Grâce aux archives paroissiales, on apprend beaucoup plus qu'à l'observation.
D’abord, il apparaît qu'en 1853 l'église est encore simplement vitrée.
En juillet 1859, deux vitraux de saint Isidore archevêque et de saint Jérôme ont été mis dans le sanctuaire, pour 260 francs, mais l'auteur est inconnu.
Du 27 février 1860, date un paiement de 200 francs à "Mr Lagays de Montpellier pour les deux vitrages peints qu'il a placés dans la nef de l'église ».
Et puis, le 22 juillet 1861, 150 francs sont payés à Mr Brunet de Montpellier "pour le vitrail qu'il a posé dans l'église, pour la pose et la restauration d'un autre vitrail ». Le carton du vitrail qu'il a créé pour Soubès est nommé saint Grégoire, à l'église Sainte-Anne de Montpellier en 1869. Ces derniers vitraux de Sainte-Anne semble être les derniers de Brunet, qui passe la main à Pagès.
Le 12 juillet 1864, 350 francs sont payés à M. Brunet pour deux vitraux qu'il a fait placer l'un à la Vierge, l'autre à saint Roch, ce qui correspond aux baies 3 et 4 représentant effectivement la Vierge à l'Enfant et saint Roch (n°4).
Une verrière de l’église paroissiale d’Argelliers porte la signature « HTE DE LAGAYE PEINTRE SUR VERRE A MONTPELLIER 1857». Nous ne trouvons donc ici que la seconde mention connue dans l’Hérault du travail de ce verrier dont l’activité semble avoir été éphémère à Montpellier. Parce qu’il a déménagé. A partir de 1870, un verrier signant Ch. H. Lagaye, demeure à Condat par Saint Avit en Puy-de-Dôme, aujourd’hui Condat-en-Combraille; ses œuvres ont été inventoriées en Corrèze et en Creuse.
En ce qui concerne Fulcrand Brunet, il a eu un atelier à Montpellier entre 1857 et 1871.
Ce maître-verrier ouvre son atelier à Montpellier en 1857