• opération ponctuelle
maison
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Midi-Quercy
  • Commune Caussade
  • Adresse 5 avenue Docteur Olive
  • Cadastre 1830 E 220, 680 ; 2015 AT 35

La maison qui borde l’ancienne route royale Paris-Toulouse a vraisemblablement été édifiée durant la seconde moitié du 18e siècle. Certains éléments architecturaux comme la composition des façades, la porte d’entrée à chambranle à crossettes et menuiserie de style Louis XV, le pavement octogonal en terre cuite et cabochons ou encore la structure d’une partie de la cave (niveau de soubassement) militent en faveur de cette datation. Une campagne de remise au goût du jour a toutefois été réalisée au cours du 19e siècle et quelques modifications au 20e siècle (cuisine, dépose de décors en plâtre du couloir, et d'une cheminée à l'étage, cloisonnement de la cave et ajout IPN, etc).£En 1833 (matrice cadastrale), la maison appartient à Jean Limayrac (1786-1848) « docteur médecin » et maire de Caussade de 1826 à 1831. Elle aurait appartenu, avant la Révolution, à la famille de son épouse Marie Poujade (Lenglet 2017).£Entre 1864 et 1866, elle est propriété de Maffre Capin fils cadet, tanneur à Caussade. Sa tannerie est alors située à l’arrière de la maison (à l’ouest), parcelle E 223 du plan 1830, en bords de Lère (3 P 497, matrice de 1833).£Puis la maison redevient propriété de la famille Limayrac, de Pierre Paulin Philogène Limayrac (1816-1868), illustre homme de Lettres à Paris, fils de Jean Limayrac. Pierre Paulin est vraisemblablement le commanditaire de certains travaux comme le laisse supposer les initiales entrelacées au centre d’une étoile du parquet marqueté à l’étage ou encore le monogramme « P.L » (aujourd’hui déposé) qui avait été rapporté dans la ferronnerie de l’imposte de la porte principale.£L’édifice restera propriété de la famille Limayrac, de Jean Jules, fils de Paulin (3 P 505, matrice de 1882) puis de la veuve de Jean Limayrac née Rendu jusque dans les années 1920.£A partir de 1927, c’est l’industriel chapelier Noël Bach (gendre Salesses) qui détient cette maison. Il acquiert aussi une « fabrique à chapeaux » vers 1930/40, située à quelques rues de là, en face de la gare de chemin de fer (3 P 508, matrice de 1911).

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 18e siècle
    • Principale : 19e siècle

La maison est implantée à l’angle de la Lère et de la rue du Dr Olive, ancienne route royale dont le soutènement est encore visible dans la cave. Ce niveau est majoritairement construit en moellon de calcaire tandis que le matériau principal des élévations enduites est en brique cuite. La façade et l’élévation nord (bords de Lère) sont ordonnancées à trois travées pour l’une, et cinq pour l’autre. L’intervalle régulier entre les travées d’ouvertures à arc segmentaire apporte régularité et sobriété aux élévations. La façade soignée est délimitée verticalement par des chaînes d’angle à bossages formant pilastres tandis que des bandeaux séparent horizontalement les niveaux. Le premier étage est marqué par la présence d’un balcon qui court le long de la façade.£La porte d’entrée est mise en exergue par la présence d’un chambranle à crossettes. Au-dessus des vantaux aux motifs chantournés, le jour d’imposte est protégé d’une ferronnerie travaillée au centre de laquelle se trouvaient le monogramme « P.L » (aujourd’hui déposé) de l’un des propriétaires : Paulin Limayrac .£Le rez-de-chaussée est réservé à l’accueil. Un couloir pavé de carreaux octogonaux en terre cuite et cabochons noirs (également présent sur le palier de l’escalier et celui de l’étage) dessert un bureau au plancher en cerisier à gauche et le salon à droite (au nord). Ce couloir, court, mène à un vestibule ouvrant en face sur la salle à manger pourvue d'une cheminée en marbre jaune à consoles. Au sud, un élégant escalier en bois à deux volées en retour, conserve un départ de rampe ouvragé en fonte surmonté d’une boule en verre.£L’étage accueille deux vastes chambres à coucher qui ont la particularité d’avoir des planchers marquetés décorés d’un motif en étoile. Dans l’une des chambres, l’étoile détient en son centre les initiales de Paulin Limayrac. Un simple escalier de service en bois accessible depuis le palier droit de l’escalier principal était réservé aux domestiques logés au dernier niveau de la maison.

  • Murs
    • brique enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Lenglet Catherine, Les Limayrac de Caussade : Jean Limayrac (1786-1848), médecin, maire de Caussade de 1826 à 1831 et ses fils, dont Paulin Limayrac (1816-1868) journaliste, écrivain et auteur de théâtre, préfet du Lot, Bulletin des Amis du Vieux Caussade et de son Pays, n° 51-52, juin 2017, pp. 17-23.
  • NOTB_S AD de Tarn-et-Garonne : Plan cadastral de 1830, 3 P 2339_12. 3 P 495, état des sections, 1830. 3 P 497, 498, 501 matrices de 1833, 3 P 505, matrice de 1882, 3 P 508, matrice de 1911.£AM de Caussade : Plan de 1788, non coté.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVD82_MIDIQUERCY
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Dessin aquarellé, 1866

    A.P. Olivier

Documents figurés

  • Dessin aquarellé

    A.P. Olivier
Date(s) d'enquête : 2021; Date(s) de rédaction : 2021