Dossier d’œuvre architecture IA82119344 | Réalisé par
  • opération ponctuelle
maison
Œuvre étudiée
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Midi-Quercy
  • Commune Caussade
  • Adresse 41 rue Léonce Granié , 10 place Notre-Dame
  • Cadastre 1830 E 706  ; 2015 AT 270, 275

La demeure est située dans le coeur historique de Caussade. Elle borde les anciens fossés (boulevard Léonce Granié) de la seconde enceinte médiévale. Peu de vestiges médiévaux ont toutefois été repérés hormis quelques pans de maçonneries en brique cuite en intérieur et le probable départ d’un arc de baie géminée à l’étage, sur la façade ouest côté boulevard. Au même niveau, une belle croisée en pierre de la fin du 15e ou du début du 16e siècle a été redécouverte lors des travaux de 2020. Au 17e siècle, l'édifice est aménagé en une vaste demeure comme Caussade en conserve certaines de grande qualité aux 17e et 18e siècles. D'après le plan des fossés de 1777, la maison appartient à cette époque à M. Moret. Il est alors l'un des consuls de la ville avec M. Fabre et M. Pujol.£L’intérieur conserve un très bel escalier d'honneur en pierre avec des balustres de bois pouvant dater du 17e siècle. En 2019, certains hauts plafonds à la française datant du 17e ou du 18e siècle sont encore en place au rez-de-chaussée surélevé et à l’étage ainsi que deux cheminées plus tardives, aux manteaux de marbre de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Ces derniers ont disparu lors des travaux de 2020.£Les plans de 1788 et de 1830 indiquent une seule et vaste parcelle (n° 276 en 1788 et n°706 en 1830) qui a été divisée en trois parcelles mitoyennes (n°269, 270 et 275) au cours du 20e siècle. En 1830, la maison appartient à Louis Delpech Saint-Maurice et elle compte 13 ouvertures imposables, ce qui est considérable. Plusieurs propriétaires se succèdent au 19e siècle : Ferdinand Delpech puis Ludovic Delpech en 1890 qui est aussi propriétaire du 19, rue Villebourbon à Montauban. Sa maison à Caussade compte à la fin du 19e siècle, 18 ouvertures. En 1913, Vincent Delpech, négociant à Saint-Maurice (Seine) en devient le propriétaire puis Jean et Antoine Séguy, marchands de bestiaux à Réalville et enfin à partir de 1927, Léon Courcières (gendre Mouisset), industriel. Dans les années 1930, la maison semble encore être un ensemble et compte toujours 18 fenêtres.£L'édifice connait d'importants travaux en 2019-2020 dirigés par l’architecte Luis Gonzalès. Quatre logements locatifs à loyers maîtrisés y ont été aménagés. Le hall et l’escalier ont été habilement restaurés ainsi que la croisée sur l’élévation ouest, de nouveau visible aux yeux de tous.

  • Période(s)
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle
    • Secondaire : limite 15e siècle 16e siècle
    • Secondaire : 1er quart 21e siècle

La demeure compte un étage de soubassement accessible depuis le boulevard Léonce Granié à l’ouest, un rez-de-chaussée surélevé qui donne sur la place Notre-Dame, à l’est et un étage. Elle est essentiellement construite en brique cuite mais présente toutefois des parties en moellon de calcaire sur la façade ouest. L’entrée s’effectue côté cour (place Notre-Dame) par une porte située dans l’alignement du portail.£La porte ouvre sur un très bel escalier en pierre avec un arc rampant en pierre du 17e siècle. Les poteaux, les balustres et la main courante semblent être en chêne. Les balustres sculptés en bois sont d'une facture remarquable. Il s'agit de balustres carrés adroitement déclinés et ajustés en fonction de la pente de la rampe. En effet, les balustres créent l’effet d’une anamorphose parfaitement maîtrisée par le menuisier de l’époque. Tous les éléments assemblés à tenons et mortaises et chevillés semblent d'origine mise à part le poteau de départ qui a été remplacé.£Le départ de l’escalier présente un sol constitué d'un dallage de pierre noire et blanche, ce qui est inédit à Caussade (généralement il s'agit de pavements en terre cuite peinte). Quelques carreaux ont tout de même été remplacés par de la terre cuite au fil du temps. La pierre noire semble être une pierre volcanique.£La croisée en pierre a été remise au jour lors des travaux en 2020 alors qu’elle se trouvait dans un très mauvais état. Elle est finement sculptée. L’encadrement, le meneau la traverse sont moulurés d’un tore encadré de cavets. Les tores se croisent sur le linteau et aux deux extrémités de la traverse. Les piédroits ont des bases prismatiques. L’appui et la partie basse du meneau (disparus) ont été reconstitués en 2020.

  • Murs
    • brique
    • enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier de distribution : escalier tournant à retours en maçonnerie

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G
  • NOTB_S AD de Tarn-et-Garonne : Plan cadastral de 1830, 3 P 2339_13 ; Etat des sections, 1830, 3 P 495 ; Matrice, folio n° 511, 1833, 3 P 497 ; Matrice, 1882, folio n° 369, 3 P 505.£; Matrice, 1911, folio n° 368, 3 P 507.£AM de Caussade : plan de 1788, non coté. Plan des fossés de 1777, non coté.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD82_MIDIQUERCY
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2019, 2020