. Richou, J. F. Danjou, A. Audabram cèdent droits et parts à Léon Cubilié seul. L'acte stipule bien que l'usine de l'Angélus est cne de Bélesta (par L'Aiguillon). La société Richou-Pont et Cie fonctionne a priori entre 1900 et 1907). Le 29 avril 1900, les peigners Baptiste Pont, Alexandre Bigou, Pierre Laffont, Louis Morère, Faustin Richou, Armand Richou, Arsène Toussaint Richou et Emile Léopold Richou (tous de Lesparrou sauf le dernier, de La Bastide) s'associent pour fonder une société en nom collectif pour 9 ans, « Richou-Pont et Cie société ouvrière pour la fabrication des peignes ». Baptiste Pont fait seul usage de la signature sociale, Pierre Laffont autres signatures. B. Pont tient les livres de commerce ; B. Pont et A. Bigou s'occupent de la comptabilité. Fonds social de 4 000 francs, divisés en 8. Une filature fut ensuite créée, peu florissante (mauvais matériel). Elle est louée par M. Aimé Joseph Brustier (gendre Maurel, établi à Bélesta) à M. Pibouleau (triage de chiffons / effilochage), puis à M. Melin. Le bâtiment, un temps récupéré par David Maurel, garde-forestier, et Roger Danjou, co-propriétaire, brûle en 1965, et après avoir été racheté par Charles Audabram, il est rasé un peu plus tard. Laurent Michau, industriel de Bélesta, en est propriétaire un temps et l'utilise comme dépôt de matière. Aujourd'hui ne subsistent que quelques pierres et pans de mur en bord de rivière.
Dossier d’œuvre architecture IA09010214
| Réalisé par
- patrimoine industriel
fabrique de peigne en corne, scierie et usine d'effilochage textile, dites "de l'Angélus", aujourd'hui détruit.
Œuvre repérée
Auteur
Copyright
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
Dossier non géolocalisé
Localisation
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Aire d'étude et canton
Ariège
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Commune
Lesparrou
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Cadastre
2021
C
1612
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Dénominationsusine liée au travail de la corne, scierie, filature
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Précision dénominationfabrique de peigne en corne, scierie, usine d'effilochage textile
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Appellationsl'Angélus
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Période(s)
- Principale : limite 19e siècle 20e siècle
- Secondaire : 3e quart 20e siècle
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Dates
- 1900, date portée
- 1967, daté par travaux historiques
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État de conservationdétruit, vestiges, établissement industriel désaffecté
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Pays des Pyrénées cathares
Documents d'archives
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AD Ariège : 250w8
Archives départementales de l'Ariège : 250w8 (fonds du comité d'expansion économique de l'Ariège).
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AD Ariège : 6u861
Archives départementales de l'Ariège : 6u861.
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AD Ariège : 7s520
Archives départementales de l'Ariège : 7s520.
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AD Ariège : 7s1319
Archives départementales de l'Ariège : 7s1319
-
AD Ariège : 54w288-289
Archives départementales de l'Ariège : données cadastrales (54w288-289).
Bibliographie
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Ouvrage Lesparrou nostro coumuno.
Date(s) d'enquête :
2021;
Date(s) de rédaction :
2021
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares