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Dossier non géolocalisé
Le buste reliquaire de Fanjeaux a été très remanié. L'identité du personnage représenté pose problème. C'est ce que signale Charlotte Riou (op. cit. p. 230). Si celle du laboureur saint Gauderic ne peut correspondre ni à la tonsure ni à la mitre, celle de Louis d'Anjou, frère mineur et évêque de Toulouse, canonisé en 1317 est possible, cependant il est en général figuré en jeune homme imberbe.
Un inventaire du trésor de Fanjeaux rédigé en 1573 fait mention d'une châsse en argent de saint Blaise (évêque arménien martyrisé en 316). Il semble que cela soit la meilleure identification possible. Pourtant la tradition locale, attribue depuis plusieurs génération ce buste reliquaire à saint Louis d'Anjou, d'autant qu'une relique visible à travers la monstrance est accompagnée du texte S Ludovicus épiscopus.
L'objet a clairement fait l'objet d'un remontage à une époque indéterminée. La tête et la chape sont d'origine différente. Quoiqu'il en soit, le reliquaire s'inscrit dans la production méridionale et le visage large avec son haut front, cerné d'une chevelure abondante traitée en gros rouleaux, le rapproche des productions toulousaines des années 1330-1340.
Le poinçon de Toulouse est insculpté deux fois : sur la face de l'amict et au revers de la chape, juste au-dessus du poinçon de maître PB. Selon Thuile, il s'agit de Pierre Boucaut, originaire de Trèves et documenté à Toulouse à partir de 1383.
Buste reliquaire en argent. Décor en relief dans la masse, décor rapporté.
En partie basse, sur un décor poinçonné, présence d'éléments en relief lisses et dorés. L'amict semble rapporté. Il est constitué d'une plaque d'argent sur laquelle sont fixés divers éléments : plaques en argent en losange avec décor gravé et éléments végétaux sertis de pierres précieuses
Le buste-reliquaire est visiblement le fruit d'un remontage. La tête et la chape n'ont pas la même origine. La mitre s'adapte mal à la tête et les deux extrémités de l'amict se chevauchent anormalement.
h = 43 cm ; la = 33 cm ; pr. = 18 cm
Le poinçon de Toulouse est insculpté deux fois, sur la face de l'amict et au revers de la chape, juste au-dessus du poinçon de maître PB
oeuvre restaurée par Frédérique Nicot en 2020
Savès (Georges), Trésor d'orfèvrerie méridionale du XIVe siècle, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. 36, 1971, p. 24 à 54.
Riou (Charlotte), de Chancel-Bardelot (Béatrice), Toulouse 1300-1400, catalogue d'exposition Musée de Cluny, Musée des Augustins, 2022, 319 p.
Thuile (Jean), L'orfèvrerie du Languedoc, Généralités de Montpellier et de Toulouse. Répertoire des orfèvres. Paris : Théo & Florence Schmied, 1964, 1969.
Dupont (Jacques), Taralon (Jean), Les trésors des églises de France, catalogue d'expositions, musée des Arts décoratifs, 1965.
Mémoires d'orfèvres, l'orfèvrerie classée Monument historique des églises du Languedoc-Roussillon. Paris : Somogy éditions d'art, 2011, 350 p.
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