A la fin du 17e siècle, Caussade accueille des religieux de l'ordre des Récollets chargés d'instruire les garçons pauvres. Provisoirement implantés en 1682, dans la gâche d'Estivenque (au sud de l'église Notre-Dame), ils établissent deux ans plus tard à l'emplacement que l'on connait aujourd'hui, un couvent pour se recueillir, pour instruire mais aussi convertir ceux de la religion Réformée. L'immense enclos est bâti, comme il est d'usage, en périphérie de la vieille ville. Il comprend trois corps de bâtiments organisés en U autour d'une cour. Dans la partie à l'ouest bordant la rue Raymond Duclos (ancienne ruelle des Récollets) se trouve l'église des Récollets. Au milieu du 18e siècle, l'église compte au moins une chapelle dédiée à Saint-François et une autre à Notre-Dame (ADTG, H 170). Les sources anciennes concernant les Récollets de Caussade ont disparu, seules les Archives départementales conservent encore quelques documents. Peu de vestiges en élévation nous sont également parvenus car les bâtiments ont connu de nombreux remaniements aux 19e et 20e siècles. Toutefois, les deux ailes du cloître en brique, les trois arcades en calcaire de l'église, une partie des maçonneries des ailes nord et est font partie du couvent originel. Les constructions semblent s'étaler dans le temps puisque d'après Firmin Galabert et Louis Boscus, elles ne sont achevées qu'en 1769. L'analyse du bâti est difficile tant les éléments stylistiques datants sont rares.£Les religieux enseignent dans leur collège jusqu'à la Révolution. En 1791, le collège ferme et le couvent, l'église, l'avant-cour et le jardin sont vendus 15 800 livres à la municipalité qui converti les constructions en bâtiments publics (Galabert, Boscus, 1908). Au début du 19e siècle, ils servent essentiellement d'école (aile occidentale) et de gendarmerie (aile orientale). Les deux institutions comportent chacune un jardin clôturé. Au milieu du 19e siècle, la gendarmerie comprenant les logements des gendarmes, les écuries, une sellerie, un magasin à fourrage, une cave et un portail sur l'actuelle rue des Récollets (ancien chemin de grande communication n°17 de Caussade à Figeac ou chemin de Caussade à Monteils) nécessitent quelques réparations (ADTG, O 121).£A la fin du 19e siècle, une école catholique et une école protestante occupent manifestement les vastes locaux de l'ancienne gendarmerie (ADTG, O 124) avec chacune leur cour. Les rez-de-chaussée sont destinés aux classes, les étages aux logements des instituteurs. Leurs jardins sont aménagés au sud. Quant à l'immense jardin de l'ancienne gendarmerie, il est destiné à accueillir un marché aux chevaux. La création de ce marché entraine dans les années 1890 d'autres travaux conséquents. La ruelle des Récollets est agrandie, une partie des bâtiments du couvent (notamment l'ancienne église) est démolie et la justice de paix s'y installe (ADTG, O 125). Un corps de garde, une remise pour les pompes à incendie et une salle de conférence sont également construits derrière le chevet de l'ancienne église. La clé de l'arc en plein-cintre de la porte d'entrée sur l'actuelle ruelle des Récollets porte la date "1891" de sa construction. En rez-de-chaussée, le local sert à remiser les voitures et les camions de l'administration communale et l'étage est réservé à une salle pouvant servir aux sociétés musicales de la ville et pour toute réunion ou conférence. Le devis daté du 31 janvier 1890 stipule que "Par suite de la démolition des constructions longeant la rue des Récollets, l'arceau d'une des chapelles sera mis à découvert et formera comme une grande baie dans le mur de l'ancienne église. Le vide de cette ouverture devra être comblé d'urgence par un mur de 0.90 cm maçonné en moellon ordinaire avec mortier de sable et chaux hydraulique" (devis de Hugues Momméja, 31 janvier 1890, ADTG, O 125). Cet arceau ou arcade en arc brisé est encore visible actuellement ainsi que sa voisine.£Au début du 20e siècle, les bâtiments des Récollets abritent une salle de répétitions, un local pour les pompes à incendie, un théâtre, une justice de paix, une école, un poste de police (2 O 1482). Aujourd'hui encore, même si les écoles et le poste de police ont quitté les lieux, cet édifice communal reste multifonctionnel. Les murets qui jadis clôturaient le vaste espace du couvent puis de l'école et de la gendarmerie ont tous disparu. L'esplanade située au sud du cloître, baptisée "le Carré des chapeliers" en 2012, en raison des noms de chapeliers gravés sur le pavement, rappelle l'industrie chapelière florissante de Caussade à la Belle Epoque. L'histoire du couvent est, elle, rappelée par la présence du cloître, des arcades de l'ancienne église, la monumentalité d'origine des trois corps de bâtiments formant un U et aussi par le nom de la rue, "rue des Récollets", qui borde l'aile nord et par la dénomination elle-même de ce vaste édifice public encore nommé : "les Récollets".
- inventaire topographique
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays Midi-Quercy
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Commune
Caussade
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Lieu-dit
ville
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Adresse
rue des Récollets
,
rue Raymond Duclos
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Cadastre
1830 E 300, 302 ;
2013 AS 166 à 171
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Dénominationscouvent
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Genrede récollets
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Autres parties constituantescloître, gendarmerie, école, tribunal, corps de garde, salle de spectacle, bibliothèque
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Période(s)
- Principale : 4e quart 17e siècle
- Principale : 3e quart 18e siècle
- Principale : 2e moitié 19e siècle
- Principale : 1er quart 20e siècle
- Secondaire : limite 20e siècle 21e siècle
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Dates
- 1891, date portée
Les bâtiments ont connu de nombreux remaniements. Les constructions organisées en U autour d'une cour sont essentiellement en moellon de calcaire. Seules les deux ailes du cloître sont en brique. Le cloître est une des rares parties de l'édifice à comporter des éléments de décors aussi modestes soient-ils. En effet, les arcades en plein-cintre sont chanfreinées et entre les piliers, des pilastres avec des impostes animent les passages couverts. A l'extérieur, côté jardin, le sommet des piliers carrés se termine avec de discrets triangles en brique qui rythment l'espace entre chaque arcade. Les maçonneries en moellon de calcaire des trois ailes de l'ancien couvent ont connu de nouveaux percements aux 18e et 19e siècles, et les intérieurs ont été maintes fois remaniés pour s'adapter aux multiples changements de destination de l'édifice. Seul l'escalier droit en pierre situé dans l'aile nord semble faire partie des aménagements d'origine. Dans l'aile occidentale, les grandes arcades brisées en calcaire rappellent l'emplacement de l'ancienne église du couvent d'origine (fin du 17e siècle). Au chevet de l'ancienne église orientée au sud, le bâtiment construit en 1891 servant de corps de garde présente un traitement des ouvertures et une taille de la pierre (boucharde et ciselure) caractéristiques de cette époque.
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Murs
- calcaire
- brique
- moellon
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Toitstuile creuse
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Étages1 étage carré, comble à surcroît
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
- croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G Galabert Firmin, Boscus Louis, La ville de Caussade, ses Vicomtes et ses Barons, G. Forestié, Montauban, 1908, nouvelle édition, Toulouse, 1987.
- NOTB_S A.D. de Tarn-et-Garonne, 3 P 2339_13 : Plan cadastral 1830, section E, 2ème feuille.£H 170, Couvent des Récollets de Caussade, livre de comptes, 1742-1790.£O 121, Devis estimatif des ouvrages à exécuter pour réparer la caserne de gendarmerie, Didier Rey, architecte, 6 aout 1852.£O 124, Lettre de l'inspecteur d'académie au préfet portant sur le dépôt d'immondices établi près des écoles communales de garçons, Plan de Vidaillac, instituteur de Caussade, 31 mai 1883.£O 124, Adjudication des travaux pour la translation de la Justice de Paix, 6 janvier 1884.£O 124, Plans des Récollets, Hugues Mommeja, architecte, 25 aout 1885.£O 124, Adjudication pour la construction des murs de clôture des jardins des écoles, 21 nov 1886.£O 125, Adjudication de l'élargissement de la petite rue des Récollets et de la construction d'un corps de garde, et remise pour les pompes à incendie et autres accessoires et matériels communaux, 26 octobre 1890.£O 125, Devis pour la construction d'un corps de garde, d'une remise pour les pompes à incendie et d'une salle de conférence, Hugues Momméja, agent voyer en retraite, 31 janvier 1890.£2 O 1482, Extrait d'un contre-rendu de délibérations de Conseil municipal, construction d'un poste de police, 24 décembre 1911£Archives Municipales de Caussade, plan n°3 dit du faubourg, 1770.
- APPA
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA
- EPID
- ESSENT
- ETACT
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
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- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
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- TAILLP
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- USER IVD82_MIDIQUERCY
- VALID accessible au grand public
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- VISIB
- VOIR_AUSSI
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Pays Midi-Quercy
- (c) Conseil départemental de Tarn-et-Garonne
- (c) Inventaire général Région Occitanie