Ce tableau rapporte la Nativité de la Vierge, scène empruntée aux évangiles apocryphes ne figurant pas dans la Bible et qui revêt ici l’aspect d’une scène d’intérieur domestique totalement dépourvue de symboles religieux. Cette oeuvre plus vraisemblablement exécutée au 19e siècle est la copie fidèle d’une eau-forte exécutée par le peintre italien Carlo Maratta (Rome 1625-1713). La présence de l'homme barbu au second plan, peut-être Joachim ? est la seule liberté prise par le peintre du tableau de l’église Notre-Dame-des-Tables.
De nombreux éléments rapprochent la composition de Carlo Maratta de l’oeuvre magistrale du célèbre tableau d'Annibal Carrache (1560-1609), conservé au musée du Louvre (INV.190). Tableau en tous points comparable conservé dans l’église de Robion (Vaucluse).