Dossier d’œuvre architecture IA09010180 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
filature de laine et teinturerie Mas (Vidal et Mouton), puis Roques, puis Fonquernie, dite usine Mouton
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Lavelanet
  • Cadastre 2022 C 2495, 5628, 7107
  • Dénominations
    filature, usine de teinturerie
  • Précision dénomination
    filature de laine et teinturerie
  • Appellations
    usine Mas (Vidal et Mouton), puis Roques, puis Fonquernie, dite usine Mouton

En 1869, le fabricant Jean-Baptiste Mas demande l'autorisation d'installer une usine textile, comprenant filature, foulerie et apprêts, sur un terrain qu'il possède près du Touyre, justifiant cette implantation par l'éloignement des usines les plus proches. Le site, à cette époque, accueille déjà deux barrages sur le Touyre. L'un, déviant la moitié des eaux de la rivière en rive gauche, est propriété Mas, issu de travaux de précédents propriétaires n'ayant jamais concrétisé leur projet de construction d'usine. L'autre dévie une partie des eaux en rive gauche pour irriguer les prés et champs des héritiers Roubineau. Jean-Baptiste Mas projette de remplacer ces deux barrages par un nouvel ouvrage perpendiculaire au Touyre, censé dévier en rive gauche l'eau nécessaire au fonctionnement de sa nouvelle usine, le long du canal déjà creusé. Mas obtient l'autorisation des travaux en 1870, mais ces derniers tardent à être effectués. Le procès-verbal de récolement du règlement des eaux, daté du 20 novembre 1871, précise que dans l'intervalle, deux usines textiles ont été installées au bord du canal, gérées par deux gendres de Mas, Urbain Vidal et Paul Mouton. Paul Mouton exploite cette usine, une filature de laine, jusqu'à ce qu'elle passe aux mains du banquier Hector Roques vers 1875, puis du descendant de ce dernier, Jean-Baptiste Roques. Parallèlement, l'apprêteur Urbain Vidal exploite une papeterie, réunie à une date inconnue à l'usine Roques. En 1871, Vidal et Mouton se présentent comme représentants des intérêts de leur beau-père Mas. Ce dernier reconnaît n'avoir pu achever les travaux du barrage en raison du manque d'ouvriers « conséquence des derniers événements », probablement le conflit de 1870-1871. Un nouveau délai d'un an supplémentaire lui est accordé, puis deux nouveaux reports sont consentis en mars, puis octobre 1873 jusqu'à l'été 1874, Mas motivant alors son retard par l'irruption de crues durant l'année 1872. Le nouveau procès-verbal de récolement du règlement d'eau signé le 3 novembre 1874 reconnaît la conformité des travaux enfin réalisés. Les bâtiments sont très largement remaniés et agrandis vers 1918-1919. Vers 1930, le site industriel entre au compte de la Société lavelanétienne des Moulines ; il réunit alors une filature, des ateliers de tissage et d'effilochage, une teinturerie et diverses dépendances. L'entreprise est transmise à Louis Fonquernie au début des années 1940, qui est présenté comme fabricant semi-intégré et cesse son activité à la fin du XXe siècle, après avoir exploité l'usine sous le nom d'usage « Mouton ». Dans leur grande majorité, les bâtiments industriels sont détruits en deux temps, vers 1995 (la cheminée en 1996) puis vers 2010.

L'entreprise emploie 51 ouvriers à la fin des années 1950.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1870, date portée
    • 1874, daté par source
    • 1919, daté par source
    • 1930, daté par source

Le site comprend trois bâtiments distincts : le bâtiment A-B (comprenant un ensemble à usage résidentiel), le bâtiment C (anciens logements ouvriers), et le bâtiment D (ancien garage et dépôt de matières).£Le bâtiment A-B est composé au nord d’une maison (A) sur deux niveaux (rez-de-chaussée et un étage carré), mitoyenne vers le sud d’une maison d’habitation (B) sur quatre niveaux (rez-de-chaussée, deux étages carrés, un étage de combles). Les toitures sont à deux pans, pignons orientés au nord-est et au sud-ouest. La façade principale de la première maison (A) est en élévation sud-est, donnant sur jardin. Ses murs extérieurs sont habillés d’un bardage récent en matière synthétique. La façade nord-ouest donnant sur rue est percée de quelques fenêtres. La maison sur quatre niveaux (B) présente une façade principale en élévation sud-ouest, enduite, donnant sur une cour privée la séparant du bâtiment C, et notamment percée de deux fenêtres à chaque étage carré, et d’une fenêtre au dernier étage sous combles. L’élévation donnant sur rue est habillée du même bardage que la maison A, et comprend une porte d’entrée et deux fenêtres au premier et au deuxième étage. Sa toiture est couverte de tuiles creuses.£Le bâtiment C comprend une maison d’habitation au nord, prolongée au sud et longeant la route par un ancien logement ouvrier, ce qui forme une sorte de cour abritée bordée à l’est d’une extension en appentis. Chacune de ces deux parties principale est couverte d’une toiture à deux pans. La façade donnant sur rue est percée de six baies alignées, dont cinq fenêtres et une porte originellement accessible par un escalier qui a été supprimé, rendant cet accès impossible. La toiture de la maison est en tôle de fibro-ciment ; celle du logement ouvrier initial est en tuiles creuses.£Le bâtiment D, de plan rectangulaire, comprend deux portes de garage métalliques en élévation sud-ouest donnant sur rue. Ses murs extérieurs sont en béton. La toiture, à deux pans, est couverte de tuiles mécaniques. Les pignons sont habillés ou constitués d’un essentage de planches de bois.

  • Murs
    • enduit
    • essentage de matériau synthétique
  • Toits
    ciment amiante en couverture, tuile creuse, tuile mécanique
  • Plans
    plan allongé, plan rectangulaire régulier
  • Étages
    rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Prises d'eau pour établissements industriels. Ruisseau du Touyre : Lavelanet, Jean-Baptiste Mas, une fabrique de draps (plans).Plan dessiné

    AD Ariège : 7S485

Documents d'archives

  • Plan minute de la commune de Lavelanet (section C) Plan imprimé

    AD Ariège : 281W183
  • Archives départementales de l'Ariège : série 54W359 à 375 (matrices cadastrales après rénovation).

    AD Ariège : série 54W359 à 375

Bibliographie

  • Recherches menées par l'Association des Amis du Musée du Textile et du Peigne en Corne (AMTPC)

Documents multimédia

  • Reportage télévisé INA : 26 juillet 1996.

Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2020
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