Dossier d’œuvre architecture IA82118946 | Réalisé par
  • opération ponctuelle
maison dite "maison du docteur Bollon"
Œuvre étudiée
Copyright

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Midi-Quercy
  • Commune Caussade
  • Adresse avenue de la Bénèche
  • Cadastre 2015 BB 141

La maison a été construite ex nihilo au lieu-dit Verdié sur la parcelle (I 504) durant les années 1929/1930. Elle est déclarée dans les matrices cadastrales comme « construction nouvelle » imposable pour l’année 1931 (AD 82, 3 P 507).

Le propriétaire, commanditaire de cette maison est Henri Bollon (1893-1958), directeur de l’office de l’hygiène à Auch. Ce dernier est né le 18 juillet 1893 à Bioule chez ses grands-parents maternels Jean et Marie Vinche au lieu-dit Labouffière. La famille Vinche était également propriétaires de la ferme de Contine à Réalville (IA82119752). Le père d’Henri Bollon, Jacques Eugène Bollon est pasteur à Nègrepelisse à la fin du 19e siècle (AD 82, 6 E 018-20, acte de naissance d’Henri Jules Bollon 1893).

Henri Bollon épouse Marie, Catherine, Elise Gibert le 14 décembre 1920. Il possède une voiture Ford dès 1921 (AD 82, Registre d'immatriculation des véhicules) et réside alors à Réalville. Il travaille à Bourges (tradition orale) puis est directeur de l’Office de l’hygiène à Auch (Gers) lorsque la maison est construite. La parcelle I 504 et les terrains aux alentours au lieu-dit Verdié sont hérités de la famille Gibert (épouse Bollon). Sur l’un d’eux, parcelle I 503, se trouve une ferme qui appartenait à son beau-père Alfred Gibert. Henri Bollon fait aménager le logis de cette ferme pour y installer sa clinique (cf. extrait de plan cadastral 1830). En 1931, le dénombrement de Caussade (AD 82, AC 037) confirme que la famille Bollon : Henri, son épouse Elise (née en 1897), leur fille Henriette (née en 1926) et leur bonne Sylvanie Génibre (née en 1915) vivent à la Bénèche dans leur maison nouvellement construite.

Le maître d’oeuvre de cette maison n’est autre que l’illustre architecte montalbanais Germain Olivier (1869-1942) (Archives du fonds bétons armé Hennebique, dossier 076 Ifa 2253/10). Des courriers, plans : coupes et élévations seront consultables en 2021/2022 lors de la réouverture du Centre d’Archives d’architecture du XXe siècle à Paris.

Lorsqu’il répond à la commande du docteur Bollon, Germain Olivier est architecte en chef des Monuments Historiques, architecte de la ville de Montauban et architecte départemental de Tarn-et-Garonne (de 1928 à 1942). Il a un cabinet à Montauban au 54 rue du Moustier et des antennes à Paris et Hendaye. Il a été largement sollicité à l’étranger et hors de son département pour dessiner, réaliser des palaces, des hôtels, des palais, etc. Mais il a également été un maître d’oeuvre très recherché en Tarn-et-Garonne (églises, écoles, monuments aux morts, etc.) Parmi ses commandes privées, il a également dessiné durant une trentaine d’années entre 1910-1942 des maisons et villas dont la villa Bollon.

Cette dernière peut être comparée à une autre réalisation de l’architecte dessinée quelques années auparavant, en 1924, la « villa Verdier » à Hendaye-plage (AD 82, 11 J Fonds Olivier). Un récapitulatif d’un cahier de comptes de l’architecte (AD 82, 11 J 501, fonds Olivier) liste les artisans et les entreprises qui ont oeuvré pour la construction de la maison, facturée 360450 francs. Le poste de travaux le plus onéreux est l’achat du béton armé Hennebique au concessionnaire Le Guillou (162138 francs) pour réaliser la cage d'escalier, les linteaux, poutres et la terrasse. La charpente est quant à elle fabriquée par l’entreprise caussadaise Delmas (avenue du général Leclerc).

Le portail d’entrée de la maison se situait à l’ouest de la propriété. Il ouvrait sur une allée qui traversait un jardin arboré, fleuri et longeait la maison pour déboucher sur la clinique du docteur Bollon. La maison, propriété de cette famille jusque dans les années 1980, conserve aujourd'hui encore, la majorité de ses dispositions d'origine.

 

  • Murs
    • calcaire moellon
    • béton béton armé
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2020