Exécutée en 1634, cette oeuvre est reconnue comme étant l’un des plus beaux tableaux de Crucifixion de la peinture française de cette époque comparable aux oeuvres de Nicolas Tournier (1590-1639) et de Simon Vouet (1590-1649). Elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1911.
L’attribution au peintre Guy François est indubitable bien que le tableau comporte, en bas à droite une signature partiellement repeinte et complétée : GUIDO RENI ANICIENSIS INVENIT ET FACIEBBAT. Un repeint ancien lors d’une restauration est la cause de cette signature erronée, Guy François signant habituellement ses oeuvres : Guido Franciscus Aniciensis.
La date de 1634 fut perçue au début du XXe siècle et elle n’est aujourd’hui plus lisible sur l’oeuvre. C’est en 1634 qu’a lieu la bénédiction de la première chapelle du collège des Jésuites de Montpellier et il est donc vraisemblable que cette peinture ait été commandée comme tableau du maître-autel au même moment.
Guy François a plusieurs fois travaillé pour les Jésuites, d'abord au Puy (1619-1622), puis à Cahors (1623).