La maison occupe une petite parcelle rectangulaire et s'élève sur trois niveaux. Le mur d'enceinte médiéval en moellons de calcaire équarris constitue l'élévation postérieure qui, en rez-de-chaussée, mesure 1,10 m d'épaisseur. La façade (6 m de largeur), dont les étages sont en pan-de-bois, se développe sur le mur gouttereau et borde la rue des Templiers au sud. Le mur-pignon est et une partie du mur ouest (information orale) du rez-de-chaussée sont en pan-de-bois et le reste de ce niveau est en moellon de calcaire. Le premier étage est aujourd'hui à l'aplomb du rez-de-chaussée tandis que le deuxième étage est porté en encorbellement, peu prononcé, par des solives de section importante (20 x 20 cm en moyenne). Le pan-de-bois du premier étage est constitué de poteaux, contreventé aux deux extrémités par une écharpe et des tournisses. L'écharpe est assemblée au poteau cornier et à la sablière de chambrée (voir aussi IA82113950). Le deuxième étage est quant à lui contreventé d'écharpes simples. La section des bois est importante, entre 17,5 et 28,5 cm pour les éléments du cadre de bois de la façade. Les pièces en place sont chevillées.
À l'intérieur, les solives visibles en rez-de-chaussée supportent le plancher de l'étage. Deux d'entre elles, d'un seul tenant, ont une portée de plus de 7 m. Certaines solives sont amincies à leur extrémité. Des traces encore perceptibles montrent qu'elles étaient assemblées en queue d'aronde avec la sablière de la façade, aujourd'hui disparue. Une poutre transversale (ou sommier) disposée sous les solives est ancrée dans les murs pignons latéraux. Elle comporte des mortaises orphelines qui indiquent la présence à l'origine d'une cloison divisant le volume de ce niveau en deux. Ce système de poutre (sommier) qui reprend la charge des solives est employé à chaque niveau.
En rez-de-chaussée, à l'intérieur, la maçonnerie du mur ouest conserve un encorbellement à plusieurs degrés qui devait supporter une cheminée à l'étage. Actuellement, seul le conduit de cheminée est conservé aux étages. L'unique aménagement domestique identifié est un placard dans le mur ouest (en rez-de-chaussée) difficilement datable.
Le système distributif est simple : dans l'axe de la porte du rez-de-chaussée, remaniée, prend place rapidement, un escalier droit accolé au mur-pignon est en pan-de-bois. L'étage d'habitation est en partie pavé en carreaux de terre cuite de 26X26 cm tandis que le dernier niveau, espace utilitaire, présente des plus petits carreaux (de terre cuite) de 20X20 cm.
La forte section des pièces de bois de l'ossature et des cloisons (19/20 cm jusqu'à 25 cm) a permis un espacement important des poteaux. Espacement qui varie entre 58 et 79 cm. Le remplissage qui a pu être observé est en torchis appliqué sur des éclisses (de bois fendu) horizontales maintenues grâce à un système de poteaux à rainures ou à trous. Le torchis est le hourdis d'origine comme l'atteste ce décor exceptionnel de la fin du Moyen Âge découvert sur un panneau du mur-pignon est, à l'étage, au débouché de l'escalier (voir IM82002353). Le décor est peint sur un enduit à la chaux appliqué sur une couche d'accroche à la terre. L'enduit de finition (orné) semble venir au nu des faces externes des pièces de bois et devaient laisser ainsi les bois apparents.