Dossier d’œuvre architecture IA09010090 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
maison de l'industriel Mas
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Lavelanet
  • Adresse 41b, 43 rue Jean-Jaurès
  • Cadastre 1906 C962, 963  ; 1945 C1655, 1656  ; 2018 C04 1655, 6902, 6903

La maison constitue l'ancienne habitation et le siège social des établissements Joseph Mas. Né le 24 juillet 1881 à Lavelanet, Joseph Mas est l'héritier d'une manufacture textile qu'il dirige par la suite. A la retraite, il part résider à Nice mais continue de s'investir pour sa commune natale, notamment en finançant une partie de la nouvelle maison de retraite, construite à l'emplacement du vieux château de Lavelanet, et une partie de l'acquisition de l'ancien château Bastide, dit des Aulnaies, lorsque la municipalité y installe l'hôtel de ville en 1968. Mort le 10 décembre 1969, Joseph Mas a été inhumé à Lavelanet. Un square de la ville porte son nom.

La maison est vraisemblablement construite en 1906 par Paul Baptiste Mas, représentant de commerce. Elle est fortement remaniée dans les années 1920 pour accueillir le magasin des draperies Mas (extension en béton constituant la partie gauche de la façade en élévation sur rue, construite vers 1921). Elle est ensuite connue sous le nom de maison Mico, du nom de son propriétaire suivant. En ce qui concerne la société Mas, on sait que le 7 avril 1931, comparaissent le négociant Joseph Mas (domicilié dans ladite maison du n°43), son épouse Jeanne Pages, le négociant François Escolier et l'épouse de ce dernier, Renée Mas. Ensemble, ils décident de former une SARL visant à l'exploitation d'un fonds de commerce de draperie et tissus, dite « Ets J. Mas Fils et Cie », pour 50 ans à compter du 1er avril 1931. Les époux Mas apportent le fonds de commerce qu'ils exploitent déjà au 43 avenue Jean Jaurès ; l'immeuble commercial correspondant, ainsi que des marchandises, pour un total de 300 000 francs. F. Escolier et son épouse apportent 300 000 francs. Soit 600 000 francs au total. Joseph Mas est seul gérant. L'inventaire du fonds de commerce de 1931 fait état de tissus peignés et cardés, soie, tissus pour pardessus et manteaux, draps de Roubaix peignés fins

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1906, date portée
    • 1921, daté par source

Bâtiment de plan rectangulaire, comprenant deux maisons mitoyennes par leurs pignons et réunies, sur un rez-de-chaussée et un étage carré. Toutes deux présentent une façade principale en élévation nord-ouest, donnant sur rue (route départementale 117). Leurs murs sont crépis. Le pignon sud-ouest de la maison en parcelle C6902 est visible, présentant un mur en moellons de pierre maçonnés.

La maison en parcelle C6902 présente une façade principale ordonnancée : au rez-de-chaussée, la façade est entièrement vitrée, divisée en trois baies distinctes dont la centrale comprend une porte. Les vitres sont surmontées d'un bardage métallique courant sur toute la longueur de façade. A son extrémité gauche s'ouvre une autre porte d'accès, vitrée et ornée d'une ferronnerie, en retrait. Sur toute la longueur file une marche carrelée. L'étage est souligné par un double bandeau saillant, interrompu au centre, aligné sur la porte vitrée, par un balcon. Ce dernier, soutenu par deux corbeaux sculptés et protégé par un garde-corps en ferronnerie, devance une porte-fenêtre, encadrée de quatre fenêtres, deux de part et d'autre. Les ouvertures de l'étage ont des encadrements en pierre légèrement saillants, avec clés apparentes et garde-corps en ferronnerie.

La façade de la maison en parcelle C1655 s'inscrit en partie dans cette continuité. Au rez-de-chaussée, la façade est percée d'une vitrine carrée, encadrée à droite d'une maçonnerie apparente en briques pleines posées en panneresses, et à gauche d'une porte d'accès avec imposte vitrée, en retrait, le tout étant surmonté d'un bardage de tôle métallique. Une marche carrelée de mosaïque noire devance la vitrine. A gauche de la porte, s'ouvre une porte de garage, qu'encadrent deux panneaux de mosaïque noire. L'étage est percé, de la gauche vers la droite, d'une fenêtre carrée large et d'une fenêtre simple, soulignées d'un bandeau saillant, et de deux fenêtres étroites en bow-window véritable (en arc). La base et l'avant-toit de ce dernier sont moulurés. Les fenêtres sont jointes par un appui saillant unique. Les ouvertures de l'étage ont des garde-corps semblables à ceux de la maison en C6902.

La toiture, à deux pans, est couverte de tuiles.

  • Murs
    • crépi
  • Toits
    tuile
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    bon état
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de l'Ariège : 3P2010 à 2022 (matrices cadastrales avant rénovation),

    AD Ariège : 3P2010 à 2022
  • Archives départementales de l'Ariège : série 54W359 à 375 (matrices cadastrales après rénovation).

    AD Ariège : série 54W359 à 375
  • Archives départementales de l'Ariège : 6u875 (statuts).

    AD Ariège : 6u875

Bibliographie

  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1972

    Mairie de Lavelanet : non coté
  • Roger LATOUR, "Lavelanet d'un siècle à l'autre"

  • Pierre CATHALA, "Avant l'oubli-Lavelanet 1900" éditions Latour, 2013.

Périodiques

  • revue Lavelanet et le pays d'Olmes, 1969

    AM Lavelanet : non coté
Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares