Dossier d’œuvre architecture IA09010103 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
tissage de laine Cazamea-Michau, puis Dès
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Bélesta
  • Adresse avenue de Fontestorbes
  • Cadastre 2018 AE01 58 à 60
  • Dénominations
    tissage
  • Précision dénomination
    tissage de laine
  • Appellations
    dit tissage Cazamea-Michau, puis Dès
  • Destinations
    entreprise artisanale

L'usine de tissage de laine a été exploitée par Paul Cazamea et Laurent Michau ; au début des années 1960, elle est présentée comme une SARL, « fabrique de draperies lainages spécialité de tweed ». A cette époque, elle constitue l'un des quatre sites textiles exploité de façon simultanée par la famille Michau à Bélesta, avec les deux filatures de la route de Fontestorbes (IA09010003 et IA09010104) et le retordage de la route de Foix (IA09010124). En 1969, elle est présentée comme fabricant des tweeds et lainages haute fantaisie. Les bâtiments actuels sont édifiés à partir de 1970, notamment à l'emplacement d'une maison d'habitation, propriétaire du voyageur de commerce Pierre Nadal. L'architecte des ateliers est Henri Demay. A partir de 1974 ou 1975, l'usine est exploitée par Paul Cazaméa seul, associé à son épouse, mais continue de collaborer avec le filateur Michau. L'entreprisse travaille avec M. Floquet, représentant à Paris. L'usine produit dans les années 1970 des draperies laine et polyester, flanelles, soie de façon plus limitée. Par la suite, Dès devient propriétaire (sociétés « Filin » et « Filpret »), et constitue l'ultime industriel textile actif sur le site. Le bâtiment est ensuite occupé par différentes activités commerciales et artisanales.

Usine de plan rectangulaire, située entre la route départementale 9 au sud, et l'Hers au nord. Les bâtiments sont de plain-pied, les murs extérieurs enduits.

La façade principale, en pignon, se trouve en élévation sud donnant sur la rue. Elle est percée de deux portes de garage alignées sous le faîte, et d'un alignement de quatre fenêtres de deux vantaux chacune, à droite des portes. La partie haute du pignon est habillée d'un bardage de tôle métallique. L'élévation est, donnant sur la parcelle voisine en jardin, est percée de plusieurs fenêtres simples. La toiture est à deux pans, couverte de tôles de fibrociment.

En élévation sud, mitoyenne et en alignement de l'élévation ouest, se trouve une extension approximativement rectangulaire à usage de bureau, couverte d'une toiture à deux pans en tôle de fibrociment. Elle s'avance sur la rue en deux ressauts successifs (chacun sous un pan du toit). La première avancée est habillée en élévation sud d'un pan de mur surélevé, au rebord sommital oblique prolongeant la pente du toit du deuxième ressaut, constitué d'une maçonnerie de pierres taillées de manière géométrique (rectangles verticaux et horizontaux), percé de deux fenêtres. Sur son élévation orientale s'ouvrent trois fenêtres (deux grandes encadrant une petite), surplombée d'un avant-toit arborant un habillage de tôle métallique. La deuxième avancée est percée d'une double porte vitrée à l'est (accessible par une marche d'escalier en maçonnerie), d'une fenêtre au sud ; le haut du mur est bardé de tôle métallique.

Le soubassement des façades donnant sur la rue est traité en frise de pierres de taille, reprenant l'appareillage géométrique précédemment évoqué.

  • Toits
    ciment amiante en couverture
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    bon état, établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1975

    Mairie de Lavelanet : non coté

Bibliographie

  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1972

    Mairie de Lavelanet : non coté
  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1973

    Mairie de Lavelanet : non coté
Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares