Dossier d’œuvre architecture IA09010101 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
usines textiles Caussou, puis Chanche-Fauché et Jammes-Sarda, dites usines de l'Entounadou
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Dreuilhe
  • Lieu-dit Saint-Pierre-L'entonnoir
  • Cadastre 1838 B 17  ; 1935 B 256, 259, 261, 263 et 266  ; 1981 B 256, 263, 480 et 482  ; 2020 B 256, 263, 480 et 482 2020 B 256, 263, 480 et 482
  • Dénominations
    filature, moulin à foulon
  • Appellations
    usines Caussou, puis Chanche-Fauché et Jammes-Sarda, dites usines de l'Entounadou

A l'instar de nombreux terrains de la commune de Dreuilhe, le site est une propriété Caussou, occupé à partir de 1896 par une filature (partie B) et une foulerie (A), dont le fonctionnement est permis par la dérivation à travers la plaine de Rébiroles du canal de fuite des autres usines que Caussou possède en amont (IA09010102). La filature est partiellement démolie dans les années 1910, puis reconstruite est reprise par les associés Victor Chanche et Fauché en 1926. Le 31 décembre 1916 (enregistré le 2 janvier 1917), Victor Eugène Chanche, directeur d'usine à Dreuilhe, et Marius Fauché, industriel de Lavelanet, avaient formé entre eux une société en nom collectif ayant comme objet l'exploitation de la filature de laine et coton dite « de St-Pierre », établie à l'Entounadou. M. Chanche est alors présenté comme locataire suivant bail établi à Lavelanet en 1911. La société est fondée pour 10 ans, disposant d'un capital de 24 000 francs, déjà versé pour l'achat de matériel de filature. Chanche est seul directeur, et loge à côté. On comprend que l'usine, le logement, les granges et le jardin sont loués à Caussou. Sont à la charge de la société : loyer de l'usine, des logements ouvriers et dépendances, du logement de Chanche, leur entretien, le salaire des ouvriers, la patente, les primes d'assurance incendie et accidents. Chanche et Fauché sont encore présentés comme exploitants de la filature de laine dans les années 1920 à 1930. Ils investissent aussi la maison d'habitation (C), construite au sud du site. Au niveau de la filature (B), Edmond Jammes utilise le bâti comme garage de 1939 à 1974, et avec son associé Louis Sarda, exploite un atelier d'effilochage dans une partie du site, probablement située entre la filature Chanche et Fauché et la maison (C). Les sociétés cessent de fonctionner à une date inconnue. Le foulon (A) et le logement qui lui est attaché sont transmis à Jean Vidal Pidoux en 1931. Le foulon sert un temps d'atelier d'outillage pour les foulonniers Castel (IA09010129) et Marie Grauby, avant abandon en 1962. En 1965, la société textile de Constant Fonquernie, établie un peu plus en amont (IA09010083) reprend la parcelle comprenant toujours foulon et logement, ainsi que des terrains autour. Le bâtiment est ensuite désaffecté, en ruine à partir des années 1980. De l'autre côté de la route, les Caussou avaient fait établir une écurie (D), reprise par Chanche et Fauché en 1926. Ces derniers l'exploitent en tant que remise, avant d'abandonner le bâtiment, en ruine dès les années 1970.

L'effilochage d'Edmond Jammes emploie deux personnes à la fin des années 1950. Les usines de l'Entounadou sont touchées en 1903 par la grève des ouvriers fileurs de Lavelanet et Laroque, demandant des augmentations de salaire (présence de 15 ouvriers de l'Entounadou lors du mouvement du 26 janvier, avant reprise du travail le 31).

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Principale : 2e quart 20e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1896, date portée
    • 1926, daté par source
    • 1936, daté par source
    • 1965, daté par source

Le site comprend plusieurs bâtiments en bordure de route. Au nord, l'ancienne foulerie (A) comprend un bâtiment au plan en L, dont la branche principale est au nord, perpendiculaire à la route, et la branche secondaire dans le prolongement au sud, formant deux travées. L'édifice se développe sur deux niveaux. La toiture est à deux pans, sur chacune des deux ailes du bâtiment (pignons sur route). La couverture a disparu, et le bâtiment est en voie de dégradation. L'édifice est en moellons grossiers dont l'enduit disparaît progressivement. Dans la travée nord, l'élévation ouest donnant sur la route présente une porte de garage dont l'encadrement (piédroit gauche) comprend quelques pierres de taille soignées. Une porte à droite de ce portail, et deux fenêtres à l'étage sont murées de parpaings de béton. La seconde travée présente un aspect similaire avec sur la façade donnant sur rue, deux portes murées au rez-de-chaussée (arcs surbaissés avec claveaux sommaires en moellons alignés) et deux fenêtres murées à l'étage. Le bâtiment de filature-effilochage (B) est mitoyen au sud : remanié après la première période d'activité, il consiste un édifice en moellons de pierre, de plain-pied, dont l'axe principal est parallèle à la route, surmonté d'une toiture à deux pans dont la couverture mêle tuiles mécaniques (partie nord) et tôles de fibrociment. Les ouvertures donnant sur la route en élévation ouest sont murées par des parpaings de béton et des briques creuse. La maison (C) est mitoyenne au sud, avec pignon sur rue. En face, l'ancienne écurie (D) présente encore des pans de murs mais le bâti est très dégradé et envahi par la végétation. De plan rectangulaire, de plain-pied, l'édifice est parallèle à la route (toiture à deux pans avec pignons au nord et au sud).

  • Murs
    • pierre
    • béton
    • brique creuse
  • Toits
    tuile mécanique, ciment amiante en couverture
  • Plans
    plan régulier en L
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Archives départementales de l'Ariège : 281W121 (plans minutes)

    AD Ariège : 281W121

Documents d'archives

  • AD Ariège, côte 7 S 435 (plan des industries du Touyre, 1895.

    AD Ariège : 7 S 435
  • AD Ariège, côte 7S472 (plan des usines 1832-1851), 7S473 (plan des usines 1896-1902),

    AD Ariège : 7S472-473
  • Archives départementales de l'Ariège : 54W230 (matrices cadastrales après rénovation)

    AD Ariège : 54W230
  • Archives départementales de l'Ariège : 6u855 (statuts),

    AD Ariège : 6U855
  • Archives départementales de l'Ariège : 15m42 (grèves)

    AD Ariège : 15m42
  • Données orales mairie de Dreuilhe (J. Carol, mai 2018).

Bibliographie

  • Recherches menées par l'Association des Amis du Musée du Textile et du Peigne en Corne (AMTPC)

Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares