Dossier d’œuvre architecture IA09010087 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
tissage de laine René Calvet, puis Solapret, dit usine du Stade
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Pays des Pyrénées cathares

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Lavelanet
  • Lieu-dit Peyreguil
  • Adresse 31 rue Jacquard
  • Cadastre 2018 C05 6039, 7750 à 7754
  • Dénominations
    tissage
  • Précision dénomination
    tissage de laine
  • Appellations
    tissage René Calvet, puis Solapret, dit usine du Stade
  • Autres parties constituantes
    château d'eau, transformateur

René Calvet met en place un tissage intégré : son usine est l'une des rares du territoire à disposer d'une unité de lavage de la laine, permettant à la laine achetée « en suint », directement tondue du mouton, d'être épurée sur place dans une machine de type Léviathan. En 1971, René Calvet décède. Le règlement d'importants droits de succession fragilise la transition : la gérance est assurée par le fils, Jean-Claude Calvet, qui achète en leasing de nouveaux matériels, et engage dès 1972 le travail de tissage à façon de manière majoritaire, au détriment de la création. Le tissage est donc délaissé temporairement. J.-C. Calvet est épaulé à partir de 1976 par sa soeur, Mme de Rochette, qui le supplée dans la gérance. En 1978, la société Calvet recrée un stock matières, et financée par des fonds familiaux, relance les créations propres, l'unité de filature et modernise le processus de fabrication et la gestion administrative et financière, mais de nouvelles difficultés apparaissent, obligeant à une réduction du volume produit et des effectifs. En 1980, la SARL Calvet jeune fabrique des tissus lourds de laine cardée destinés à la confection de manteaux d'hiver pour femmes et enfants, et de manière générale des tissus standard pour grande diffusion, de teintes unies. A cette date, les trois productions majoritaires sont du tissu « shetland » en matières croisées laine-polyester, à base de laine néo-zélandaise, du tissu « tweed » tissé à partir de laine galloise et polyester, et du tissu haut-de-gamme en poil de chameau pur. C'est à cette époque que l'entreprise abandonne les tissages en pur laine, trop coûteux. Les principaux clients sont les grossistes parisiens (Cantex, Dormeuil, Barbier) ou roubaisien (Derville), et les confectionneurs de Paris (Dity, Rosa-Gouz, CED, Dubarry, Berneman, Bourstin) ou de la moitié nord de la France (JCB, Lener Cordier, Cléry, Lamidon, Camus et Duhayon). Les fournisseurs en laine britannique et néo-zélandaise sont Segard ou Alma (Tourcoing), et le suisse Louis Buet (et Wotex pour le chameau), le britannique Waxman et le lavelanétien Jaumejoan pour les matières synthétiques. L'entreprise crée alors ses propres mélanges et coloris, conçoit son fil (dispose de deux cardes automatiques et de continus à filer et renvideurs) et réalise à la fois le tissage et la teinture. Les apprêts sont cependant réalisés en sous-traitance. L'usine est ensuite reprise par Michel Thierry, qui y installe une unité d'apprêts et finitions, dirigée par Marcel Pouzenc, industriel de Castres. Dans les années 1990, Michel Thierry s'allie au tarnais Carreman : la société Carreman-Michel Thierry devient la branche habillement du groupe Thierry. En pays d'Olmes, trois usines fonctionnent pour ce groupement : La Ruche à Villeneuve-d'Olmes (IA09010028), celui de la Fonde dans la même commune (IA09002835) et l'usine du Stade à Lavelanet. L'usine fonctionne ainsi jusqu'à la fin des années 2000. Dans le courant des années 2010, le bâtiment est scindé en trois entités indépendantes, accueillant diverses activités industrielles et artisanales.

A la fin des années 1950, le tissage René Calvet emploie 37 personnes. En 1979, la société de teintures et apprêts Solaprêt compte 55 employés, puis 32 salariés en 1980, 32 salariés (dont 26 ouvriers) en 1982, 25 en 1983, et 30 en 1984.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1937, date portée

L’usine se décompose en plusieurs bâtiments accolés, tous sur un niveau unique au sol. Elle s’inscrit dans un plan rectangulaire. A l’ouest, donnant sur rue, deux travées d’atelier principales, à la toiture à deux pans brisés ; la toiture est en tuiles mécaniques reposant sur une charpente métallique. Elles sont entourées de petits édifices annexes, mitoyens, dont un ancien transformateur électrique reconverti en local administratif et un château d’eau, tous deux donnant sur rue. Suivant le même axe en prolongement, à l’est, un corps de bâtiment comprenant six rangées de sheds (toiture de tuiles mécaniques), et une travée à deux pans en élévation nord (toiture de tôles de fibro-ciment), complètent le site.£L’élévation ouest donnant sur rue arbore les lettres peintres “Usine du Stade” et “Michel Thierry”.

  • Toits
    tuile mécanique, verre en couverture, ciment amiante en couverture
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
  • État de conservation
    bon état
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Archives départementales de l'Ariège : série 54W359 à 375 (matrices cadastrales après rénovation).

    AD Ariège : série 54W359 à 375
  • Archives départementales de l'Ariège 446W164 (dossier économique Ets Fonquernie, 1979-1980),

    AD Ariège : 446W164
  • Archives départementales de l'Ariège : 705W114 (effectifs des entreprises textiles du pays d'Olmes, années 1950).

    Effectifs des entreprises textiles du pays d'Olmes, 1983-1984 (doc. R. Librero).

    AD Ariège : 705W114

Bibliographie

  • Revue Lavelanet et le pays d'Olmes, années 1962 à 1978

    AM Lavelanet : non coté
Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Pays des Pyrénées cathares